RÉMITTENTE NOX PALUDÉENNE
dissement, au changement do saison, à l'acclimatement, à des écarts de nourriture, à l'exposition au soleil, et ainsi de suite. Quelle est au juste l'exactitude de ces hypothèses, il est difficile de le dire.
Fièvre légère. — Gomme le précédent, ce type de fièvre est assez fréquent parmi les Européens sous les tropiques. Ses caractères sont une durée indéfinie (des semaines ou des mois), une élévation de température légère mais persistante — rarement supérieure à 38" ou SS^S, mais jamais inférieure à 37°5; l'anorexie, la débilité, Famaigrissement et une tendance à la diarrhée bilieuse. Elle n'est pas influencée par la quinine ou l'arsenic ; mais elle s'améliore presque toujours par un changement d'air, en particulier par un voyage en mer.
Rémittente non paludéenne. — Crombie remarque qu'il est très fâcheux que l'on n'ait pas de meilleure appellation pour cette fièvre qui est très commune en Inde, et y compte parmi les plus mortelles. Le terme « rémittente « est impropre, car les symptômes de cette fièvre sont encore moins rémittents que ceux delà typhoïde. La température s'élève jusqu'à 40° ou 4o°5 pendant une longue partie de la maladie. Le début est le même que celui de la fièvre continue simple. Certains considèrent cette fièvre comme une variété de typhoïde, malgré l'absence de plusieurs des symptômes de cette maladie. La congestion et l'augmentation de volume du foie sont un symptôme constant et précoce ; mais, en général, la rate n'est pas distinctement augmentée.
« Une diarrhée bilieuse, ne ressemblant nullement à celle de la typhoïde, est aussi un symptôme très fréquent. La
.qunnne - donnée souvent à doses larges et répétées dans ces cas - est non seulement inutile, mais encore aioute lellenient à la fatigue du malade, sans apporter la moindre
.amélioration, qu'elle est très vite abandonnée. Pendant ce