‹ Maladies des pays chauds [electronic resource]Chapitre 77 sur 213 · FIÈVRE FLUVIALE DU JAPON · texte numérisé non relu

FIÈVRE FLUVIALE DU JAPON

Avec les progrès de la maladie, les symptômes deviennent plus marqués ; la conjonctivite est intense, la toux incessante ; la langue se dessèche, les lèvres se fendillent et saignent, et il se produit de temps en temps des sueurs profuses. Vers la fm de la seconde semaine — plus tôt ou plus tard suivant la gravité du cas — la fièvre commence à tomber, la langue se nettoie et, quelques jours après, la température est redevenue normale et la convalescence s'établit rapidement. Il peut y avoir de la diarrhée ou de la diurèse pendant le déclin de la fièvre. L'ulcère circulaire, profond et à bords aigus, laissé par la chute de l'escarre primitive — événement qui se produit d'ordinaire pendant la seconde semaine — commence maintenant à se cicatriser, et les ganglions diminuent peu à peu de volume.

Telle est l'évolution d'un cas modérément grave. Quelquefois, cependant, les troubles constitutionnels sont très légers, quoique l'escarre initiale ait été bien marquée et parfois étendue. D'autre part, la fièvre peut être beaucoup plus violente, et la mort s'ensuivre après des complications telles que parotidites, melœna, coma, manie, lésions cardiaques ou œdème des poumons. La durée de la maladie peut également varier, d'après la gravité, de une à quatre semaines, la moyenne étant de trois semaines environ.

Les femmes enceintes qui contractent la fièvre du Japon avortent et meurent pour la plupart.

La mortalité est d'environ 15 p. 100 des personnes atteintes.

Anatomie pathologique. — On n'a pas décrit de lésions importantes, à part les signes de catarrhe bronchique et de pneumonie hypostatique, l'hypertrophie de la rate, la présence de plaques rougeâtres dans l'intestin près de la valvule iléocœcale, l'injection du péritoine et un léger engorgement des ganglions mésentériques et superficiels.

Traitement. — jd^tant donnée l'hypothèse que la maladie est introduite par un insecte, ou tout au moins au niveau d'une plaie quelconque, les personnes qui travaillent le chanvre dans la région endémique doivent protéger leur peau et la tenir propre, surtout vers les aines et les aisselles. Il n'y a pas de remède spécifique; on doit donc conduire le traitement d'après les principes généraux.

Page 1