TRAITEMENT DU CANCER DE L ESTOMAC I9I
C) Les médicaments par injections pourront servir :
, a) A remonter Fétat général du malade surtout dans les cas où, par suite des hémorragies ou de Fin tolérance gastrique, Talimentation devient impossible : c'est alors que les injections iso toniques de sérum salé ou sucré rendront les pjus grands services ;
6) A calmer les douleurs et à ce point de vue la morphine, seule ou associée à Tatropine, devra être employée aussi souvent que cela sera nécessaire.
c) A lutter contre . le développement du cancer : si ^ à ce point de vue, les sérums ne nous ont guère donné satisfaction ; si nous ne pouvons pas donner une opinion personnelle documentée sur les résultats fournis par le sélénium et les nouvelles préparations colloïdales que Ton vient de préconiser, en revanche nous avons obtenu des résultats très encourageants par l'emploi alterné de préparations d'arsenic et de quinine.
Nous avons Thabitude de prescrire, depuis plusieurs années, aux malades atteints de cancer de l'estomac, une injection quotidienne de 3 centimètres cubes d'une solution contenant o^'^ 20 de chlorhydrate de quinine. Grâce à l'obligeance et à Thabileté d'un de nos anciens internes en pharmacie, nous avons pu avoir à notre disposition des solutions presque indolores et qui ne nous ont iamais donné d'accidents locaux.
Certains malades ont supporté, pendant plusieurs années consécutives, ces injections quotidiennes. D'autres, au bout d'un certain temps, sont saturés de quinine ou éprouvent néanmoins quelques phénomènes locaux se traduisant surtout par de l'engourdissement : c'est alors que nous conseillons de laisser reposer les malades en leur faisant des injections quotidiennes de , o'''*', i o de cacodylate de soude. Comnle ces injections peuvent être pratiquées en n'importe quel point de l'organisme, oji laissera ainsi reposer les muscles fessiers dans lesquels les injections de quinine devront être faites.
Les résultats des injections intra-musculaires de quinine nous ont paru remarquables dans une série de cas : particulièrement quand il s'agit de formes douloureuses, hémorragiques et anémiques, nous avons assisté à de véritables transformations qui malheureusement ne se sont jamais affirmées comme des guérisons définitives. C'est déjà beaucoup néanmoins qu'on puisse ainsi diminuer les douleurs, faire cesser les hémorragies, remonter Tétat général et donner parfois au malade l'illusion bienfaitrice de la guérison.