‹ Maladies du cœurChapitre 159 sur 204 · PA T 1106 K MF · texte numérisé non relu

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mentalion, en jetant dans l’organisme un grand nombre de substances toxiques, telles que les [domaines non éliminées par le lillre rénal devenu de bonne heure insuffisant, sont une cause fréquente d’artériosclérose. » Quelques mois après, Dujardiu- Roauinelz confirmait celte opinion, en la reproduisant.

Celte intoxication d’origine alimentaire dont j'ai fait connaître depuis plus de vingt-cinq ans, non seulement la fréquence, mais l’existence, est démontrée depuis longtemps par la célèbre expérience de Eck, réalisée ensuite parNencki, Pauloxv et Massen, consistant, après l'abouchement de la veine porte au-dessous du bile hépatique avec la veine cave intérieure, à intoxiquer rapidement les chiens en expérience, en les soumettant à un régime carné, alors (|ue ceux nourris seulement avec du lait ont une survie beaucoup plus longue ; démontrée au moyen d'expériences faites dès 1892 par moi et mon ancien interne Tournier sur la toxicité urinaire chez les artérioscléreux et constamment confirmée dans les thèses de mes anciens élèves Picard, Bohn, Piatpt, Bonneau, Bergouignan, Caramano, Amblard, Mougeot ; démontrée toujours par les résultats vraiment remarquables du traitement rénal cf anti toxique de l’artériosclérose. Ces résultats prouvent encore, comme je J'ai dit dernièrement, en 1907, au Congrès de physiothérapie de Borne, que le rôle de l'intoxication est primordial, et que c'est faire fausse route ou s'abuser singulièrement que de diriger la thérapeutique presque exclusivement contre l'hypertension, c'est-à-dire contre l’effet cl non pas contre la cause. Et si, en s’inspirant de ces travaux, certaine thérapeutique émet la prétention de « solubiliser » ces poisons, j'estime qu’il faut d’abord commencer par leur interdire l’accès dans l'organisme.

Sans doute, l'hypertension expose à de graves et multiples dangers, comme notre regretté ami sir William Broadhent I a démontré dès 1890, comme nous l’avions dit quelques années auparavant et comme nous l’avons répété ensuite dans notre rapport au Congrès de Lisbonne en 1900. Mais, encore une fois.

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