CARACTÈRES CLINIQUES
vemcnt montrer la vraie nature de la maladie, ou encore la mort arrive inopinément par hémorragie foudroyante.
4° Signe de probabilité, signe de certitude. — Lorsqu’on est en présence d’accidents douloureux, remarquables par leur opiniâtreté, leur longue durée et leur intensité, quand ils demeurent inexpliqués, lorsqu'ils ont résisté à toutes les médications habituelles, enfin quand ils présentent des caractères insolites (comme /e«/‘ fixité dans un endroit déterminé, la possibilité de leur diminution par certains changements d'attitude ), alors il ne s'agit pas de véritables névralgies, comme on le eroil trop souvent, on doit voir là un signe de probabilité c\\ faveur de l'anévrysme, et si aucune tumeur n'est encore perceptible, l'épreuve de la radioscopie devra être faite pour arriver au signe de certitude. Sans doute, cette certitude ne sera pas complète, parce qu’il s’agira encore de connailre la nature de la fumeur du médiastin. Mais, sur l’image radioscopique, on peut déjà voir les mouvements expansifs de l'anévrysme, et il faut toujours se rappeler que, de foules les tumeurs intrathoraciques, ce sont les anévrysmes qui donnent lieu à ces sortes de douleurs très caractéristiques, parce qu'elles se font par le mécanisme d'une sorte de martellement ininterrompu.
En résumé, lorsque se présente un malade avec douleurs névralgiques, persistantes depuis plusieurs années, rebelles à tout traitement, souvenez-vous des divers exemples que je viens de citer; songez aux douleurs névralgiques anévrysmales; rappelez-vous que leur fixité, leur persistance, leur intensité, surtout leur constante exacerbation ou diminution sous l'influence d’attitudes diverses, les distinguent des autres névralgies. Alors vous chercherez, et souvent vous parviendrez à dépister l'existence d'une tumeur anévrysmale que vous auriez pu longtemps méconnaître sans la connaissance de tous ccs faits.
ÉPANCHEMENTS PLEURAUX, ÉPANCHEMENTS ABDOMI- NAUX DES ANÉVRYSMES.
I. Epanchements pleuraux. — 1° Erreurs de diaç/nostic : Epanchements pieu raux avec anévrysmes. Extension considérable d’un anévrysme de l'aorle thoracique après la thoracentèse. Érythromélalgio. Signes pseudo-pleurétiques par compression d'une des bronches. — 2» Importance du sièye des anévrysmes: Epanchement pleural droit avec compression de la veine cave supérieure, slase sanguine dans ce vaisseau et ses branches afférentes (tronc brachio-céphalique et veine azygos) et dans les oreillettes remplies de caillots anciens. — 3° Cœur dans l' anévrysme de l'aorte. Hypertrophie ou atrophie du cœur ; gros anévrysmes et cœur atrophié avec tension artérielle normale ou abaissée; petits anévrysmes et gros cœur avec tension artérielle surélevée. Déductions thérapeutiques.
II. Epanchements abdominaux. — Observation et erreurs de diagnostic. Ascite et anévrysme de l’aorte abdominale.