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ÉPANCHEMENTS ABDOMINAUX

influencée par la médication iodurée, même en l’absence de toute étiologie syphilitique.

II — Épanchements abdominaux.

De même que pour les anévrysmes de l’aorte thoracique, il existe des anévrysmes de l’aorte abdominale cachés derrière un épanchement ascitique abondant, cl celui-ci peut les faire méconnaître ou entraîner, si le médecin intervient chirurgicalement, une erreur thérapeutique des plus grave.

Un malade ressentait depuis longtemps des douleurs permanentes aux membres inférieurs et particulièrement à la jambe gauche. Elles furent attribuées à une sciatique un peu anormale d’origine rhumatismale et rebelle à tout traitement.

En raison d'une ascite survenue plus tard, on crut à une cirrhose hépatique. Cependant, ce diagnostic, en raison de quelques particularités anormales, ne satisfaisait pas complètement le médecin, et avant de pratiquer la ponction abdominale, il désira prendre mon avis. Il y avait certainement du liquide ascitique, mais en petite quantité, et je remarquai heureusement trois phénomènes insolites : d'abord, l’immobilité relative de la masse liquide qui ne paraissait pas obéir aux changements déposition du malade; ensuite, une tension anormale et médiane de la paroi abdominale; enfin, l’existence de battements très diffus, d’une expansion en masse très profonde et un retard plus accentué que d’ordinaire des pulsations fémorales sur les contractions du cœur. Il s’agissait d’un anévrysme aortique latent, en partie masqué et contenu par l’épanchement ascilique. Du reste, dans la suite, les signes d’un anévrysme se sont accentués, au point de ne permettre aucun doute.

La paracentèse de l’abdomen ne fut pas pratiquée. Mais supposez que l’examen clinique eut été incomplet et que nous eussions cru à un fait banal de cirrhose hépatique!...

ANÉVRYSME DE L’AORTE ET PNEUMONIE CHRONIQUE

I. Observation. — Anévrysme latent de la crosse de l’aorte avec pneumonie massive et nécrosante gauche par compression du nerf vague.

II. Diverses complications bronchopilmonaires des anévrysmes aortiques.

— Tuberculose pulmonaire. Les anévrysmes « consomptifs ou strumeux » de Stokes. — Pneumonie du nerf vague. Relation de cause à effet entre les lésions des nerfs vagues et celles des poumons. Lésions pulmonaires surtout à gauche. — Compression de l’artère pulmonaire.

— Diagnostic possible. Infections pulmonaires par compression et lésion du nerf vague.

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