II SOI
Inde . . .
Nocturne
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Ceylan . .
D. et N.
raciiique Sud . . .
Noct.
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D. et N.
D. et N.
/Georgetown, D'' Daniels. . .
vNew Amsterdam, D'' Ozzard .
Noct.
Guyane anglaise . .
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(Demerara (Indiens) —
) — — D'' Daniels.
Noct.
Indes occi
D. et N.
'^Saint-Christ, et Montserrat .
D. et N.
dentales
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D. et N.
Noct.
Recherche des maires dans le sang. — Lorsqu'on veut faire des recherches sur la filariose, il est judicieux, pour avoir des éléments nombreux d'observation, de faire Fexamen systématique du sang des habitants d'une région où l'éléphantiasig est endémique. En procédant ainsi, l'observateur est sûr de rencontrer, tôt ou tard, des cas où abonde la Filaria noctunia, et par suite les maladies auxquelles elle donne lieu.
Technique. — Je recommande la méthode suivante comme pouN^ant fournir à l'observateur non seulement des matériaux, mais aussi des
RECIIERCIIEIDES PILAIRES DANS LE SANG 54 1
renseignements très utiles. Qu'il rende visite tard dans la soirée à un hôpitaf, à une prison, ou à quelque autre établissement dont il puisse examiner les habitants, et qu'il recueille sur des lames du sang d'un certain nombre, mettons loo personnes. Les lames seront convenablement préparées en piquant successivement le doigt de chaque personne et en recueillant une goutte de sang par un simple contact du centre de la lame. Le sang est alors répandu à l'aide d'une aiguille de manière à former une mince pellicule de 2 à 3 centimètres carrés. On laisse sécher, on étiquette et on met les lames de côté. On fera ainsi une préparation du sang de chaque individu, qui devra représenter simplement la moyenne de la population, et être choisi par conséquent en dehors de toute considération de santé ou de maladie.
Les préparations peuvent être examinées de diverses manières, soit aussitôt, soit, s'il est plus commode, des semaines ou des mois plus tard ; si on les tient sèches elles ne s'altèrent pas. Un bon procédé est de tremper les lames, sans fixation préalable, dans une solution faible de fuchsine — environ 3 ou 4 gouttes de solution alcoolique saturée pour 3o grammes d'eau. On les laisse dans le colorant pendant une heure environ, et on les examine ensuite à l'état humide et sans lamelle. Si les préparations sont anciennes, elles peuvent se colorer trop fortement ; dans ce cas, on les décolorera partiellement à l'acide acétique faible — deux ou trois gouttes dans 3o grammes d'eau — et on les lavei'a ensuite.
Une autre méthode consiste à fixer la préparation à l'alcool et à colorer ensuite en y faisant couler quelques gouttes de solution aqueuse saturée de bleu de méthylène, en lavant après une demi-minute et en décolorant, s'il est nécessaire, à l'acide acétique faible ; la lame est ensuite examinée à l'état humide sous le microscope. Ou bien, sans fixation préalable à l'alcool, la lame, une fois sèche, est plongée pendant quelques secondes dans l'eau, de manière à dissoudre l'hémoglobine, puis séchée, et alors, avec ou sans fixage, colorée au bleu de méthylène, au bois de campêche ou à l'aide de tout autre colorant.
Un objectif n° 1 et une platine mobile à déplacement horizontal permettront à l'observateur de passer rapidement en revue la totalité de la pellicule de sang. Dans les prépai'ations non fixées, la pi'ésence de la filaire sera aisément reconnue ; l'hémoglobine des globules rouges étant dissoute par la solution colorante, les globules blancs et les filaires, s'il s'en trouve, sont les seules parties colorées, et par conséquent attirent aussitôt le regard.
Dans toute région où la filaire est modérément répandue, sur 100 préparations faites par ce procédé avec le sang d'autant d'individus, huit
FILAnrOSE
ou dix contiendront probablement le parasite. Lorsque les filaires ont été découvertes, les individus dont elles proviennent peuvent servir désormais comme sujets d'étude.
Examen des filaires vivantes. — Si l'on désire étudier les filaires en vie, on n'a qu'à faire trois ou quatre préparations humides ordinaires avec le sang d'un individu contenant le parasite — à condition d'opérer la nuit et d'entourer la lamelle de vaseline, de façon à prévenir la dessiccation. Dans de telles préparations, les filaires restent vivantes pendant une semaine et peuvent aisément être décelées par leurs mouvements ; on emploiera en premier lieu un objectif n° pour cette recherche.
Préparations permanentes. — On peut faire des préparations permanentes en fixant de très minces pellicules de sang à l'alcool ou à la chaleur, en colorant au bleu de méthylène, à l'éosine, etc., et en montant au baume de xylol. Il est généralement préférable, avant de fixer, de dissoudre l'hémoglobine a. l'aide de l'eau ou d'acide acétique très faible. Le campêche est peut-être le meilleur colorant ; il fait très distinctement ressortir les gaines et met les noyaux en évidence. La double coloration à l'éosine et au campêche montre très bien la structure de la couche musculo-cutanée du ver, en outre des autres détails anatomiques.
Description de la forme embryonnaire. — Examinée dans du sang frais, la Filaria noctunia (fig. 5i, a) apparaît sous la forme d'un petit organisme transparent, incolore, en forme de serpent, qui, sans changer matériellement de position sur la lame, s'agite avec une grande activité et déplace constamment les globules qui l'entourent. Tout d'abord les mouvements sont si actifs que les détails anatomiques dé la filaire ne peuvent pas être perçus. Dans l'espace de quelques heures ces mouvements se ralentissent, et on peut alors remarquer que le petit ver a la forme d'un serpent ou d'une anguille — c'est-à-dire d'un organisme cylindrique long et effilé, ayant une de ses extrémités brusquement arrondie, l'autre extrémité rétrécie graduellement sur un cinquième de la longeur totale et terminée en pointe. Les dimensions sont d'un tiers de millimètre en longueur et de 7 à 8 u en diamètre (à peu près le diamètre d'un globule rouge).