‹ Maladies du cœurChapitre 49 sur 204 · MORT PAR IRRITATION DES EXTRÉMITÉS NERVEUSES · texte numérisé non relu

MORT PAR IRRITATION DES EXTRÉMITÉS NERVEUSES

Ces divers exemples viennent à l'appui de l’opinion généralement acceptée, relative à l’influence des phénomènes moraux sur l'aggravation des cardiopathies. Ces soucis répétés, les chagrins, les émotions violentes ont une répercussion sur l'appareil cardio-vasculaire, provoquant des lésions dues à la vaso-constriction périphérique dont témoigne la pâleur subite du malade. Sans conséquence grave immédiate si le cœur est sain, elles peuvent cependant hâter l’apparition ou l’aggravation de l’artériosclérose, par suite de la répétition des crises hypertensives qu’elles déterminent.

Mais si le cœur, déjà gravement atteint, est incapable de résister à une modification brusque apportée dans les conditions de la circulation par le fait d’une émotion violemment ressentie, son arrêt peut se produire subitement, et la mort survenir en quelques instants.

Donc, ces syncopes mortelles par émotion ne peuvent se produire le plus souvent que sur des cœurs préalablement altérés. Il en est de meme de la dilatation aiguë du cœur qui ne survient presque toujours qu’à la faveur d'anciennes lésions du myocarde, capables d'affaiblir sa résistance, et depuis dix ans je ne cesse de répéter : Un cœur ne se dilate que s’il est dilatable, et il n'est dilatable qu’à la condition de présenter au préalable des altérations diverses de sa fibre myocardique. Cette loi a été vérifiée ensuite par divers auteurs, notamment par de la Camp qui a démontré que les efforts musculaires les plus violents sont incapables de dilater les cavités ventriculaires tant que le myocarde reste sain, par Selig qui n'a jamais vu de grands efforts physiques déterminer une dilatation aiguë du cœur sain (1).

(1) H. Huchard, Traité des maladies du cœur, 1899. — De la Camp, Experimentelle Studien (i ber die akute Herzdilatation (Zeilschr. f. telin. Med., 1905). — A. Selig, Wiener klin. Woch., 1905. — I,. Cheinisse, Existe-t-il une dilatation aigue du cœur? ( Semaine médicale, 1907).

SYNERGIES MORBIDES DU PNEUMOGASTRIQUE

I. Trépied morbide du pneumogastrique. — Affections de l’estomac, du poumon, du cœur s’influençant réciproquement. Névralgie et névrite du pneumogastrique; dilatation stomacale d’origine nerveuse; gastralgie et angine de poitrine, congestion pulmonaire. — Angine de poitrine nerveuse et congestion pulmonaire; observation. — Formes syncopale et dyspnéique de la dyspepsie. — Toux émétisante des tuberculeux. Dyspepsie prémonitoire de la tuberculose pulmonaire ; fausses maladies de l’estomac. — Facile excitabilité du nerf vague.

II. Trois asystolies. — Asystolie des cardiopathies valvulaires ; toxiasystolie des cardiopathies artérielles ; asystolie nerveuse.

III. Asystolie nerveuse. — Tableau de l’hyposystolie et de l’asystolie (ou asthénie cardio-vasculaire) dans les cardiopathies valvulaires. Asystolies nerveuses : tachycardie, embryocardie, arythmie, symptômes douloureux, lipothymies, syncopes, œdème du poumon. Mort lente par asphyxie dans l’asystolie cardio-vasculaire ; mort subite ou rapide par syncope ou œdème suraigu du poumon dans l’asystolie nerveuse. — Asystolie dans le goitre exophtalmique, la tachycardie paroxystique, la tuberculose pulmonaire avec adénopathie trachéobronchique, les tumeurs du médiastin, les polynévrites, la vagonévrite, les péricardites et surtout la médiastino-péricardite calleuse.

Page 1