DIAGNOSTIC MICROSCOPIQUE
accès pernicieux. — Sans le microscope il est parfois impossible d'établir le diag-nosti<;, assez à temps pour diriger le traitement, entre un accès pernicieux comateux dû au paludisme et un coup de chaleur ou une. attaque d'apoplexie ordinaire (dans le cas où l'accès présente un caractère algide); entre la dysenterie palustre qui doit être traitée par la quinine, et la dysenterie ordinaire qui demande l'emploi de l'ipéca ou des sulfates; entre l'accès algide et le choléra ; entre certains types de fièvre paludéenne très portés à se produire dans l'état puerpéral, et la fièvre puerpérale proprement dite ; entre la pneumonie ' paludéenne et la pneumonie croupale ; entre l'aphasie paludéenne et l'aphasie par lésion organique du cerveau ; et ainsi de suite.
Il est certain que l'emploi du microscope nous a permis d'augmenter dans d'énormes proportions nos moyens d'investigation dans le paludisme et par suite de mieux dirio-er le traitement. Dans tous les cas douteux on aura recoui^s à l'examen microscopique. Dans beaucoup de formes de paludisme, pour sauver la vie du malade, l'action doit être prompte, décisive, énergique et basée sur un diagnostic exact. Dans le cas de fièvres palustres ordinaires, on peut sans grand danger pour le malade, attendre un jour ou deux avant de poser un diagnostic, lequel pourra être suffisamment correct sans l'aide du microscope ; mais chaque fois que le médecin se trouvera en face d'un accès pernicieux il devra en faire dès le début le diagnostic avec certitude. iLorsqu on trouve l'hématozoaire dans le sang, on a la preuve • certame qu'il y a un élément paludéen dans la maladie et que la quinine est indiquée. Il est très important d'établir son traitement avec assurance. On ne saurait, par conséiCjuent trop recommander aux médecins sous les tropiques de profiter de toutes les occasions d'acquérir de l'expérience dans 1 usage du microscope pour l'examen du sang, d'avoir J'M.r disposition un instrument convenable et prêt -i
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fonctionner d'un moment à l'autre. Les .Ufl.cultes que l'on peut avoir à mettre cette recommundat.on en pratique ,oat insignifiantes en comparaison de l'importance des résultats. Avec un peu. d'expérience, cinc, m.n»tes suffisent d'ordinaire pour faire un diagnostic mitu-oscopique de
malaria.