INCURVATION , I N FLEXION
primitives persévéraient, Miue D. ne pouvait se livrer a aucune espèce d’exercice. Je conseillai pour lors d’essayer l’usage d’un pessaire. Depuis trois mois qu'il est porté , J a malade n’a plus rien ressenti du côté du bassin, et supporte facile* ment la marche et la voiture.
C. Volume r fànne . — Gisez les filles et les femmes qui n’ont pas eu d’enfans , la matrice est pyriforme , aplatie d’avant en arrière j son corps a de 26 à 28 lignes de hauteur, à 20 transversalement d’une trompe à l’autre , et de 9 à 10 d’épaisseur. Le col légèrement conique présente 8 à 1 1 lignes d’épaisseur, et fait saillie de 2 à 4 lignes dans le vagin ; mais celui-ci se réfléchissant , le fait paraître plus saillant. Le sommet du col est percé d’une ouverture d’abord à peu près circulaire, et qui donne une sensation semblable à celle que l’on éprouve quand on 011 appuie la pulpe du doigt sur le lobule du nez. Chez beaucoup de femmes infécondes on retrouve cette forme de l’orifice utérin , remarque faite par Bésormeaux , et dont j’ai plusieurs fois constaté la vérité. Ces conditions anatomiques présentent de nombreuses variétés. La matrice des femmes qui ont cohabité, de celles surtout qui ont été mères, augmente de volume, elle perd sa forme triangulaire et se rapproche de celle entièrement pyriforme ou globulaire. Son col s’épaissit, semble renflé, l’orifice s’allonge transversalement et représente une fente qui divise le sommet tronqué en deux lèvres inégales: l’antérieure , plus large et plus épaisse que la postérieure, descend un peu plus bas, nonobstant 1 inclinaison normale qui la fait paraître plus longue que l’autre. Cependant, au toucher, le col paraît plus étendu postérieurement , parce que le vagin se réfléchit plus haut dans ce sens qu’en avant.
Lorsque l’on peut introduire l’extrémité du doigt dans l’orifice utérin, comme pendant les règles, on sent l’intérieur poli , lisse , comme s'il était tapissé d’une membrane séreuse. S’il est rugueux comme villeux, inégal, et surtout anfractueux, il est certain qu'il existe un état pathologique. Si le col a été détruit , creusé , évidé en entonnoir par les progrès d’un ulcère, ses bords se confondent avec les parois du vagin, on
SYMPTOMATOLOGIE COMPAREE.
n’en trouve plus de traces , la cavité vaginale paraît se continuer avec la cavité utérine.
Quand l’orifice utérin , qui est dilaté ou dilatable pendant le cours de la menstruation , présente la meme disposition hors l’état des règles, il existe quelque affection, ou elle est imminente.
Le volume du col augmente temporairement, i° aux approches du flux menstruel, pendant sa durée, et persiste encore quelques jours après sa cessation ; 2° pendant un exercice actif; 5° à la suite de fréquentes approches sexuelles; enfin, dans tous les cas susceptibles de produire une congestion de cet organe. Après l’accouchémeiU, le corps utérin et son col restent tuméfiés, et ne reviennent à leur état naturel qu après une ou plusieurs semaines.
Dans l’appréciation du volume du col utérin , il ne faut pas s’en rapporter exclusivement, soit au seul toucher, soit au spéculum : chacun de ces moyens peut produire des illusions cjue la réunion des deux détruit. Cependant, contrairement à l’opinion de M. Dugès, je crois que l’erreur est plus facile avec le spéculum qu’avec le toucher, qui , selon ce savant professeur, exagère souvent le volume du col utérin. Souvent, en effet, ayant commencé l’exploration par le spéculum, je trouvai un col qui, en remplissant toute l’ouverture, me semblait extrêmement volumineux, état que j’étais loin de retrouver avec le toucher. Ceci a lieu ordinairement lorsque le col fait peu de saillie dans le vagin dont il faut refouler le cul-de-sac avec le doigt pour bien préciser le volume de cette partie.
Chez les femmes âgées , celles surtout qui ont eu plusieurs enfans , le col se trouve parfois entièrement effacé, le vagin forme une sorte de cul-de-sac, au fond duquel se trouve l’orifice sans saillie du col. D’après les recherches de M Cbassaignes, cette disposition serait très-commune. (Bulletin, Soc. anat. 1 856 , Ai ch. méd . ) Le vagin, dit-il, en revenant sur lui-même, repousse en haut le col de l’utérus, déplie le cul-de-sac vaginal qui l’entourait auparavant. On doit ajouter qu’en même temps le coi de l’utérus s’est en partie atrophié. Cette absence du museau de tanche , je J’ai rencontrée chez