‹ Maladies des pays chauds [electronic resource]Chapitre 81 sur 213 · TRANSMISSION · texte numérisé non relu

TRANSMISSION

Clemow fait observer la coïncidence d'épidémies de poste, en Sibérie et en Mongolie, avec une maladie qui se produit chez une espèce de marmotte appelée tarbagan {Arctomys bobac) commune et très chassée dans ces régions.

Ces faits, et d'autres du même genre observés à Bombay, Sydney, Capetown et Hong-Kong, en prouvant la présence de la peste chez les petits animaux, mettent en lumière l'un des modes d'extension de la maladie. Les résultats des expériences citées plus haut concordent d'ailleurs avec ces observations et montrent qu'on devrait s'en préoccuper plus qu'on n'a fait jusqu'ici, pour établir des systèmes de quarantaine, et pour étouffer la maladie dans toutes les localités déjà infectées. La destruction complète de tous les parasites domestiques devrait aller de pair avec l'isolement des pestiférés (1).

Conditions favorisant la contagion. — Les circonstances qui prédisposent le plus à l'extension d'une épidémie de peste sont l'extrême saleté et l'encombrement de la population. Si le virus une fois introduit se trouve en présence de ces conditions, il tend à se répandre. Cependant il semble que d'autres éléments soient encore nécessaires ; car, même dans les cités d'Extrême- Orient les plus sales et les plus peuplées, les épidémies s'éteignent spontanément sans qu'il se soit produit un changement apparent dans les habitudes ou le genre de vie des habitants. Il est diffi cile d'indiquer le rôle exact de la malpropreté et de l'encombrement, mais l'expérience a prouvé que, dans de bonnes conditions hygiéniques, une épidémie de peste n'a aucune tendance à s'étendre, et inversement.

(1) II est établi que le maniement des rats récemment morts de la peste est très dangereux, tandis qu'un rat mort depuis un certain temps, froid et raide, peut être touché impunément ; on suppose en outre que les puces du rat mort depuis peu sont encore sur son cadavre et le quittent pour passer sur le corps du manipulateur, apportant sur leur trompe des bacilles de la peste, qu'elles introduisent en piquant leur nouvel hôte. Lorsqu'un rat est mort depuis un certain temps et que son corps s'est refroidi, les puces l'ont déjà abandonné ; de là l'absence de danger à le manier, mais de là aussi le danger qui s'attache à l'endroit où il est mort et où les puces pesteuses attendent le moment de sauter sur un nouvel hôte pour y prendre leur nourriture. Le fait que les ganglions des membres inférieurs sont ordinairement les premiers engorgés porte à croire que le virus est généralement introduit à travers la peau des pieds ou des jambes, qui sont justemenl. les parties du corps les plus exposées aux morsures d'une puce ramassée en se promenant dans une pièce où des rats ou d autres animaux sont morts de la pesle.

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La saleté et l'encombrement impliquent la promiscuité des malades et des gens sains ; une atmosphère saturée des émanations de malades ; un mauvais état de la santé générale; la souillure du sol par les déjections animales et sa transformation en un excellent milieu de culture pour le bacille ; l'abondance de vermine de toute sorte ; la pullulation d'une autre catégorie de parasites, tels que les rats et les souris, agents de transmission du virus ; la négligence au sujet de la propreté corporelle, des blessures des membres, des vêtements, de la nourriture et de l'eau. On comprend combien toutes ces circonstances favorisent la multiplication et la diffusion du germe.

La peste, quoique « s'attrapant », est loin d'être aussi contagieuse que la fièvre scarlatine, la rougeole, la variole ou même le typhus. Le personnel médical et même les infirmiers, dans les hôpitaux propres et aérés, prennent rarement la maladie, pourvu qu'ils n'aient pas de plaies ouvertes et qu'ils ne restent pas trop longtemps au voisinage immédiat des malades. Dans les viUes, les quartiers propres sont généralement épargnés. Les dernières épidémies de Canton et de Hong-Kong en ont fourni un exemple typique : les quartiers européens et la population vivant sur des bateaux (relativement propres et bien aérés) furent pratiquement indemnes, tandis que la maladie se déchaîna sur les habitations indigènes, sales et surpeuplées, à quelques mètres de distance à peine.

Le fait que la peste peut être transmise aux petits animaux en leur faisant absorber des organes ou des cultures renfermant le bacille spécifique a fait supposer que l'homme pouvait prendre la maladie par sa nourriture ou sa boisson. On a quelquefois trouvé le bacille dans le contenu intestinal des malades ; on l'a aussi rencontré dans l'urine. L'eau ou les ahments contaminés par des matières fécales peuvent donc être considérés comme susceptibles de communiquer l'infection. Les aliments contaminés par les rats pesteux peuvent aussi être une source de danger. Dans l'épidémie de Hong-Kong, en 1902, on trouva des bacilles de la peste dans le contenu intestinal et le mucus buccal chez un tiers emdron des rats infectés, ainsi que dans l'urine chez un cinquième de ces animaux (Simpson).

Il paraîtrait qu'un certain degré de concentration du virus — comme il peut en exister dans l'inoculation directe au niveau

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d'une blessure — ou une exposition prolongée à des germes existant en abondance dans l'atmosphère, est nécessaire pour que l'infection soit effective. Les germes ne pénètrent pas à travers un épiderme sans solution de continuité, comme le prouvent les examens post mortem pratiqués impunément ; mais il semble probable que, dans un grand nombre de cas, le bacille de la peste ait été introduit au niveau de plaies insignifiantes des membres inférieurs. On conçoit que les germes déposés sur le sol par les déjections et les dépouilles des hommes et des animaux atteints de peste et s'y reproduisant puissent être transmis de cette manière. La position fréquente, comme on le verra plus loin, du bubon initial au niveau des ganglions cruraux, confirme cette hypothèse. On comprend aussi comment les poux, les puces, les punaises et peut-être aussi les mouches peuvent transporter le germe d'une personne à une autre et l'introduire par leurs piqûres, ou produire des lésions cutanées superficielles par où s'introduira le virus. Yersin a observé, en étudiant la peste au laboratoire de Hong-Kong, que les mouches y mouraient en grand nombre, leur corps contenant en abondance le bacille ; il injecta à un cobaye du bouillon contenant une trituration d'une de ces mouches, et l'animal mourut rapidement avec tous les signes de la peste. Sablonowski, dont les travaux, en 1884, ont préparé en partie les découvertes de Yersin et Kitasato, remarque que, pendant l'épidémie qui sévit cette même année en Mésopotamie, une certaine espèce de mouche apparut et disparut parallèlement à la peste ; il considéra cet insecte comme un agent actif de la propagation de la maladie.

Il y a de fortes probabilités pour que le bacille pesteux puisse en certains cas pénétrer dans le corps à travers la peau ou une muqueuse non éraillée. En effet : 1° dans la grande majorité des cas de peste humaine on ne trouve pas de lésion cutanée ; 2° on peut facilement inoculer la peste aux animaux par l'ingestion de cultures ou de tissus pesteux ; 3° la peste pneumonique se transmet aisément à travers l'atmosphère, soit à l'homme, soit aux animaux ; et 4^ les rats peuvent être infectés avec certitude par un simple frottis de culture pesteuse sur la peau rasée.

L'ûge, le sexe et le genre de vie ont une influence très minime sur la peste. Les très jeunes enfants sont sensibles à la maladie ; l'âge confère une certaine immunité, la peste étant plus rarement

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acquise après cinquante ans que durant l'adolescence. Les femmes sont relativement plus souvent atteintes que les hommes, sans doute parce qu'elles restent confinées dans les endroits infectés.

La constitution géologique du sol paraît n'avoir aucune influence directe.

La température atmosphérique, par son élévation ou son abaissement exagérés, semble avoir un effet répressif. Ainsi, en général, les épidémies d'Egypte et de Mésopotamie déclinèrent durant les fortes chaleurs et la sécheresse de l'été, celles d'Europe durant les rigueurs de l'hiver. D'autre part, la peste, en plus d'une circonstance, a sévi pendant l'hiver en Russie ; et aussi, comme dans la dernière épidémie de Hong-Kong, durant la chaleur d'un été tropical. En somme, il parait certain que des températures modérées — 10» à 25° — combinées à un certain degré d'humidité sont les principales conditions atmosphériques favorisant la diffusion des épidémies de peste. Manifestement, si la température a une influence quelconque, celle-ci est indirecte.

Dans les grandes villes et dans certains districts où la peste reparaît pendant plusieurs années de suite, il y a une périodicité saisonnière (variant suivant les localités) avec un maximum et un minimum de cas.

L'altitude au-dessus du niveau de la mer n'aiïecte pas directement la distribution générale de la maladie. Les tribus des montagnes, probablement en raison de leur pauvreté et de leur malpropreté, sont particulièrement sensibles aux épidémies. Dans les maisons, le rez-de-chaussée est plus dangereux à habiter que les étages supérieurs.

La durée des épidémies de peste est très variable. Dans les grandes villes — Bombay, Hong-Kong, Canton, par exemple — lorsqu'elle est bien implantée la maladie peut exercer ses ravages pendant dix ans et plus. Dans les petites localités, elle peut disparaître en quelques mois.

L'extension des épidémies de peste est particuhère et ressemble à beaucoup d'égards à celle du choléra. La peste suit les routes commerciales. Quelquefois elle s'étend rapidement d'un point à un autre ; plus souvent elle se ghsse lentement de village en village, de rue en rue ou de maison en maison. Quelquefois elle franchit une maison, un village ou un quartier, pour y apparaître plus tard. Des maisons ou même des étages particuhers

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de maisons peuvent être infectés tandis que ceux du voisinage

restent indemnes.

Ces faits et d'autres encore observés dans les épidémies de peste ont probablement leur explication dans les rapports de la maladie avec la puce du rat. Lorsque nous aurons des données plus précises sur les migrations du rat, sur les saisons où se reproduit la puce du rat, sur l'influence de la nutrition, de la température et d'autres circonstances sm- ces animaux, il est raisonnable de penser que nos connaissances des lois qui président à la transmission, à la propagation et à l'extinction de la peste seront plus satisfaisantes qu'actuellement.

Symptômes. — Période d'incubation. — Les symptômes de la peste commencent à apparaître après une période d'incubation de deux à huit jours. On a dit que, dans des cas très rares, cette période pouvait all^r jusqu'à quinze jours. On a dit aussi que, dans des épidémies à mortalité très élevée, la maladie peut se déclarer trois ou quatre heures après qu'on s'est exposé à l'infection.

Période prodomique. — Il y a, dans certains cas, un stade prodromique caractérisé par la dépression physique et intellectuelle, l'anorexie, des douleurs des membres, des frissons, des vertiges, des palpitations, et parfois aussi des douleurs sourdes dans l'aine, siège du bubon futur.

Période d'invasion. — Ordinairement la maladie s'établit avec une certaine brusquerie et présente comme symptômes la fièvre, une profonde lassitude, la céphalalgie frontale ou plus rarement occipitale, des douleurs des membres, du vertige, la somnolence ou parfois l'insomnie, les cauchemars. Les frissons sont rarement un symptôme important ; plus souvent la maladie est annoncée par une légère sensation de froid. La face prend rapidement une expression particulière : les traits sont tirés, et hagards, les yeux injectés, enfoncés et brillants, les pupilles souvent dilatées ; quelquefois la physionomie revêt une expression de crainte ou d'horreur. Le malade, lorsqu'il peut marcher, se traîne comme un somnambule ou trébuche comme un homme ivre. Il se produit parfois des nausées et des vomissements, et, dans quelques cas, de la diarrhée.

Période de fièvre. — La période d'invasion peut durer un jour

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OU deux sans élévation sérieuse de la température. Néanmoins en général elle est de courte durée ; elle peut même manquer complètement, la maladie s'établissant tout d'un coup sans frisson marqué, ni aucun autre avertissement. Le thermomètre monte assez rapidement à 39o,5 ou 40°, ou même à 41° 5 avec une accélération correspondante du pouls et de la respiration. L élévation de la température se fait plus graduellement que dans la fièvre paludéenne. La peau est maintenant sèche et brûlante la face boursouflée, les yeux encore plus injectés, enfoncés et fixes, l'ouïe émoussée. La langue est tuméfiée et couverte d'un enduit crémeux, qui se sèche rapidement et devient brun ou même noirâtre ; des fuliginosités se forment sur les dents et autour des lèvres et des narines. La soif est intense, la prostration extrême ; le patient, par suite de son état de faiblesse excessive, est incapable de se faire entendre distinctement. Quelquefois le malade est pris de délire ; plus souvent il tombe dans un état de stupeur et de prostration typhoïde, avec carphologie. Le délire est parfois furieux, parfois halluciné, parfois un murmure à voix basse. Il peut se produire du coma, des convulsions, quelquefois tétaniques, de la rétention d'urine, des soubresauts tendineux, et d'autres phénomènes nerveux. Dans certains cas, les vomissements sont nombreux ; il y a tantôt de la constipation, tantôt de la diarrhée. La rate et le foie sont généralement augmentés de volume. L'urine est peu abondante, mais contient rarement plus que des traces d'albumine. Le pouls, d'abord plein et vigoureux, perd rapidement de sa force dans la majorité des cas et devient petit, fréquent, irréguher, dicrote, intermittent. Dans les dernières phases, le cœur peut être dilaté, le premier son faible ou absent. Souvent, à l'approche de la mort, il peut se pro. duire un certain degré de cyanose.

Période d'adénite. — Dans un nombre de cas variant entre les deux tiers et les neuf dixièmes, le bubon ou les bubons caractéristiques se développent généralement dans les vingt-quatre heures, quelquefois des premières heures au cinquième jour. D'ordinaire (70 p. 100), le bubon se forme dans l'aine, plus fréquemment du côté droit, et affecte un ou plusieurs des ganglions cruraux ; plus rarement (20 p. 100), il est situé dans les ganglions axillaires, et encore plus rarement (10 p. 100) on le trouve, surtout chez les enfants, à l'angle de la mâchoire inférieure. Les bubons

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sont d'ordinaire unilatéraux ; cependant ils se forment simultanément des deux côtés du corps dans environ un huitième des cas. Très rarement il se forme des bubons au niveau des ganglions épitrochléens ou poplités, ou dans ceux de la naissance du cou. Parfois il s'en produit à la fois dans différentes parties du corps.

Les bubons varient beaucoup de dimensions. Dans certains cas ils ne dépassent pas le volume d'une noix ; dans d'autres cas, ils atteignent celui d'un œuf d'oie. La douleur qu'ils causent est souvent très pénible ; d'autre part, ils sont à peine ressentis parfois. Outre le gonflement du ganglion lui-même, il y a le plus souvent une infiltration distincte du tissu conjonctif environnant.

Dans un très petit nombre de cas se développe, en diverses parties du tégument, une lésion appelée ordinairement « charbons », qui est en réalité de la gangrène humide envahissant graduellement des aires plus étendues de la peau (Lowson). Ces charbons se produisent soit au début, soit beaucoup plus tard dans le cours de la maladie. Quelquefois ils s'escarrifient et conduisent à une vaste gangrène.

Dans les cas favorables, tôt ou tard après l'apparition du bubon, les symptômes constitutionnels s'amendent et une sueur profuse s'établit. La langue redevient humide, le nombre des pulsations et la température s'abaissent, et le léger délire qui a pu exister disparait. Le bubon continue pourtant à s'accroître et à se ramollir. Au bout de quelques jours, si on ne l'incise pas, il s'ouvre et donne issue à du pus et à des escarres, quelquefois d'une odeur très désagréable. Dans de rares exemples, la suppuration ne se produit qu'après des semaines ; et, dans certains autres, le bubon se -ésorbe au bout de quelques semaines, ou même de quelques mois, sans s'être ouvert au dehors. La convalescence, quand elle se produit, s'établit du sixième au dixième jour, quoiqu'èlle puisse n'avoir lieu qu'après une quinzaine ou trois semaines. Parfois, à la fièvre initiale succède un état septicémique avec furoncles,' abcès, phlegmons, parotidites ou adénites secondaires. Les plaies qui succèdent aux bubons et aux abcès de la peste sont indolores et peuvent mettre des mois à se cicatriser.

Des hémorragies de difi'érentes sortes sont un symptôme assez commun dans la peste. On trouve souvent des épanchements ecchymotiques, d'une teinte pourpre ou rouge sombre, variant

PESTE

de la grandeur du chènevis à celle d'une pièce de 50 centimes, répandus sur la peau en plus ou moins grande profusion, en particulier, d'après Lowson, sur les parties du corps exposées aux piqûres d'insectes ou aux blessures, et au siège même de ces lésions. De plus larges ecchymoses peuvent se produire, mais elles sont rares. Il peut y avoir des hémorragies nasales, buccales, pulmonaires, intestinales ou rénales. Ces symptômes se produisent en grande abondance dans certains cas ; on les regarde comme la preuve de la sévérité de l'épidémie. En particuUer, une mortaUté élevée est de règle lorsque les hémoptysies ou la pneumonie sont un symptôme fréquent.

h'afortement se produit presque invariablement chez les femmes enceintes ; le fœtus présente parfois les signes de la maladie.

La mort peut survenir à tout moment dans le cours de la maladie. Elle arrive ordinairement entre le troisième et le cinquième jour, avec les symptômes d'une adynamie profonde, d'un arrêt du cœur, ou à la suite de convulsions, du coma, d'hémorragies internes, ou plus tard, à la suite d'un épuisement causé par la fièvre, la suppuration ou les hémorragies secondaires.

D'autre part, dans une certaine proportion de cas la convalescence s'établit et progresse plus ou moins rapidement. Généralement elle nécessite de grands soins, étant prolongée par la suppuration, la gangrène, ou de semblables complications.

Peste septicémique, Sippelée quelquefois peste foudroyante.— Dans ce type de peste il n'y a aucun engorgement ganghonnaire apparent pendant la vie, bien qu'on trouve à l'autopsie tous les ganglions du corps augmentés et congestionnés à un certain degré. L'extrême virulence et l'évolution rapide de la maladie dépendent de la présence dans le sang d'un grand nombre de bacilles, que l'on peut y trouver durant la vie. Le malade est prostré depuis le début ; il est pâle et apathique ; il n'a presque pas de réaction fébrile (37o,5 à 38°). La mort se produit le second ou le troisième jour ; elle est précédée d'une grande faiblesse, de délire, de carphologie, de stupeur et de coma. Il se produit fréquemment des hémorragies dans ces cas.

Peste à forme pneumonique. — Ce type, qui a récemment été étudié par Childe, est particulièrement dangereux,

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