‹ Maladies de la moelle épinièreChapitre 16 sur 40 · AS · texte numérisé non relu

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Fij;. 2i4. — Voi^ôlalions conjonotivos de la corne postérieure y^auche. Ces tractu^ ouduleiix, conloLU-ncs en multiples replis, sont l'ormés de fibrilles tassées. Elles rcfuiilent les éloniciils nerveux, créant des pertes de substance parallèles à leur elirection : au Aoisinairc. on remarque un | etit vaisseau à paroi liyperlrophiée.

<lo la colonne vertébrale ayant complètement délniil la moelle épi-

Eif;. 2Î5. — lîase de la corne antérieure droite. Ici, c'est la néoforniatinn vascuiaire qui prédomine. Autom- des vaisseaux néol'ormés et en connexion intime avec leur paroi, on voit de nombreux traclus conjoiictil's minces qui végètent poiu' leur propre compte.

nièreau niveau despremière, deuxième el iroisièine paires lombaires, l'un de nous a pu suivre une eavilé limitée à une corne postérieure

CAVITi:S MEDULLAIRES. — SYRINGOMYl-LIK. »4— 'iTI

jusqu'au niveau de la septième racine cervicale, el relevant d'une hématomyélie contemporaine de la fracture du rachis et de l'écrasement de la moelle lombaire. Le canal central était très dilaté au-dessus de la lésion (tii^-. i:V2 à 140). Cette observation est encore intéressante par ce fait que cette lésion exclusivement médullaire avait produit une dissociation syringomyélique à topoi^raphie radiculaire.

En résumé^ les cavités médullaires sont l'aboutissant de processus divers.

Dans une première catégorie de faits, le canal de l'épendyme est

Fij;-. 246. — SyriiijîoniycHe. Coupe transversale de la moelle à la réi;ion cervicale. Coloration par la mcLliode de Pal et du carmin. La cavité médiane, occupant pres([ue toute la substance j^risc, se continue au niveau de la corne j)ostérieure gauche avec une fente étroite, linéaire, qui aboutit à la périphérie sous la piemèie. Une autre l'ente très analogue se voit à la place du sillon nuklian postérieur. Les fentes, ainsi c[uc la cavité piincipale, sont liordées d'un feuillet conjonclif plus ou moins végétant. Les régions voisines de la cavité principale sont remarquablement conservées. Par contre, autour de la fente du cordon postérieur, il existe une zone assez étendue de démyélinisation.

simplement dilaté, soit par suite d'un excès de pression dans le liquide épendymaire, comme cela se voit dans quelques cas de néoplasme cérébral, d'hydrocéphalie, d'une compression; soit encore congénitalement, ou pour toute autre cause qui jusqu'ici nous échappe.

La dilatation occupe une très grande hauteur du canal: la réaction névroglique périépendymaire fait défaut ou est peu prononcée. Il s'agit alors iVIu/dromyclii'. Elle n'a presque jamais d'ex[)i'ession clini(|ue. Dans quelques cas, cependant, l'hydromyélie se complique de

'•72 ij]:ji;rim:i:ttiiomas. — .MAi.Auii;siji; lamoilIJj: if'imèhk.

fi^liosc el pr<''scnlc les caraclères <iiii oui rlc assignas jusquir-i aux cavilV'S s\ riiijHomy(''li(|ii('S.

Dans une autre calé<^oiie, les cuiviU'S creus(''es dans la moelle sont absolument indépendanles du canal épendymaire ; il peut êlre compris dans la cavité et par suite irrite-, mais il n'en est pas le point de dt-parl. Dans ce groupe renirent les cavitc's di'veloppc'es à la suite dlirmatomyélies, dinllammalions clironi(iues, d'anévrysmes, d'inflammations vasculaircs. Les cavités dont la |)aroi est l'ormi'e i»ar une membrane

l'iLC. 247. — Coupe transversale passant un peu au-dessous de celle rciircsenlée sur la fi^^ure |)récédente. La cavité centrale a coniplclemcnt disparu; il sulDsiste cependant une partie de son prolontîenient tlans la corne postérieure {gauche sous forme d'une mince fente à bords accolés, sauf en un point où existe un peloton vasculaire. La fente du cordon postérieur a pris un énorme développement et s'est transformée en une cavité irréj'ulière à bords vé,.;étants, lapissée par des tractus conjonctifs. (Anduk-Thomas et G. Hausiîh, /(■o;u);/;'.i/)/i/c île l;i Sid/jèlrière, 1904 )

conjonctive ou paj)illaire, et dont le voisinage est parcouru par des vaisseaux à tunique adventice proliférante, forment un type assez spécial, englobant un très grand nombre d'observations André- Thomas et llauser).

Dans une troisième catégorie renlrenl les cas <|\ii ne font |ias partie des deux premières, el dont la palliogénie est encore disculée.

Sur la plus g'rande partie tie la moelle, la cavité ne correspond pas à une dilatation du canal de l'épendyme ; les lésions vasculaires u'occupeni cjue le second |)lan. Dans un certain nombi'c de cas, la i'.avité est creusée aux déi)ens d'une tumeur gliomaleuse centrale; elle est d'origine néoplasique. C'est un (jliomc cenlral excaxv.

Dans une autre série, la caviU- est moins bien limili-e, de même ipie

CAvrn:s .mi:i)ullairiis. — syringomykjje. »4I— '•::!

le tissu névroglique qui l'entoure ; elle paraît formée par la fonte (Vune gliose di/fuse. Comme dans la série précédente, elle serait d'origine néoplasi(|ue.

Qu'il s'agissede gliome ou de gliose, il n'est pas rare que la cavité soit en grande partie tapissée, sur (juelques coupes, parles cellules épendymaires qui recouvrent alors une circonCérence beaucoup plus grandequecelled'uncanalépendymaire normal. Dans la prolifération névroglique intense (jui entoure la cavité, on rencontre quelquefois

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l'ig. 24s. — Dilatation du canal de répendynie et prolifération des cellules épL'udyinaires dans un cas de tabès. [G. Hausek, Études siu- la syriiii;omyélic. Tiièse de doctorat, 1901.)

des petites cavités moins importantes, tapissées de cellules épendymaires, ou des boyaux épilliéliaux enclavés dans le tissu fibrillaire(fig. '2A{)); dans l'intérieur de la cavité floltenl parfois des bourgeons névrogliques, complètement recouverts par des cellules épendymaires ; enfin, (juel que soit l'endroit où elles se trouvent, ces cellules peuvent prolil't'rer abondamment et, dans ce cas, la cavité est ta[)issée de plusieurs assises de cellules. De môme qu'à l'étal normal, les cellules de l'épendyme peu\ent conserver la forme épilliéliale ou se présenter comme des cellules polyédriipies.

La formation de la cavité est d'un mécanisme assez complexe. A côlé de la cavilc principale, il existe assez souvent des lacunes dues à la mauvaise nulriliou des l'Iéuieuls nerveux comprimi'S el refoult'S

47'i Di;.IEHI\E El THOMAS. — MA LA.DIi:S Dl! LA MOIlLl.!. KI'lNIÈKli.

par rcMilKTancc de l.i |irolilV'r;ilioii ii»''\ To<^li(|iu' ; elles cornmuni(|iuMil à un inoinenl donné avec la eavilc' pi-incipalc el conlribiienl à 1 aij;ran(lir. La cavilé est f|uel(|iierois coniMéc i»af un lissu aniorplie, d'aspect hyalin, qui indique la dégénéralion des élémenls néoCormés cl leur fonte. On rencontre aussi des héniorrai^ios, des foyers lacunaires périvasculaires (pii (''lariiissent la cavitt'- primitive.

Ce sont les faits de celte catégorie que revendiquent les partisans de la Ihi'orie ncopldsique et les partisans de Yanomalie de dcreloppemcnl. Pour ces derniers, le processus morbide a son point de départ

Jiy ky

'H. qaietr

Fij;. 'Ji!t. — Syrinf,^omycIie. Coupe transversale de la moelle à la léi^ioii cei\icale (\ll'" ratine). Substance grise centrale. Coloration par le picrocarmin. — Au milieu du tissu nc^vrof^lique on voit de nombreuses fentes tapissées les unes par des cellules épendymaires (/Vî/j), les autres comblées par du tissu hyalin (/ii/i.

dans une anomalie du canal de Tépendynie ou dans un de ces diverlicules épendymaires qu'on voit sur les moelles normales au voisinage du canal de l'épendynic. Quoi (pi'il en soit, la végétation névroglicjue se présente souvent avec tous les caractères des végétations néoplasiques, soit circonscrites i gliome), soit dilTu.se 'gliose .

Il est l)ien difficile desavoir quelle est la part qui i-evient au canal de l'épendyme dans la genèse de ces processus, d'autant plus qu'on peut toujours sedemaiuler si la ililatation du canal central el les proliférations des cellules épendymaires sont primitives ou secondaires, c'est-à-dire duesà lirritalionde voisinage. L'épendymilese rencontre, en effet, au cours de quelques inllammalions chroniques de la moelle (lig. '2i8 . Ouanl au traumatisme, il n'est peut-être ])as étranger à la genèse de la maladie, il est mentionné plusieurs fois dans les antécédents des individus chez lesquels se sont développés des gliomes des centres nerveux, non seulement de la moelle, mais du cerveau.

(luillain fait encore jouer un rôle aux infections périphéricpies et

TUMEURS DE LA MOELLE. »4— i75

à la névrite ascendante dans la pathogénie de la syringomyélie ; mais il reconnaît que les observations dans lesquelles ce mécanisme peut être mis en cause sont rares. Nous croyons qu'il ne s'agit là que d'une coïncidence.

TRAITEMENT. — Après la description de la maladie, il esl aisé de comprendre que le traitement de la syringomyélie ne saurait être un traitement curalif, mais simplement un traitement palliatif.

Les toniques sont recommandés (phosphates et glycéro-phosphates, l'iodure de fer, le quinquina, la noix vomique, l'arsenic).

L'application de pointes de feu superficielles sur la colonne vertébrale est le seul révulsif aucpiel il y ait lieu d'avoir recours.

Les troubles trophi(iues, les panaris en particulier, devront être pansés avec le plus grand soin et lrait<'s par l'antisepsie. Les opérations ciiirurgicales donnent souvent de mauvais résultats cliez les syringomyéli(}u;.'s ; c'est pourquoi il faudra être sobre, à leur égard, de telles interventions.

Les muscles atrophiés seront électrisés avec les courants galvani(|ues et faraditpies.

Quelques améliorations ont été olitenues au moyen de la radiothérapie (rayons X) par llaymond, Ménétrier, IJeaui'ouret Liiermitte: dans deux cas ces dei'niers auteurs ont observé une diminution des troubles de la sensibilité, de la motilité et de la scoliose; par contre, le traitement est resté sans influence sur l'amyotrophie.

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