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LA STÉNOSE MITRA LE DES AR TÉRIOSCLÉREUX

trer qu'il doux périodes de la maladie : au début ou dans son cours, et. à la lin. Au début, le fait ne se comprend pas; la tension artérielle est faible, et tout l’arbre aortique est revenu sur lui-mème. A la fin, à la période asystolique, les urines sont au contraire peu abondantes et même rares. Au contraire, l’oligurie mitrale est de règle, même dès les premières périodes de la sténose de l’orifice, mais la polyurie ne s’observe que dans le rétrécissement mitral des artérioscléreux, ce qui se comprend, puisque la maladie surajoutée, la sclérose rénale, augmente toujours la diurèse dès son début.

C’est la raison pour laquelle Y albuminurie (mais une albuminurie légère) s’observe fréquemment au début du rétrécissement mitral des artérioscléreux, tandis qu'elle est très rare, même à une période avancée du rétrécissement mitral pur. La première est liée à la sclérose rénale concomitante, sans asystolie; la seconde, aux poussées asystoliques.

Le rétrécissement mitral artérioscléreux a donc des caractères spéciaux, fort utiles à connaître. Il est caractérisé par un désaccord complet entre le peu d’intensité des signes physiques et la gravité des troubles fonctionnels. J’ai cherché à donner l’explication de ce désaccord et à montrer une fois de plus <pie les signes physiques et les souffles dans les maladies du cœur ont une importance très relative.

Au point de vue thérapeutique, celte question a aussi un grand intérêt, et en présence d'un de ces malades atteints d'oppression intense, vous ne verrez pas seulement la dyspnée mécanique résultant d’un état congestif du poumon, vous penserez encore, même en l’absence d’albumine, à la dyspnée toxi-alimentaire. Celle-ci, on la guérit facilement et sûrement par un moyen bien simple : le régime lacté exclusif, tandis que pour la dyspnée mécanique du rétrécissement mitral pur et sans complication d’artériosclérose, la médication digitalique produit les meilleurs ell'els.

En un mot, comme pour les maladies nerveuses, il y a assez fréquemment dans les cardiopathies des associations Huchard. — Consultations médicales, t. II. 22

LES RETRECISSEMENTS MITRAUX-

morbides qui altèrent le type clinique de certaines affections du cœur, qui en précipitent la marche, qui aggravent le pronostic et modifient les indications thérapeutiques. Ce sont là de ces faits que le praticien a grand intérêt à ne pas ignorer ou à ne pas méconnaître.

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