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lion possible delà périhépatite a la plèvre correspondante, manifestation dos péririsrr'rites que j'ai contribué à faire connaître). Cet épanchement a été longtemps méconnu pour les raisons suivantes : il est latent, sans réaction inllaminatoire ou fébrile, presque toujours sans dyspnée : il est de siège sus-diaphragmatique, souvent abondant, alors que la percussion cl l'auscultation lui donnent au contraire les caractères d'un épanchement très modéré ou peu appréciable. Car, en raison de son siège exact entre la base du poumon et le diaphragme, dans une région où la capacité thoracique est I res étendue, au-dessus du foie qu’il comprime et fait descendre, on croit à une simple hypertrophie congestive de cct organe, et comme la collection liquide ne comprime que légèrement le poumon de bas en haut et non latéralement, le murmure vésiculaire reste presque à l’état normal; il y a absence de souffle bronchique avec très peu de diminution des vibrations thoraciques. La thoracentèse peut alors donner issue à plus de 2 litres de liquide, alors qu'on croyait celui-ci réduit à 301) ou 500 grammes au plus, ou que l'on pensait simplement à une augmentation du volume du foie.
Conclusion : Surveillez toujours la plèvre droite sus-diaphragmatique dans le cours des cardiopathies valvulaires et surtout artérielles. C’est ainsi que vous méconnaîtrez moins souvcnl l’existence d’épanchements pleuraux parfois très abondants sans réaction inflammatoire, et presque toujours latents au double point de vue des signes fonctionnels et physiques.
11). — Que d'erreurs ont été et sont encore commises au sujet de Yasy&toliï\ On ne s'entend même plus sur sa définition. Or, la vieille théorie qui consiste à la regarder comme un syndrome d’insuffisance myocardique et d’asthénie vasculaire, est encore la vraie, et cette asthénie cardio-vasculaire se traduit par des phénomènes d’ordre mécanique surtout, caractérisés par des stases sanguines viscérales, puis par l'œdème périphérique. Mais celui-ci est presque toujours précédé par les œdèmes viscéraux, par des congestions viscérales, avant
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meme l’apparition <le l'œdème des membres inférieurs, ainsi «pie je l'ai démontré depuis longtemps et comme le prouvent encore les pesées des malades; de sorte (pie l'administration précoce de la digitale à cette première période d7 iyposystolie viscérale , en l’absence meme d’œdème périphérique, peut faire perdre 2 à (> kilogrammes du poids des malades, représentant exactement la quantité des sérosités éliminées par la diurèse digitalique.
— On a voulu encore démembrer cetle asystolie, et on en a établi trois classes : l'asystolie mrcanitjur plus fréquente dans les dilatai ions cardiaques secondaires : l'asystolie dégénérai i re liée aux lésions de nutrition des fibres myocardiques; l’asystolie inflammatoire caractérisée par des poussées fréquentes d'inflammation subaiguë du muscle cardiaque, laquelle se montrerait surtout dans les affections mitrales et dans la myocardite interstitielle (Bard . Or, au point de vue clinique, la question est plus simple. L’asystolie est une , ou se réduisant à deux variétés cliniques : l'asystolie des cardiopathies valvulaires ou des myocardites chroniques, telle que je viens de la définir, et la /o.X7-asystolie des cardiopathies artérielles ou de la sclérose cardio-rénale. Toutes deux sont justiciables de la médication digitalique; seulement, dans la seconde, les symptômes toxiques se superposent à ceux de l'insuffisance cardiaque et doivent être en même temps combattus par le traitement antitoxique et rénal.
— Kn 1888 étudiant l'action delà digitale, en 1804 étudiant encore l'asystolie et son traitement dans un grand nombre de publications, .j’ai pris à lâche de délimiter, aussi nettement que possible, le syndrome asystolique et de montrer là où il existe et là où il n’existe pas. là où la digitale est indiquée et la où elle ne 1 est pas I j. Question des plus importante, puisque la tachycardie, l'an Ihmieel surtout la lacliy-arx thmie
(1) II. IIüchaiu», Quand et comment on doit proscrire la digitale I Journal des praticiens, 1888). L’asystolie cl son traitement (Tribune médicale , 1894). Traité des maladies du coeur, 1893 et 1899 (l II) p. 785-855),
EH R RU R S CLINIQUES
ou l’arythmie palpitante, la dyspnée to\i-alimentaire, l'œdème aigu du poumon, les symptômes asphyxiques des gibbeux (dont nous parlerons plus tard) sont assimilés par quelques praticiens au syndrome asystolique. Les conséquences thérapeutiques sont graves, puisqu'elles aboutissent à l'abus de la médication digitalique, surtout lorsqu'on s’adresse à un symptôme absolument irréductible, comme par exemple la taehy-ary tlunie des cardiopathies artérielles.
20. — Au sujet de Yar/rriosc/rrosr, les erreurs ne se comptent plus ; elles ont été en partie dénoncées dans ma dernière étude sur celle maladie (page HH), et la plus grave de toutes est celle qui a voulu assimiler l’athérome, maladie surtout vasculaire, à la sc/erosr artéi'io-viscéralo , comme je propose de l’appeler à l’avenir. Faute d’une définition exacte, on a vu, on voit encore partout celte maladie, on la voit là où elle n'est pas, et c'est ainsi que l’on confond encore le cœur scléreux avec le cœur sénile, (pie l’on attribue à l’artériosclérose un grand nombre de maladies du fond de l’œil ou de l’oreille, beaucoup d'hémorragies cérébrales, la cérébrosclérose lacunaire. Au sujet de cette dernière affection et d'autres encore, j'ai dit et je répète : « Une maladie qui reste localisée à un organe, qui n’est pas progressive vers d’autres organes, qui ne s’accompagne presque jamais d’accidents toxiques dus surtout à l’insuffisance rénale, le plus ordinairement sans aucune modification de la tension artérielle, qui n’atteint le plus souvent ni le cœur ni le rein, qui survient surtout à un âge avancé, de soixante à quatre-vingts ans, n'est pas l’artériosclérose ».
On a abusé de l’appendicite, on a abusé de l’hypertrophie du cœur, des souffles extracardiaques, on abuse encore de la myocardite, et maintenant quel abus de l'artériosclérose et de l’hypertension artérielle, quel désarroi thérapeutique ï
EHREURS CLINIQUES ET THÉRAPEUTIQUES