IV. — Définition
Si la confusion la plus grande règne encore en ce moment sur cette question, si les divers auteurs ne s’entendent plus sur l'étiologie et la nature de la maladie, c’est parce qu’ils la comprennent différemment, c’est que les limites extrêmes ou les frontières de l’artériosclérose n’ont pas été suffisamment tracées. La raison de cette incertitude, la voici : On veut trop souvent définir une maladie par ses caractères anatomiques ou histologiques, toujours discutés, et à peine par son évolution clinique. Ainsi, il y a des médecins qui prétendent (pie la syphilisestunecause très rare de l’artériosclérose, etcependant la statistique que j’ai produite va tout à fait à l’encontre de cette opinion, combattue également par Edgren (Stockholm, 1897 .
L’artériosclérose, due à l’endartérite, ne peut pas être consécutive aux artérites syphilitiques, disent les uns, parce (pic celles-ci sont presque toujours constituées par de la périartérite (Baumgarten, Lancereaux). Mais, affirment les autres (lleubner, Cornil et Ranvier, .1. Renaut), il s'agit plutôt d’endartérite. L’un des partisans de la première opinion finit par dire que « tantôt les parois altérées sont épaissies, tantôt amincies, tantôt dilatées ou rétrécies, en sorte qu’il serait difficile d’admettre une identité parfaite du processus ». Dans l'artérite syphilitique, disent Cornil et Ranvier, les lésions siègent indistinctement dans touteslcs membranes vasculaires, et le plus souvent il s’agit d'une panartérite. Mais alors, on donne raison à la judicieuse opinion du professeur Fournier, opinion que de nombreuses recherches m’ont amené à partager et (pie l'on me permettra de rappeler : « 11 se peut que le