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TRAITEMENT POST-OPÉRATOIRE

la même OU s'accroît, OU si le malade continue à perdrede son poids, on devra à tout prix trouver l'abcès et l'ouvrir à l'extérieur. Si la température reste normale, si le pus diminue graduellement ou par intermittences, et si le poids du corps se maintient ou augmente, l'opération n'est pas nécessaire ou, en tout cas, peut être différée.

En explorant le foie en pareil cas, on doit se rappeler que très vraisemblablement l'abcès s'est affaissé, et que les parois de la cavité sont en contact. Un tel abcès ne pourra en général être découvert que si l'aiguille est enfoncée dans toute sa longueur, et retirée lentement tout en maintenant le vide dans l'aspirateur. Si, par une heureuse chance, l'abcès a été traversé, alors, lorsque l'extrémité de l'aiguille arrivera dans la cavité, une petite quantité de pus apparaîtra. On devra apportergrand soin, à ce moment, à maintenir l'aiguille en position pour qu'elle puisse servir de guide dans l'ouverture de l'abcès. On cite des cas où la guérison a été obtenue à la suite de l'introduction du drain dans la direction présumée d'un pareil abcès, alors même que le drain n'avait pas pénétré dans la cavité. €t que, par conséquent, le pus ne pouvait pas s'écoulera l'extérieur-

Traitement dans le cas de rupture dans une cavité séreuse. — Quand il existe des signes évidents de rupture d'un abcès dans le péritoine, dans la plèvre ou dans le péricarde, la cavité infectée doit être ouverte aussitôt et traitée selon les principes généraux appliqués en chirurgie ; autrement le malade mourra presque sûrement. Dans ces circonstances, le chirurgien a toutes les raisons d'assumer un tel risque.

Le pronostic des opérations hâtives dans les cas d'abcès unique est favorable, pourvu qu'il n'y ait pas de dysenterie ni de complication quelconque. Dans les cas d'abcès multiples ou d'abcès unique avec dysenterie ou avec quelque autre complication sérieuse, le pronostic est défavorable. Le cas est nécessairement désespéré, pour les abcès multiples, si ces abcès sont en nombre supérieur à deux ou trois.

La question du retour aux pays chauds, après guérison d'un abcès du foie, se présente fréquemment. Si la chose est possible, et si le malade n'a pas à faire un trop grand sacrifice, il vaut mieux demeurer dans un cUmat sain et tempéré. Il y a cependant de nombreux exemples d'individus qui ont joui d'une parfaite santé sous les tropiques, et cela d'une manière perma nente, après avoir été guéris d'abcès du foie.

Masson. — Maladies des pays chauds. 32

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