‹ Maladies du cœurChapitre 7 sur 204 · II. — Conséquences des palpitations · texte numérisé non relu

II. — Conséquences des palpitations

Puisque les palpitations sont constituées par des battements cardiaques plus forts, plus précipités, douloureusement ressentis, elles s’accompagnent d'une certaineangoisse ou anxiété pcécordiale, parfois même d’une vague sensation de dyspnée. Gendrin avait noté, dans les palpitations très violentes et prolongées, l’existence d'une douleur yravativc à l'hypocondre droit , douleur qu'il expliquait de la façon suivante : Pendant les palpitations, les veines des parties latérales du cou subissent une distension notable par suite de la rapidité insolite avec laquelle le sang est ramené au cœur. Cette stase sanguine serait alors l'image de celle qui se passe dans le cerveau, le poumon et le foie, d’où la céphalalgie, la dyspnée et la douleur de l'hypocondre droit que les malades accusent lorsqu'ils sont en proie à des palpitations très énergiques.

Celles-ci pourraient encore, d'après le même auteur, produire, en l'absence de péricardite, un bruit de frottement sous l’apparence d’un bruit sec et superficiel, se limitant à la durée de la systole et de la diastole. Mais ce fait est très contestable, et il en est de même d’une sorte d’insuffisance ou de sténose fonctionnelle de l’orifice mitral, produites par un trouble passager dans la contractilité des piliers musculaires et donnant lieu à un souffle systolique, léger et transitoire de la pointe. Il est probable que celui-ci appartient le plus souvent à la catégorie des souilles cardio-pulmonaires ou extracardiaques.

Enfin, on a prétendu autrefois, etquelquesauteurs admettent encore, que les palpitations peuvent aboutir àl’ hypertrophie du cœur par surmenage de l’organe : regrettable erreur, puisque l’on prend l’eflet pour la cause. Ce sont les maladies

PALPITATIONS

du myocarde et du rein qui provoquent les palpitations, et non celles-ci qui produisent l'hypertrophie ventriculaire.

On a encore dit que l’usage prolongé de la digitale était capable de déterminer une hypertrophie du cœur, et Wynn a publié une observation avec expériences sur les animaux, tendant à démontrer ce fait (1). On doit l’accepter avec la plus grande réserve.

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