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INJECTIONS VAGINALES ET UTÉRINES

une diminution proportionnée dans retendue des piqûres, comme on voit des incisions profondes sur une partie tuméfiée , la langue , par exemple, être réduites, après le dégorgement, en divisions linéaires imperceptibles.

C’est ce dont se sont aussi assurés tous ceux de mes confrères qui, d'après les exemples ou les conseils que je leur en ai donnés, ont eu de nombreuses occasions d’employer ce moyen. Aucun non plus n’a vu de ces piqûres devenir la cause d’ulcérations rebelles ou déterminer un encorsement violacé

comme ecchymose, ainsi qu’on l’a prétendu* non que je nie la possibilité de ces graves inconvéniens , mais son extrême rareté doit les faire regarder comme des cas exceptionnels à mettre sur la même ligue que ceux dans lesquels les piqûres de sangsues provoquent sur la peau de quelques individus des altérations analogues. Proscrire l’application des sangsues au col de l’utérus pour ce seul motif, serait donc aussi absurde que de le présenter comme contre-indication absolue de leur application externe.

Art. II. Applications médicamenteuses à l’utérus.

Ces applications se font sous forme d’injections, d’irrigations, de douches, de cataplasmes, ou au moyen de bourdonnets , de tentes, etc.

I. Injections. A. Injections utérines, — M. le docteur Méfier (i) a conseillé ce moyen pour porter des liquides médicamenteux jusque dans le col et dans la cavité même de l’utérus, soit pour les débarrasser des matières glutincuses qui les engouent, soit pour modifier leurs surfaces malades , ou pour les cautériser. Pour les pratiquer, ou se sert d’une seringue à hydrocèle 5 après avoir misa découvert, à l’aide du spéculum, le col de cet organe et son ouverture, on introduit par celleci et on y enfonce plus ou moins une canule droite , à extrémité mousse et suffisamment longue j on doit d’abord pousser quelques injections simplement aqueuses , afin de nettoyer l’organe des matières (pii l'engouent, et pour que le liquide médicamenteux que i on injecte ensuite se trouve sans nié-

(i) Mena, de VÀcad. roy. de méd., t. Il , page 33o.

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