DIAGNOSTIC DES PARASITES
quelles ils étaient placés in. vitro. D'autres sont les restes ; de corps à flagelles dont les flagelles ont été expulsées.
L'hématozoaire comme moyen de diagnostic. — Tous ces
aspects polymorphes, Tobservateur aura à les reconnaître ^ et à les interpréter. Dans cette étude l'habileté est une affaire
de temps, de pratique et de réflexion. Ceci fait, l'étudiant •
sera non seulement capable de diagnostiquer microscopi- ; quement l'infection malarique, mais il pourra encore reconnaître le type de n'importe quelle infection, la périodicité du cycle fébrile, et peut-être môme la gravité probable d'un cas
donné. Pour le diagnostic de la malaria, l'habileté dans l'exa- \
men microscopique du sang paludique est donc de pre- |
mière importance, et le praticien, dans les contrées impalu- '
dées, ne doit épargner aucune peine pour l'acquérir. Dans \
les cas de paludisme aigu et non traité, on peut trouver pra- \
tiquement l'hématozoaire chez tous les malades. Ainsi Thayer .«
et Hewetson — excepté dans deux ou trois cas où le sang i du malade fut seulement examiné pendant la convalescence
— -sur 6i6 cas trouvèrent toujours le parasite. Les meilleurs ] auteurs italiens et allemands sont également unanimes à ce
sujet. Personnellement je puis affirmer que, depuis que je \
me suis familiarisé avec celte étude, je n'ai jamais manqué ;
de trouver le parasite dans tous les cas de paludisme aigu :
non traités que j'ai pu examiner au moment favorable. 'Dans :
tous les cas de maladie aiguë, attribués au paludisme, où je '
n'ai pas rencontré l'hématozoaire, il a été établi par la suite !
que la maladie était d'une tout autre nature. ■
Influence de la quinine sur le diagnostic microscopique. — \
On ne cherche pas d'ordinaire dans le sang les formes intra- \
globulaires après (|uc ch; fortes doses de (luiuinc ont été :
absorbées; le médicament fait rapidement disparaître cette j
phase du parasite. Mais la quinine n'a aucune influence sur \
le croissant ou phase extra-corporelle, et on trouve facile- î
ment ces formes dans les cas favorables, lorsque le malade ^
est depuis plusieurs jours sous l'iiinuence du médicament. !
Méthodes de coloration du sang. — D'une manière générale, le débutant ne devra travailler que sur des préparations non colorées de sang frais. Pour qui n'en a pas Fhabitude, la coloration est pleine d'écueils. Dans de pareilles conditions, on ne doit pas compter sur cette méthode pour établir un diagnostic. Pour l'étude de la morphologie de l'hématozoaire, la coloration a pourtant une valeur réelle ; bien plus, il faut l'employer quand on veut avoir des préparations permanentes, ou qu'il n'est pas commode d'examiner le sans- immédiatement. Je décrirai ici une ou deux méthodes seulement parmi toutes celles que l'on a employées.
Préparation de la lame.— 3e recommande d'une manière spéciale la méthode suivante :
Nettoyez à l'alcool une douzaine de lames ou davantage, et placez-les sur une rangée à côté du malade. Préparez une demi-douzaine de bandes (4 centimètres sur 2) de gutta-percha lisse et ûne ou de papier à cigarette. Piquez le doigt du patient, ou, si vous préférez, le lobe de l'oreille. Lorsqu'une gouttelette de sang est sortie, prenez une des bandes de gutta-percha ou de papier et appliquez-la contre cette gouUelette de manière qu'elle la touche à environ i5 millimètres de l'extrémité de la bande. Placez immédiatement la bande sur une des lames, la surface chargée de sang regardant en bas ; et, après avoir attendu une seconde ou deux, jusqu'à ce que vous ayez vu que le sang s'est répandu, faites glisser la bande le long de la lame en la tenant par l'extrémité non chargée. Ou, comme l'a décrit le D'' Neil Macleod, le sangpeut être recueilli sur le bord d'une bande d'épais papier à lettre et étendu sur une lame ou une lamelle en tirant le papier, tenu par un de ses angles, le long de la plaque de verre. Vous pourrez, par l'un de ces procédés, obtenir en quelques minutes de très minces couches de sang avec des o-lobules bien réguliers et parfaitement disposés.
" Le sang peut encore être recueilU directement sur une lamelle que l'on recouvre immédiatement d'une seconde lamelle ; quand le hquide s'est étendu, on fait gUsser les deux lamelles pour les séparer, en se
servant de pinces.
Ouel que soit le procédé employé, quand le sang est sec, soit qu on dés'ire le colorer immédiatement ou attendre le moment convenable, il faut le fixer, en versant sur la lame de l'alcool absolu et de 1 ether a parties égales, ou de l'alcool absolu seulement. Les lamelles seront