ARYTHMIE DANS LA CONVALESCENCE RE LA TYPHOÏDE
savoir, c'est que le pronostic de celle arythmie est favorable. Elle finit par disparaître, et sa durée varie de quelques jours a deux ou trois mois; elle n'est pas le signe avant-coureur de la mort, comme on l'a dit (1). Elle peut être comparée au ralentissement du pouls que l'on observe assez souvent dans la franche convalescence de quelques maladies infectieuses.
J'ai eu l'occasion autrefois d’observer sur quelqu'un des miens l’apparition de cette arythmie tardive en pleine convalescence d’une fièvre typhoïde ; j’ai pu en suivre avec un soin particulier l'évolution, puis la guérison.
Sans doute, si cctlc arythmie est un trouble réflexe d’origine intestinale, on peut être tenté d’établir un rapprochement avec les syncopes survenant également dans la convalescence de la fièvre typhoïde et que certains auteurs attribuent a un réflexe dû aux lésions intestinales. Dans ces conditions, l’arythmie tardive, si elle révélait l’existence d’un réflexe, pourrait sembler avoir une valeur pronostique plus sérieuse (|ue je le disais à l'instant, puisqu’elle ferait craindre la mort subite. Mais, ces morts subites ont-elles une pathogénie réflexe? Il faut plutôt admettre une lésion avec obstruction d'une des artères coronaires.
En résumé, quand vous observerez, deux ou trois semaines après la guérison d’une fièvre typhoïde, une de ces arythmies de la convalescence, vous ne devrez effrayer ni vos malades, ni l’entourage. D’autre part, vous n’avez aucune mû dirai ion à instituer, puisque cette légère arythmie disparaît d’ellemème. Il faut savoir ne rien faire, chose parfois bien difficile pour les médecins qui ne comprennent pas la médecine sans pilules, sans électuaires ou sans potions!
(I) Lanulet. Inlenpjltenres, syncope et mort subito dans la convalescence de la fièvre I yphoïde ( Union méd. du Sovd-Esl , 1881).
SYMPTÔMES PSEUDO-PLEURÉTIQUES ET PSEUDO-AORTIQUES DE LA PÉRICARDITE.
T. Exposé clinique : malade atteinte d’insuffisance aortique ancienne et de péricardite rhumatismale récente avec pleurésie gauche.
II. Symptômes pseudo-pleurétiques. — Pleurésie et ])seudo-plcurésie ; diagnostic de celle-ci par le changement de position du malade (position génu-pectorale). Symptômes pseudo-pleurétiques dans la péricardite avec épanchement et dans la péricardite sèche.
III. Symptômes pseudo-aortiques. — Battements artériels du cou d’origine péricardique. Erreur possible de pronostic. Battements artériels dans l'insuffisance aortique. Frottement péricardique de la base et erreur possible de diagnostic avec un rétrécissement et insuffisance aortiques. Erreur possible de thérapeutique.