‹ Maladies du cœurChapitre 24 sur 204 · I. — Cardiopathies et état nerveux · texte numérisé non relu

I. — Cardiopathies et état nerveux

Une femme, atteinte d’un rétrécissement mitral avec léger degré d'insuffisance aortique, présentait de temps en temps une tendance à la syncope dont clic s'effrayait beaucoup et qui s’accompagnait d'une anxiété très pénible. Elle s’améliora cependant et put quitter l'hôpital, sans que cet état m’eût jamais préoccupé au point de vue du pronostic. Car, je le répète encore : la syncope est un symptôme cardiaque , mais non un symptôme d' afj'ection cardiaque. Il en résulte que, lorsqu'on l'observe au cours d'une cardiopathie, il faut en chercher la cause et le point de départ ailleurs que dans le cœur. Il n'y a que quatre ou cinq maladies de l’appareil circulatoire où les syncopes sont observées : dans l’angine de poitrine et dans l'insuffisance aortique artérielle où elles sont ordinairement mortelles, dans la maladie de Stokes-Adams, rarement dans la tachycardie paroxystique et l'adipose cardiaque. Encore peut-on soutenir que, dans toutes ces maladies, la mort subite par syncope procède toujours de l'angine de poitrine coronarienne concomitante.

Une autre malade, atteinte d'un rétrécissement mitral, avait eu, un an auparavant, une attaque d'hystérie, suivie d'un état mental de forme particulière qui aurait pu faire penser facilement à des phénomènes cérébraux d’origine cardiaque. Récemment, on a constaté chez elle une légère hémiparésie gauche avec hémianesthésie sensorielle et sensitive qui, si elle n’avait été précédée d'autres accidents hystériques, aurait pu rendre le pronostic sévère ou très incertain ; car on sait que l'embolie cérébrale est relativement fréquente dans le rétrécissement mitral.

J'ai été consulté par un médecin dont le fils, à la suite d’un rhumatisme, ayant gardé un souille d’insuffisance mitrale, avait présenté des syncopes à plusieurs reprises et sans cause apparente. Ces syncopes réitérées chez ce

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