ACCLIMATEMENT
AccUmalement personnel. - Existe-t-il quelque chose de semblable à un acelimatement en ce qui concerne la malaria? La réponse à cette question est « oui et non ... U semblerait que ceux qui ont résidé pendant plusieurs années dans un' pays palustre soient moins sujets a des f^vres rémittentes graves, mais plus exposés a des accès b n n Comme je l'ai déjà dit, la première attaque de P" est en général rémittente et d'un caractère grave ; les acccs s lants sont en général franchement intermittents. L v lux fébricitants sont plus sujets à des abcès permcteux Ttype «dynamique, nota.nment à la fièvre h^-globm viuue e ue ceux qui ont été infectés depu.s peu. Des caus..
: rd^mporta'nce, incapables de provoquer la fièvre dtc.
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les nouveaux arrivants, sultisent souv Cl \ .
: accès de fièvre chc. un ancien résident. CeUu qu. . pour la première fois sous les trop.ques ne s mqu.ete p
ACCLIMATEMENT iSg
beaucoup s'il s'expose au soleil, à la pluie et au vent ; mais celui qui réside depuis longtemps dans les climats chauds se garde Lien de sortir sans son casque et sans son ombrelle blanche. Ce dernier porte de la flanelle, change de vêtements après un exercice, prend soin de ne pas se refroidir trop rapidement en s'asseyant dans un courant d'air; il ne gardera jamais sur lui d'habits mouillés. Le nouveau débarqué considérera ces précautions contre le refroidissement comme des signes d'elFéminisme. Cette opinion n'est pourtant pas exacte ; l'expérience a appris au vieux colonial que la non-observation de ces préceptes lui vaut un accès de fièvre et une semaine d'inaction forcée. Le nouveau débarqué prend un bain froid tandis que le vieux colonial en prend un chaud. Le nouveau débarqué se couche tard, mange, boit et fume comme en Europe ; le vieux colonial va au lit au moment convenable, boit, mange et fume avec modération. Peu à peu de dures leçons apprendront au nouveau débarqué à se méfier du soleil, de la pluie et du vent, à s'habiller de façon à éviter les refroidissements et à vivre avec tempérance. C'est une éducation que tout le monde fait dans les contrées palustres. L'acclimatement signifie, dans une large mesure, expérience, éducation ; non pas simplement une adaptation physiologique inconsciente de l'individu, mais une adaptation intelligente de ses liabitudes.
Différence de seiisibilUé des diverses races et des divers individus. — On ne peut pourtant mettre en doute que, pour des raisons encore inconnues, certaines races, certains individus sont moins sujets que d'autres aux influences paludéennes. Très peu d'individus jouissent d'une immunité absolue et peuvent vivre impunément dans les pays fortement impaludés. C'est un fait bien établi que le nègre d'Afrique, bien que sujet à la fièvre, ne la contracte pas aussi fréquemment ni aussi gravement que l'Européen ; et cependant ce dernier, en raison de l'hygiène à laquelle il se soumet, est certainement des deux le moins exposé à l'infec-
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tion. Le Chinois, le Malais et quelques autres races à peau colorée semblent également jouir d'une immunité relative — immunité beaucoup moins prononcée, néanmoins, que celle dont jouissent les nègres de l'Afrique ou des Indes Occidentales. Il y a même quelques exemples d'Européens qui, ayant survécu à leur affection, ont pu après de longues années et de nombreux accès acquérir l'immunité ; mais celle-ci ne paraît pas pouvoir être transmise à leurs descendants. Les habitants des régions palustres de l'Italie, de la Corse, de la Grèce, de la Turquie et de plusieurs autres contrées du sud de l'Europe n'ont hérité d'aucune immunité apparente contre la malaria, bien que depuis des mdliers d'années leurs ancêtres aient vécu dans des pays impaludes. Mais ils ont hérité de l'expérience du fléau, et beaucoup d'entre eux savent comment se tenir à l'abri de l'infection dont ils ne peuvent triompher ; telle est probablement en grande partie l'explication de leur acclimatement et de l'immunité qu'ils paraissent avoir acquise.