CONTAGION
est difficile de s'expliquer la transmission d'un germe des g-rands-parents à leurs petits-enfants par l'intermédiaire d'un père ou d'une mère qui ne sont pas, n'ont jamais été et peuvent ne jamais devenir lépreux. Pareil fait impliquerait une prolifération du bacille chez l'hôte intermédiaire sans manifestation pathologique de sa présence.
En admettant môme que la lèpre soit parfois transmise par une infection ovulaire, ce mode de transmission ne peut pas être le seul ou môme le plus fréquent, car nombre de lépreux n'ont pas d'ancêtres lépreux; et l'exemple est bien connu d'Euro'péens en bonne santé venant d'un pays où la lèpre n'a pas été observée depuis plusieurs générations, et contractant la maladie en visitant des pays où elle est endémique.
Si la lèpre était transmise héréditairement d'ordinaire, ou même fréquemment, par les parents à leurs enfants, comment expliquer ce fait frappant, observé par Hansen, que, parmi les nombreux descendants de cent soixante lépreux norwégiens ayant émigré en Amérique, pas un ne soit devenu lépreux? Comment expliquer encore ce fait, bien établi, que des enfants contractent la lèpre avant leurs parents ?
Un autre argument puissant contre la doctrine de l'hérédité est ce fait que les lépreuses deviennent stériles dès les débuts de la maladie. Il est par suite, évident, que la maladie disparaîtrait inévitablement au bout d'une ou deux générations au plus, si elle ne se transmettait pas d'une autre façon.
De ces diverses considérations l'on peut conclure que l'opmion qui fait de la lèpre une maladie héréditaire n'a que peu de partisans parmi les esprits éclairés.
Contagion. — Les écrivains les plus autorisés estiment que la lèpre se propage par contagion. La même unanimité ne se retrouve pas lorsqu'il s'agit de savoir la voie
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narUculié.-o ou le milieu par lequel se lait celte contagio„.|||
kais que le germe passe directement ou indirectement du , lépreux à l'homme sain, c'est ce que la plupart regardent comme pratiquement prouvé. Les considérations et les prmcipauK faits qui ont amené à cette importante conclusion
sont les suivants : — .
La lèpre est une maladie infectieuse et, par suite, ne peut se produire de no.o. Elle doit provenir d'un germe préexistant dont l'habitat peut être l'air, le sol, l'eau, une plante un animal, un aliment ou l'homme. Il est très probable que "habitat du germe infectieux est l'homme lui-même étant dot iue Te germe n'a été rencontré jusqu'ic que dans le corps hlmaintdeplus, la lèpre n'a jamais été observée, que ■on sache, su; un sol vierge, avant la première appantion d un lépr ux dans le pays. Lorsqu'un lépreux s établit dis un pays exempt de lèpre, au bput d'un certain temp des cas de la maladie se déclarent parmi ses compagnons et d ns on voisinage immédiat. Certains de ces nouveaux 1^1" se rendent en divers points de la région et devi nent leur tour des centres d'infection. Ainsi, lorsqu on l'ilmstoire des débuts de la lèpre ^^^^2^^;^^ ,p1 nue la Nouvelle-Calédonie - on peut tiacer (et on ;;act la nlLche delà maladie d'individu . individu et de
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