Nature de ces tendons
Des recherches anatomiques toutes récentes viennent de jeter un jour nouveau sur la question. On trouvera dans mon étude précédente, sur la maladie de Stokes-Adams, d amples
TENDONS ABERRANTS DU CŒUR
détails sur 1 anatomie et la physiologie du faisceau auriculoventriculaire ou faisceau de Gaskell-llis.
En 1845, Purkinje avait décrit chez les mammifères des libres musculaires spéciales situées dans le septum interventriculaire. Mais pendant longtemps on n’avait pu comprendre leur signification. Gaskell démontra en 1883 qu’il existait, contrairement à l’opinion admise, un lien fonctionnel entre les musculatures des ventricules et des oreillettes, lien constitué par un mince faisceau musculaire. Ilis, en 1893, et après lui d'autres observateurs, décrivirent ce faisceauchez l’homme. Il y a deux ans, Tawara en fil chez l’homme cl chez différents mammifères une étude anatomique et histologique des plus complètes.
11 nous suffira de rappeler que ce faisceau, né dans la musculature des oreillettes, réunitses fibres en une sorte de nœud dans le septum interauriculaire. De là, il descend traverser l'anneau fibreux auriculo-ventriculaire et s’engage dans le septum interventriculaire où il se sépare en deux branches, une pour chaque ventricule. Chez l’homme, les dernières ramifications passent du septum dans les muscles papillaires en formant des trabécules ou piliers très accentués.
Chez les ruminants, ces branches passent directement du septum aux muscles papillaires sous forme de cordes tendues à travers la cavité du ventricule droit ou gauche. Les tendons aberrants signalés exceptionnellement chez l’homme ne sont autre chose que des branches du faisceau de Gaskell ayant suivi un trajet anormal chez l’homme, mais normal chez beaucoup d’animaux.
Voilà tout ce que l'on doit savoir sur cetle question qui constitue plutôt une curiosité anatomique, mais dont l’intérêt clinique n’est pas sans valeur, puisqu’il est possible d'établir parfois un diagnostic sans pronostic grave, malgré l’intensité de certains bruits morbides.
Inutile d'ajouter que la thérapeutique est nulle.
TACHYCARDIE PAROXYSTIQUE. — TRAITEMENT.
I. Exposé clinique. — Caractères cliniques; apparition et disparition soudaines des accès ; contraste entre la violence des battements cardiaques et la faiblesse des pulsations artérielles ; pouls instable, hypotension 'vasculaire et embryocardie ; tachycardie orthostatique; fausse angine de poitrine et angine coronarienne; ischémie artérielle ; arythmie angoissante paroxystique. — Tachycardie paroxystique au cours du goitre exophtalmique et des affections valvulaires du cœur. — Tachycardie à accès prolongés ou continus : dilatation du cœur droit, battements veineux du cou. — Dilatation des cavités du cœur avec thrombose cardiaque et embolies; embolie cérébrale; embolie de I humérale. Terminaison par asystolie dans les cardiopathies valvulaires compliquées de tachycardie paroxystique.
II. D iagnostic. — Myocardite, palpitations ; tachycardies des cardiopathies, de l’hystérie, de la neurasthénie, des maladies infectieuses, de l’adénopathie trachéo-bronchique, du tabes, de la ménopause, de la tuberculose pulmonaire. — Angine de poitrine. Tachycardie par excitation du nerf sympathique ou paralvsie du pneumogastrique.
III. 1\ vruoGÉNiE. — Origine bulbaire. Paralysie du pneumogastrique à sa terminaison. Hyperexcitabilité du faisceau auriculo-ventriculaire. Hypertension artérielle. Tachycardie paroxystique et tachycardie amylique. Origine thyroïdienne. Dilatation primitive du cœur.
[V. Etiologie. — Traumatismes, émotions, maladies infectieuses. Maladie familiale et hérédité indirecte. Rapports avec l'épilepsie et la migraine. Affection de l’âge adulte ou de la jeunesse. Rapports de la tachycardie paroxystique avec le goiLrc exophtalmique et les diverses cardiopathies.
V. Traitement. — Indications thérapeutiques. Repos, digitale, quinine, compression à la région cervicale, électricité, hydrothérapie, organothérapie. — Traitement hydrominéral.