‹ Maladies du cœurChapitre 172 sur 204 · II. — Aortite syphilitique et néphrite · texte numérisé non relu

II. — Aortite syphilitique et néphrite

.l’appelle l'attention sur un fait destiné à montrer que la clinique conduit à une thérapeutique vraiment pratique (1).

Je fus consulté pour un homme de quarante-cinq ans, atteint depuis deux ans d’aortite syphilitique avec double souffle de rétrécissement et d'insuffisance aortique. Ce malade, qui avait eu un chancre induré à vingt-trois ans, souffrait depuis dix mois d’angine de poitrine à type coronarien, et depuis six mois s'était installée une albuminurie assez abondante et progressive (50 centigrammes à Ie'-, 50 d'albumine par jour). Il avait eu, en outre, quelques graves poussées d'œdème aigu du poumon, et il présentait tous les signes de la dyspnée toxi-alimentaire.

Dans ce cas complexe, que fallait-il faire et ne pas faire?

Le médecin, très distingué d’ailleurs, qui s’était donné beaucoup de peine avec ses recherches de cryoscopie, avec la constatation microscopique des urines, avec l’examen d’un liquide pleural droit dont déjà il me montrait savamment la formule leucocytaire, avait institué naturellement un traitement antisyphilitique énergique par l’iodure de potassium à

(t) II. Huchard, Journal des praticiens , 1901.

INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES

liante close et les injections hypodermiques répétées de benzoale de mercure. Il s'étonnait de ne pas avoir obtenu le résultat attendu, et moi, je m’étonnais que cette médication intempestive n’eùt pas produit de plus mauvais résultats, quoique je l’eusse accusée, sinon de déterminer, au moins de favoriser l'oedème aigu du poumon. Alors, je lui exposai delà sorte les principes du traitement.

Page 1