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CAUTÉRISATION

malfaisantes , il convient de ne les laisser à demeure que deux ou trois heures au plus. D après les memes motifs, il est aussi nécessaire^ après leur sortie, d’en enlever jusqu’aux moindres parcelles au moyen d’injections répétées.

IV. Topiques. — Les substances médicamenteuses peuvent être portées aussi sous forme de poudre, de îinïment, de pommade, et maintenues appliquées contre le col utérin malade. On se sert , pour faire cette application , de tentes de charpie que l’on introduit le plus profondément possible dans le vagin ail moyen d un porte-mèche. Pour plus d’exactitude, on met le col de Futérus à découvert par le spéculum , et on porte sur cette partie les plumasseaux ou les bourdonnets garnis, enduits, ou imbibés du médicament, à l aide d’une pince à anneau que Ion maintient jusqu'à ce qu’ayant reculé suffisamment le spéculum , les parois du vagin viennent, par leur rapprochement, soutenir le topique et permettre de retirer la pince , sans risque de le déplacer. Je crois qu’ici , comme pour lescataplasmes injectés, il convientdene pas laisser ces topiques plus de deux ou trois heures ; en ne les renouvelant que toutes les vingt quatre heures, comme on l’a conseillé, on les retire frappés d’altérations remarquables par leur odeur, et qui pourraient compromettre le traitement ou devenir cause d’accidens.

Art. 11 1. Caustiques.

L’application de la cautérisation aux affections de l’utérus a acquis une très-grande importance depuis quelques années. Héritière de la célébrité malencontreuse de sa sœur aînée, l’amputation du col utérin, elle a bientôt montré qu’elle ne démentait pas son origine. On l’a vue, sur la foi d’une autorite imposante , se répandre parmi les praticiens, et devenir la panacée universelle de toutes les affections de la matrice , depuis les plus bénignes jusqu’aux plus graves, depuis celles où ce moyen est au moins inutile, jusqu’à celles où il est au moins insuffisant, beaucoup se sont évertués comme à l’envi à trouver et à proclamer de nouveaux et plus puissans destructeurs que ceux d’abord préconisés. L’engouement touche à sa fin , craignons un découragement complet; que les nié-

comptes et les funestes effets de l’abus ne bussent pas tomber dans l’abandon complet de ces moyens thérapeutiques puissaos , dont la pratique peut espérer de brillans succès si elle les emploie avec nécessité, discernement et mesure. Il ne sera ici question que des voies et moyens relatifs à cette médication. Les détails d’indication et de contre-indication font partie des traite mens propres à chaque espèce d’affections auxquelles cette médication est applicable.

On n’a jamais appliqué , que je sache, îe cautère actuel à l’utérus, probablement par la crainte d une trop violente réaction inflammatoire, autant que par la teneur que ce moyen, inspire. Peut-être offrirait-il des avantages dans certains cas d ulcères ou de végétations naissant d'un utérus tuméfié, mollasse, et dans lequel le tissu de l’organe est gorgé de fluides et profondément atonifié. On emploie généralement les cautères potentiels ou caustiques.

La créosote , donnée comme caustique, n’agit qu’en coagulant fortement l'albumine entrant dans la composition des fluides exsudés par la surface ulcérée , et en modifiant la vitalité du tissu malade. Les caustiques^ réellement désorganisant ou destructeurs sont nombreux et très-variés; on peut cependant les l'apporter, quant à leur nature, à deux espèces : i 0 le caustique alcalin, représenté par la potasse; 2° et les caustiques acides représentés par l’acide nitrique et l’acide muriatique ou hydroclilorique. Ces acides sont employés soit purs, soit mélangés entre eux et combinés avec des corps qui , en les concentrant, augmentent l’activité de leurs propriétés caustiques : tels sont le nitrate d’argent fondu. îe maria te d’antimoine ou beurre d antimoine, le proto-nitrate de mercure, ou nitrate acide de mercure, le chlorure de platine, îe nitrolivdrochlorate d’or, que M. Réeamier compose par la combinaison de 6 , 8, 16 à 24 grains de chlorure d’or pur par once d’acide nitro-hydrocldo, ique.

Pour appliquer le caustique , on pie, ce la malade comme pour l’examen au spéculum. Le spéculum tubaire , avec lequel on peut embrasser très-exactement et circonscrire les points malades et protéger ceux qui 11e le sont point du contact ou de

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