CON SI D K RATIONS (J K N É R A L ES
de nutrition ralenties, dans tous les cas encore où, par suite de l’insuffisance des émonctoires, du rein principalement, il se produit une stase avec rétention de tous les déchets organiques à l'intérieur de la gangue conjonctive. Telle est même 1 une des principales causes des scléroses, non pas seulement intraviscérales, mais aussi périviscérales que j’ai fait connaître sous le nom de périviscérites (1N!)7) el dont on trouve déjà quelques observations dans la thèse de Poulin dès ISiSO. Plies sont caractérisées anatomiquement par une inllammation chroniquedes trois grandes séreuses: péricarde, plèvre, péritoine, et comme elles entourent et compriment les organes, elles arrivent à gêner plus ou moins leur fonctionnement, donnant lieu à un syndrome clinique qui se surajoute à celui de la maladie principale.
Au point de vue de l’anatomie pathologique et de la nature de la maladie, je suis bien loin d'avoir épuisé ce vaste sujet et d’avoir même exposé toutes les disputes médicales, toutes les opinions, aussi nombreuses que les auteurs euxmcmes. C'est ce (pii m'a fait dire, sous une forme paradoxale en apparence : «Sur la question de l'artériosclérose il y a peu de faits contradictoires, mais il y a beaucoup de contradicteurs. » Cependant, un fait sur lequel les différents auteurs tendent à être d’accord, c'est la dissémination, c'est l’extension des lésions scléreuses à di\ ers et à de nombreux organes, si bien que dans une thèse de Paris déjà ancienne, en IH.'iD, 11. Sénac avait pressenti la vérité lorsqu'il disait : « Dans les maladies du cœur, l'affection vasculaire n’est [tas toujours une simple complication. C’est pour nous la meme maladie se développant concurremment avec elle, dans toute I étendue de l’arbre circulatoire, c’est-à-dire sur une surface immense, si on la compare à celle de l’endocarde. »
Ces divergences d’opinions ont persisté jusqu a ce jour, parce qu’on n'a pas donné sur cet état morbide une définition précise, basée surtout sur l'évolution clinique et non pas seulement sur les caractères anatomiques.
L'ARTÉRIOSCLÉROSE.
Croire encore <|iie dès ses débuts la maladie est toujours généralisée et en même temps limitée aux petits vaisseaux comme à leur seule tunique interne, c'est à la l'ois trop élargir ou trop rétrécir son cadre; la confondre avec 1 atliérome artériel, c’est prendre une lésion pour une maladie; prétendre • pic les injections expérimentales d adrénaline ou d autres substances hypertensives vont nous livrer tous les secrets, c esl ne considérer qu'une partie de la question, puisque l hypertension n'est qu'un phénomène toujours secondaire a 1 intoxication, et c esl oublier qu'il y a des artérioscléroses d origine inteslinule évoluant presque constamment avec abaissement de la tension artérielle ; dire enfin que 1 artériosclérose esl sous la dépendance du système nerveux, qu elle esl une « trophonévrose », ce n’est pas beaucoup avancer la question, pas plus qu’on ne l'a lait progresser pour le traitement de la goutte en imaginant sa nature ou son origine nerveuse, et en tout cas c’est identifier la pathogénie à l’étiologie.