TROPICALES NON CLASSÉES
On ne peut guère clouter qu'il existe sous les tropiques un certain nombre de fièvres distinctes spécifiquement des précédentes, et aussi de toutes les fièvres mieux connues des pays tempérés. De telles fièvres sont constamment rencontrées et sont un problème perpétuel pour le praticien consciencieux. Jusqu'à présent rien ou presque rien de vraiment scientifique n'a été apporté comme description, comme diagnostic ou comme classification de ces maladies. Quelques tentatives ont été faites pour ranger sur une base clinique ces fièvres imparfaitement différenciées ; mais, jusqu'à ce que leurs causes aient été découvertes, et, surtout, jusqu'à ce qu'on les ait étudiées au point de vue d'une connexion possible avec l'hématozoaire de Laveran, avec le micrococcus meliteiisis ou avec le bacille typhique, toute description ou toute classification exacte doit être ajournée. Elles ne sont pas, que l'on sache, accompagnées d'exanthèmes ou de lésions viscérales caractéristiques ; cette circonstance a certainement
' contribué à retarder la connaissance d'un important chapitre de médecine tropicale. Une autre cause qui a retardé le
1 progrès dans cette voie est la classification peu scientifique de ces fièvres, adoptée par nos autorités médicales militaires, et à laquelle ont dû se conformer les médecins militaires' 1 semble que tous les cas de fièvre de courte durée, aussi inen que ceux qui ont un caractère intermittent, doivent
^^g FIÉ VUES TROPICALES i\UN CLASSEES
fio-urev sur les statistiques de l'armée sous le nom de « fièvre intermittente ». Cette pratique dôlectueuse, pour ne pas dire dangereuse, a eu pour résultat de contribuer à retarder Tétude des fièvres tropicales, tout au moins chez nos principaux pionniers dans ces climats, les médecins militaires.
Récemment, Grombie {Trans. First lad. MecL Coag.) a tenté une classification de ces fièvres sur une base clinique. Ses observations s'appliquent seulement aux fièvres de l'Inde ; mais je puis reconnaître dans ces descriptions des formes cliniques que j'ai fréquemment rencontrées jadis en Chine. On peut en inférer que, si ces fièvres exis^tent en Inde et en Chine, elles se produisent probablement dans les
autres pays chauds. ^,„„tv Crombie divise ces fièvres en fièvre co«tikiie simple, NIÈVRE LÉGÈRE, et RÉMITTENTE «oî. paludéekke. J'y ajouterai un autre type que, d'après mes observations en Chme, je regarde comme une entité clinique distincte, et que j appellerai FIÈVRE COÎ.TINUE DOUBLE, à CRUSC de sa marche particu-
lière.
Fièvre continue simple. - Cette fièvre commence gen - ..aLet.t, sinon toujours, par un frisson; la «e-peratut monte plus ou moins rapidement à 4o«, io'. ou même 4. . I ZL^ <le -Pl-''>>S-- malaise un état sabur enduit blanchâtre sur la langue), l'anorex.e, la so>f et pa - (enauil uw ordinairement de trois
fois des vomissements. La lieNreauie
H huit iours quelquefois elle se prolonge deux, tiois o ,ua re selin s. Crombie remarque que ces cas sont pat^rureLntfrèquents dans les VU^^^^^^^^^^^^^^ ,„e„t fièvre Bon. ay fi^^^^^^ - ^^^.^
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Hques et de complications, et en ratson la » u ^ gnifiante, un diagnostic si grave ne P^p^»; ' \;,,„i Lutume d-attribuer cette allccUon a la chaleu.,