DE QUELQUES ALTÉRATIONS DE LA PROSTATE
M. Laugier (1) s’exprime ainsi : “J’ai rencontré aussi , chez des individus morts de maladies des voies urinaires, un développement considérable des veines vésicales et prostatiques. »
Nous avons observé souvent les varices de la prostate, et elles accompagnent plutôt l’hypertrophie glandulaire que l’hypertrophie fibreuse. Elles occupent surtout la partie uréthrale de la prostate et plus particulièrement le segment supérieur de cette glande.
Ces varices prostatiques se rencontrent assez souvent , et
(1) Dictionnaire en 30 volumes, t. XXX, p. 745.
J.-L. Petit expliquait par leur présence certaines rétentions d’urine que l’hémorrhagie pouvait faire disparaître. On trouve dans les auteurs quelques autres faits anatomiques.
Chopart a assisté à l’ouverture d’un calculeux sujet à l’hématurie et aux hémorrhoïdes anales. Sa vessie présentait des vaisseaux variqueux qui se portaient en serpentant au col de la vessie et s’y prolongeaient; le plexus veineux de la prostate était très dilaté.
On a observé encore quelques altérations dans la prostate ; nous citerons les concrétions osseuses, fibro-cartilagineuses. M. Civiale parle d’un malade qui était taillé et qui avait une prostate si dure, si pierreuse, que le lithotome se brisa. Nous avons nous même observé certaines prostates avec une certaine quantité de graisse dans leur intérieur; dans quelques points, on voyait des traînées jaunâtres, luisantes, tachant le papier comme une tache d’huile. C’était là peut-être une variété d’atrophie, mais il n’y avait pas atrophie de la glande en prenant le volume en considération. Nous avons remarqué que cette prostate avait tous ses Vaisseaux veineux gorgés de sang.