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CARDIOPATHIES ET ETAT NERVEUX

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jeune sujet éveillèrent mon attention vers l'hystérie dont il présentait de nombreux stigmates ; l'insuffisance mitrale existait, mais elle n’était pour rien dans les syncopes, et c’était l'hystérie qui était la cause des accidents nerveux sans importance pronostique.

Ainsi, un cardiaque avéré qui a des syncopes , des palpitations violentes, une polypnée intense, des phénomènes angineux spontanés sans les caractères véritables de la coronarite, doit être considéré comme suspect d'hystérie, et on ne doit se prononcer sur le pronostic qu’après lavoir examiné attentivement à ce point de vue. L’hystérie peut donc se montrer dans les cardiopathies organiques, et c'est alors qu’elle devient l'occasion d'erreurs graves de pronostic.

Cette association de symptômes hystériques avec les cardiopathies donne à celles-ci une fausse apparence de gravité ; le fait est assez fréquent, mais il n'y a pas, comme on l'a dit, un rapport de cause à effet entre le rétrécissement mitral et l'hystérie. Le plus souvent, comme je l’ai démontré, il s’agit d'une association fortuite ayant de l’importance en raison des erreurs qu'elle fait commettre (1).

11 n’y a pas, à proprement parler, « d'hystérie, d’épilepsie ou de chorée cardiaques >> produites ou entretenues par une maladie du cœur, mais il y a l’hystérie, l’épilepsie, la chorée chez les cardiaques. Exception est faite pour le pouls lent permanent avec attaques épileptiformes, qui est une maladie spéciale, et pour quelques aortiques qui sont prédisposés, par le fait de leur affection valvulaire, à l’hystérie et surtout à la neurasthénie. En effet, certaines insuffisances aortiques tendent à créer chez quelques sujets un état de faiblesse irritable du système nerveux, et il ne s’agit plus ici d'une asso-

(1) Voy. à ce sujet la thèse de mon élève Hue : Maladies du cœur et. névroses, 1890. — H. Huchakd, Journal des praticiens, 1889 et 1891. — Giraudeau, Rétrécissement mitral et hystérie [Arch. de médecine, 1890, et Semaine médicale, 1895). — Koffman, Association du rétrécissement mitral pur et de l’hystérie. Thèse de Montpellier, 1901.

ciation fortuite, comme je le disais tout à l'heure, mais d’une relation de cause à effet.

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