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des principes importants qu'il est utile de connaître (1). Ainsi, les préparations solubles ne présentent aucune contre-indication; elles agissent rapidement, et elles n’ont qu’un seul inconvénient : celui d’astreindre les malades à une trop grande fréquence des injections.
Les préparations insolubles assurent une mercurialisation plus prolongée de l’organisme (Lévy-Bing), puisque leur assimilation est plus lente, et en cela elles ressemblent à l'aclion de la digitale, ce qui estime qualité, au lieu d'être un défaut. Mais, elles sont contre-indiquées chez les syphilitiques atteints d’une lésion rénale ou hépatique compliquant souvent la gomme cardiaque, chez les vieillards et les cachectiques. D’une façon générale, elles doivent être profondément intramusculaires pour éviter les lymphangites, les abcès, les indurations persistantes et douloureuses.
On peut les faire — aussi bien les injections solubles que les insolubles — dans quatre points différents : i°à l’ensellure lombaire, dans la masse sacro-lombaire ; 2° de chaque côté du rachis dans les muscles des gouttières rachidiennes à 4 centimètres en dehors de l'apophyse épineuse; 3° dans la région scapulaire; 4° à la région fessière, qui est celle de choix (jamais aux membres où elles sont mal tolérées).
Pour la région fessière, il y a un lieu d’élection qui a été ainsi bien indiqué par Lévy-Bing : sur le milieu d’une ligne joignant le sommet du pli interfessier à l'épine iliaque antéro-supérieure, on abaisse une perpendiculaire. Du point d'intersection comme centre, on décrit un cercle d’un rayon de 3 centimètres et c’est dans cette circonférence que l'on fait les injections.
Dans la crainte de blesser les vaisseaux et surtout les filets nerveux, il y a une zone dangereuse qu’il faut toujours éviter : c'est celle du sciatique suivant une ligne commençant, dit Lévy-Bing, à deux travers de doigt en dehors de l’épine iliaque postérieure et supérieure et venant aboutir au point d’inter-
(1) A. Lévy-Bing, Les injections mercurielles intramusculaires dans le traitement de la syphilis. Paris, 11)08.
SYPHILIS GOMMEUSE DU CŒUR
section du pli fessier et de l’axe médian de la cuisse à sa face postérieure.
Parmi les préparations solubles, il fautdonnerla préférence au cyanure (un peu toxique), au biiodure, au benzoate et au bi bromure.
1° Cyanure d hydrargyre ( jâ j gramme.
Chlorhydrate de cocaïne (
Eau bouillie 100 cent, cubes.
Injecter une seringue de Pravaz tous les deux ou trois jours pendant un mois pour recommencer de temps en temps.
2® Huile d’olive stérilisée 100 cent, cubes.
Biiodure de mercure 0gr, 40
Cette solution contient 0s',004 de biiodure par centimètre cube (Panas).
Biiodure de mercure 0sr,20 #
lodure de sodium pur 0gr,20
Chlorure de sodium 0gr,075
Eau distillée 0,10 cent, cubes.
Cette solution aqueuse, excellente, contient 0,02 cent, de biiodure, dose journalière moyenne (Lévy-Bing, Barthélemy et Lafay).
3° Benzoate de mercure 1 gramme.
Chlorure de sodium chimiquement
pur 2**',b0
Eau stérilisée 100 cent.cubes.
Un centimètre cube contient 0gr,01 de benzoate correspondant à 0;r,0045 de mercure (Gaucher).
4° Bromure mercurique l*r,80
Bromurede sodium cristallisé à 2H20. l*r,4û
Eau distillée stérilisée 100 cent, cubes.
(contient 0 ®r,0 1 de mercure par centimètre cube).
Bromure mercurique 1 gramme.
Chlorure de sodium lgr,483
Eau stérilisée 100 cent, cubes.
(contient 0gr,005o de mercure métallique par centimètre cube).
Le salicylarsinale de mercure (énésol) est une bonne préparation qui s’emploie, comme dose journalière, en solution titrée à 0gr,03 de salicylarsinate par centimètre cube d’eau.
Les préparations insolubles que je ne conseille pas en raison de la fréquence des complications rénales dans la syphilis cardiaque, sont celles du calomel remarquables par leur puissance et leur rapidité d’action (injection hebdomadaire de 0,0a à 0,10 cent.), et l'huile grise moins douloureuse à la dose de 0sr,03 à 0*r,06 de mercure par semaine.