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OBLIQUITÉ, RENVERSEMENT

Tantôtla flexiona lieuenavant (antéflexion), d’autres fois elle existe en arrière (rètroflexion . Cette disposition quelquefois congéniale est le plus ordinairement la suite d’accouchemens ou d’adhérences contre nature, etc.

Par le toucher, on trouve le col utérin refoulé contre le sacrum dans l’antéllexion , et contre les pubis dans linclinaison opposée. Mais comme il conserve sa rectitude , que le museau de tanche reste dirigé en en bas, ces dispositions servent à distinguer cette espèce de vice partiel de direction des renversemens utérins dans lesquels le col y prenant part, se trouve incliné de manière à ce que son sommet paraît remonté et dirigé dans le sens opposé au déplacement. Cette disposition pourrait plus facilement en imposer pour un engorgement quelconque de l’une des parois de l’utérus , cas dans lequel cette paroi fait également saillie au fond du culde-sac vaginal, et déterminant aussi le refoulement de tout l’utérus dans le sens opposé, donne au coi la meme position qu’il présente dans l'incurvation. Lorsque celle-ci est antérieure , le toucher rectal peut aisément la constater. On sent à travers les parois du rectum le col de l’utérus comme interrompu brusquement au niveau de sou union avec ce corps, et celui-ci fuyant en avant et formant un angle saillant plus ou moins marqué. On peut aussi par le même moyen reconnaître que le refoulement du col en avant , et la présence d’une large surface résistante en arrière du cul-de-sac vaginal, dépendent d’une rètroflexion et non d’un engorgement delà paroi postérieure de la matrice, en ce que , dans le premier cas, le doigt peut atteindre et apprécier le volume et la forme du fond de l’utérus et provoquer le redressement. Au reste, il faut une grande habitude d’exploration pour éviter toute méprise , d’autant plus facile que ces déplacemens, outre leurs signes locaux, donnent lieu à des symptômes analogues à ceux par lesquels se signalent la plupart des engorgemens, soit hypertrophiques, soit par induration ou autre,- ainsi des douleurs pelviennes, un sentiment de pesanteur et des troubles correspondais des fonctions vésicales et rectales, des tiraillemens lombaires et inguinaux, symptômes

S YM PTOM Â TOLO G 1 E CO M P À REE .

communs à toutes les espèces cfe dépîaeemens et de déviations. On voit donc combien il importe de bien connaître ces dispositions anatomiques pour ne pas les confondre, soit entre elles, soit avec des alterations. Dans certain cas, ces altérations organiques de la matrice coexistant avec un de ces cléplacemens , il est quelquefois difficile d’apprécier les effets du traitement opposé à celles-là.

En effet , ici se présente une remarque pratique du plus grand intérêt. Lorsque les altérations organiques sous forme d'engorgement coexistent avec F un des cîépiacemens dont la matrice est susceptible, il arrive souvent alors qu'après un traitement rationnel prolongé, la persistance de quelques uns des symptômes fait croire à un insuccès’ mais si on examine attentivement l’état des parties , on ne retrouve plus les signes locaux de l’altération, on constate seulement la persévérance du déplacement 5 et comme alors la présence d’un pessaire de forme convenable n’est plus préjudiciable, ainsi qu’il l’eût été auparavant, sous sa seule influence, tous ces

accidens disparaissent.

21e OBS. — Je citerai entre autres exemples que je pourrais multiplier, celui de Mme D., femme d’un architecte distingué, qui , parvenue à sa quarante-deuxième année , vit ses règles diminuer en durée et en quantité, fut affectée d’un écoulement humoral inaccoutumé, et éprouva des douleurs variées dans les voies inférieures. MM. Moreau et Lisfranc, consultés successivement, constatèrent un engorgement utérin avec ulcération superficielle clucol. Après quatre mois de traitement et de repos absolu, MmeB., qui ne se trouvait bien que couchée, ne voyant aucune amélioration dans son état, et fatiguée d’être soumise à des privations qui avaient eu si peu de résultats satisfaisions, reprit son ancienne manière de vivre. Six mois plus lard, je fus appelé à lui donner des soins. Je trouvai la matrice très-basse, son orifice exulcéré et son col tuméfié sans trop de dureté; deux petites saignées du bras, trois cautérisations légères, et des injections astringentes et froides, amenèrent la cicatrisation de l'érosion. Le col resta tuméfié, mais indolent et sans dureté. Cependant les douleurs

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