‹ Maladies du cœurChapitre 195 sur 204 · I. — Erreurs cliniques · texte numérisé non relu

I. — Erreurs cliniques

1. — Importance trop grande attribuée aux signes physiques et trop légère aux troubles fonctionnels, qu'il est toujours si utile de connaître pour le diagnostic et la thérapeutique.

A ce sujet, encore aujourd'hui, dans un livre sur l'examen et la séméiotique du cœur, on lit cette phrase ; « Les signes physiques tiennent, dans la séméiologie du cœur, une place prépondérante ». Cette affirmation fait comprendre pourquoi l'auteur ne prononce même pas le nom de tachy-aryt Innic , é'arytlnnie palpitante dont j'ai démontré l’importance pronostique, pourquoi il méconnaît la signification de la tachycardie prémonitoire du brait de galop , de la tachycardie de la cinquantaine, car il a encore écrit : « lin général, la tachycardie, pas plus que l'arythmie, ne peut à elle seule servir utilement à l'établissement du pronostic ». C’est le contraire qui est la vérité ; car, est-ce que la tachycardie de la fièvre txphoïde, de la tuberculose pulmonaire, n'est pas un élément précieux de pronostic ? N'ai-je pas démontré depuis nombre d'années, depuis plus de vingt ans, que la dyspnée des cardiaques et des aortiques avec ses diverses modalités cliniques, avec sa pathogénie si souvent

ERREURS CLINIQUES

dillï* rente, constitue un élément sérieux de diagnostic et de pronostic ? Il \ a deux d\ spnées principales : l’une inécnuiquo* comme dans le rétrécissement mitral: l'autre /oxi//nr, comme dans les cardiopathies artérielles, et ces deux dyspnées commandent îles indications t hérapeul ii|ucs absolument spéciales ( l).

2. — Étude des maladies valvulaires suivant leur siàrjf fina/om ir/uc, et non d'après leur nature endocnrdiipic ou artérielle.

J'ai démontré ipi'au triple point de xuc du diagnostic, surtout du pronostic et du traitement, il y a bien plus de différence entre la même lésion valvulaire (insuffisance aortique artérielle ou endocnrdiipic, insuffisance mitrale artérielle ou endocardique, etc.) qu'entre deux maladies valvulaires affectant l'orifice mitral ou l'orifice aortique. Il ne s'agit donc pas seulement de savoir si un souffle valvulaire siège à la base ou à la pointe, au premier ou au second bruit ; mais il faut encore chercher, surtout à l'aide des troubles fonctionnels, si ce souffle est symptomatique d'une maladie endocardique née le plus souvent du rhumatisme, ou d'une maladie artérielle produite par des causes diverses (goutte et uricémie, saturnisme, syphilis, régime alimentaire, etc.). Dans les deux cas, et quoique le siège anatomique de la lésion soit le même, les indications thérapeutiques et la médication sont absolument différentes. Kn un mot, on soignera d'autre façon une insuffisance mitrale artérielle ou une insuffisance mitrale endocardique, puisque, je le répète, dans la première la lésion constitue toute la maladie, et que dans la seconde la maladie étendue dès le début a une grande partie du système artériel et à plusieurs organes, domine la lésion. Dans le premier cas (cœur central à soulager), le traitement

(t) II. J I couard, Leçons sur l’artériosclérose (France médicale, 1885). Leçons sur les maladies du cœur et des vaisseaux. Traité des maladies du cœur, 18811, 181)5 et 1891). Les maladies du cœur et leur traitement, 1908,

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s’adresse aux accidents d'ordre mécanique; dans le second (euMir périphérique à ménager) il s adresse aux accidents d'ordre le plus souvent toxique. Ici, traitement antitoxique et rénal (tu traitement du euMir périphérique des le début ; la, traitement du cœur central.

Voilà ce <| u i prouve, une fois de plus, 1 importance qu il convient d'attribuer à l’étude du cœur périphérique représente parle système vasculaire: car, ses troubles fonctionnels ou lésions ont une grande répercussion sur tout I appareil circulatoire, principalement sur le cœur central.

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