SIEGE IMMÉDIAT
les végétations muqueuses , les engorgemens froids ; comme les cancers squirreux.
Par cela même c[iie les affections utérines reconnaissent comme condition première la disposition organique et vitale de l’utérus, que celle-ci est modifiée par le tempérament et la constitution, il en résulte que l’hérédité qui imprime généralement son cachet sur ces deux derniers et puissans modificateurs, doit avoir une grande action pathogénique sur les affections de l’utérus. Souvent , en effet , les maladies utérines portent le caractère héréditaire. Il est important de remarquer que cette influence souvent funeste n’est pas toujours uniforme dans
ses résultats : si le plus ordinairement c’est le même genre de maladies quelle transmet, on voit aussi parfois l’hérédité borner son influence à prédisposer Y utérus à des maladies quelconques, et différentes, chez les filles, de celles d’une mère morte d’un cancer utérin.
Je suis entré dans des détails étendus sur les causes des affections chroniques de la matrice, parce que la connaissance de ces causes , et surtout de l'origine de ces maladies , peut être d’une importance majeure pour éclairer leur diagnostic et leur prognostic., et parce qu’elle peut surtout encore servir à fonder les indications thérapeutiques les plus convenables. C’est ce que j’espère prouver dans la suite de ce travail ; c’est pour un motif semblable que j’ai cru devoir présenter, sur le mode de production de développement et de transformation des altérations organiques , les considérations théoriques qui forment le sujet du chapitre suivant.