IV. — Hypertensions combinées
Ces hypertensions peuvent être combinées chez le même sujet. Nous l'avons vu polir 1 ''arythmie pa/pitrlnle, pour le
II) A. Piatot, Traitement des maladies du cœur par l’hygiène el les agents physiques. Thèse de Paris, 1 808.
IIYI'liRTIiNSlUNS CUMIlliXIŒS.
rétrécissement mitral des arlérioscléreux ( hy pertensiou arl ériellc H pulmonaire) et pour Yœdème ait/u du poumon. Huns le rétrécissement mitral arlérioscléreux a>ec hyperlen? sion concomitante, les trois hypertensions sont réunies, et alors le danger est grand, de tous les instants, si l'on ne sait pas agir en temps utile sur l'une des h\ perlensiops la plus accessible aux moyens thérapeutiques.
•l'ai contribué à démontrer que la pneumonie des (thèses f/outteux est extrêmement grave (J). Ici, la maladie trouve le terrain mal préparé pour la défense, eu raison de la coexistence des trois hypertensions «pii retardent et immobilisent en quelque sorte le cours sanguin, et l'indication consiste a combattre énergiquement celte sorte de barrage circulatoire généralisé.
.le n'insiste pas davantage sur ce sujet, ayant I intention de compléter bientôt ces considérations pratiques. Qu'il me sottise de dire que, dans les affections du cœur, par exemple, arrivées à la dernière période de leur évolution, l'impuissance des médicaments, de la digitale ou de la Ihéobromine en particulier, ne vient pas, je ne cesse de le répéter, de l'intensité «le la dégénérescence myocardique; elle est due, le plus ordinairement, à l'existence de barrages circulatoires plus ou moins nombreux que la thérapeutique doit s’attacher à combattre de bonne heure. Lorsque, chez un cardio-artériel, les trois hypertensions se trouvent réunies, le pronostic devient grave, le danger imminent, puisque l’action médicamenteuse devient impuissante. C'est alors, qu’en sc montrant bon tacticien en thérapeutique, en cherchant d’abord à diminuer la stase cl l'hypertension portâtes, on arrive a retrouver, à renforcer cette action médicamenteuse, et à sauver bon nombre de malades d'une situation extrêmement périlleuse.
En résume, trois hypertensions — pulmonaire, portale, aortique — réclament une thérapeutique hâtive et spéciale.
(I) II. I lucii Anu, Journal (les praticiens, l!)()Ü.
TROIS HYPERTENSIONS.
Nous sommes mal outillés contre la première, plus puissants contre la seconde, fortement armés contre la troisième au sujet de laquelle j'ai plus particulièrement insisté, parce (pie la lutte engagée contre elle devient souvent une médication préventive de l’artériosclérose el des cardiopathies artérielles, parce que j'ai voulu faire la démonstration suivante: « Dans les maladies du cœur, et même dans des états morbides divers, l'insuffisance cardiaque ne vient pas seulement du moteur central ni de ses lésions dégénératives ou de sa faiblesse, elle est encore souvent en rapport avec les obstacles périphériques que le myocarde parvient difficilement a surmonter, et il suffit de détendre le frein vasculaire trop serré pour faire disparaître l'imminence d'accidents redoutables. Alors, au moyen de la médication hypotensive, réalisée parle régime alimentaire, par le massage et certaine gymnastique musculaire, par les éthers nitriques, parmi lesquels la I ri n it ri n e el le tétranilrol occupent la première place, par l organothérapie, plus rarement par l'électricité, le cœur périphérique vient au secours du cœur central, après en avoir troublé et entravé le fonctionnement ».
DEUX HYPERTENSIONS COMBINÉES.
I. Kxi'osk clinique. — Dyspnée loxi-alimcn taire : insomnie d'origine dyspnéique. — Tachycardie toxique. — Hypertension artérielle. Aortite avec ou sans artérite généralisée. — Séphrosclérose et deux hypertensions. — Hypertension aortique par artériosclérose : hypertension pulmonaire par dyspepsie. — Rétrécissement mitral des artérioscléreux.
II. Indications théh a peu tiques ; traitement. — Traitement du symptôme absolument insuffisant. Traitement pathogénique s’adressant à l'estomac et au système artériel. Digitale contre le rétrécissement mitral et non contre les palpitations. Traitement de l’hypertension pulmonaire et artérielle. Lait à doses fractionnées dans l’hyperchlorhydric. — Inlluence aggravante des voyages, par l’hypertension artérielle et l'hypertension pulmonaire. Quelques exemples, l’athogénic de ces divers accidents.