LA PILAIRE CHEZ LE MOUSTIQUE
Dutton dans l'Afrique occidentale. Comme l'a indiqué Grassi, sa
Fig. 79. — Coupe de muscles thoraciques de moustique, environ douze jours après l'ingestion du sang d'un individu porteur de fllaires. {D'après une microphotographie de M. Spitta-)
position exacte dans la trompe est dans l'intérieur du labium
Fig. 80. — Coupe de moustique, environ seize jours après l'ingestion du sang d'un individu porteur de fllaires. La filaire s'est échappée des muscles thoraciques. {D'après une microphotographie de M. Spitta.)
(f)g. 81, a). Apparemment les fllaires cherchent à s'échapper (car tel
Manson. — Maladies des pays chauds. 37
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est nécessairement leur but en pénétrant dans la trompe) deux par deux ; en tout cas, dans les coupes que j'ai examinées, j'ai toujours trouvé les vers réunis par paires, tête contre tête, et tout près de la terminaison du labium dans les labelles.
Fig. 81. — Filaria nocturna dans la tête et la trompe du moustique.
a a a filaires ; b, labium; c, labrum; d, base de l'hypopharynx ; e, conduit des glandes Venimo-salivaires ; /, /, ganglions céphaliques ; g, g, œil; h, œsophage; /, muscle du pharynx.
Les parasites restent dans cette position pendant un temps indéfini, attendant une occasion d'entrer dans un vertébré à sang chaud sur lequel le moustique ira chercher sa nourriture. Ils paraissent y arriver en traversant la fine membrane qui unit les labelles à l'extrémité de la trompe et en pénétrant dans la piqûre de la peau faite par les stylets (1).
(1^ Annett et Dutton ont montré qu'il existe un point faible dans le squelette chilineux du labium, juste à l'endroit où s'articulent les labelles, et ont suggère que c est ^aî ca point faible que le parasite s'échappe. Bancroft a confirmé cette hypothèse en montrant que les filaires incluses dans le labium s'échappent faclement par ce point sous la moindre pression. Noé également, dans un article plus récent, se rallie à opinion de Annett et Dutton et rejette sa première hypothèse (qui était aussi celle de Grassi), à savoir que les filaires s'échappent à travers une solution de continuité qui se produirait dans le labium lorsqu'il se recourbe pendant la succion. Noé a pu se convaincre par de nombreuses expériences que les filaires meurent invariablement