AVEC OU SANS PTOSE
Les malades atteints de dilatation atonique de l'estomac sont en général de ceux que Ton classe parmi les dyspeptiques. Ils se plaignent de digestions lentes, de ballonnement du ventre après les repas, de pesanteur et parfois de douleurs aiguës. Rares sont les vomissements. Mais souvent le malade est un aérophage. Il se plaint d'éructations fréquentes, accompagnées de troubles nerveux les plus variés. En même temps les troubles et les lenteurs de la digestion stomacale, s'accompagnant de fermentations, retentissent sur l'intestin. Il y a de la constipation, entrecoupée de débâcles diarrhéiques ou de d'entérite muco-membraneuse.
Chez ces malades, la percussion montre que la dilatation est en général moyenne et également répartie sur tout l'organe et si, dans certains cas, le clapotage se produit extrêmement bas, il faut nous rappeler qu'il existe des estomacs très grands et que d'autre part la chute de Testomac accompagne souvent la dilatation.
Ce qui frappe surtout, c'est le mauvais état de la paroi gastrique. Le clapotage se produit très aisément ainsi que le bruit de succussion que l'on obtient en secouant le malade.
L'insufflation montre, avec quelle facilité l'estomac se laisse distendre.
Le cathétérisme, malgré la lenteur des digestions, ne permet presque jamais de constater de stase, ni d'excès de sécrétion à jeun. Mais la radioscopie nous permet de constater combien lente est l'évacuation de l'estomac qui n'a pas le temps de se vider entre les deux repas.
Si, le plus souvent, la dilatation simple s'accompagne
d'hypochlorhydrie, donnant le tableau de Tachylie et de la myasthénie gastriques, très souvent on constate une acidité normale ou même de Thyperchlorhydrie et cela non seulement chez différents dilatés, mais même chez un même sujet à des moments ou des jours différents.
Cette forme de dilatation simple se rencontre chez divers sujets. Tantôt il s'agit de malades dont les fautes d'hygiène alimentaire ont créé une dilatation momentanée. Ce sont de gros mangeurs et de gros mangeurs pressés, qui déglutissent sans mastiquer et boivent beaucoup au cours du repas, pour faire glisser le bol alimentaire et par habitude. Tantôt ce sont de grands nerveux à troubles très variables et très nombreux existant au même titre que l'atonie et la dilatation gastrique. Tantôt enfin ce sont des pléthoriques, à nutrition ralentie, obèses, avec un gros foie douloureux, un intestin atonique et facteur d'hémorrhoïdes, un poumon emphysémateux et sujet aux poussées congestives.
ÉLÉMENTS ESSENTIELS DU DIAGNOSTIC
A rheure actuelle, on peut dire que Texamen radiologique est le seul signe de certitude et le seul qui permette, en particulier, de repérer les cas dans lesquels il y a ptôse gastrique. Au cours de ces derniers mois, Leven, en étudiant la valeur de la douleur-signal et en comparant ce signe auxrésultats de la radiologie, a dote la clinique d'un symptôme qui permettrait de se passer des rayons X, quand on ne peut pas y recourir (ce qui est la règle pour le clinicien habituel). Nous décrirons donc Tensemble de ces symptômes, d'après le récent article de Leven, dans le Journal médical français.
i<> Diagnostic radiologique de la dilatation simple de l'estomac. — Le « remplissage immédiat »
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