IV. — Traitement de l’arythmie et des palpitations
Chez beaucoup de femmes atteintes de rétrécissement mitral, quelle qu'en soit l’origine, il existe des troubles digestifs, souvent peu intenses en apparence, mais suffisants pour retentir sur le cœur.
Je rappelle à ce sujet l'histoire d'une malade soignée dans Je service. Agée de quarante ans, elle avait un rétrécissement .mitral d'origine rhumatismale. Chez elle, l’arythmie était tellement accusée qu’elle masquait d’une façon presque complète, ainsi que cela se présente souvent, les signes physiques de l'affection valvulaire. Or, d'ordinaire, le rétrécissement mitral ne s'accompagne pas d’un tel affolement du cœur, et celui-ci se montre surtout lorsqu’il existe une thrombose cardiaque ou une gastropathie agissant par action réflexe sur le cœur.
Dans ce cas, y avait-il thrombose cardiaque? Non, et quand vous voulez le savoir, examinez les genoux et les principales articulations. Lorsqu’elles présentent de temps à autre des plaques de cyanose associées au phénomène d’ arythmie palpitante , vous pouvez presque sûrement diagnostiquer, sans crainte d’erreur, une thrombose cardiaque ou plutôt auriculaire ; car l'arythmie palpitante (association de l’an thmie avec les palpitations) dont j’ai fait connaître l’importance dans le rétrécissement mitral et dont plusieurs exemples ont été signalés dans les trois thèses de mes élèves Gérard, Naupliautou et Durand, est souvent en rapport avec la thrombose de l’oreillette gauche, une des complications les plus graves delà maladie. Dans ce cas, rien de tel n’existait (I .
(1) A. Gérard, L'oreillette gauche dans le rétrécissement mitral. Thèse