II. — Diagnostic
La tachycardie paroxystique est encore souvent méconnue, et elle a cependant une grande importance en clinique. Nul doute (pie la tachycardie essentielle à accès continus ou prolongés n’ait été souvent confondue avec une, myocardite , et deux fois déjà j’ai été témoin de cette erreur. Quant à la tachycardie paroxystique à accès plus courts, elle a été et elle est
(1 ) II. H uc h a rd, Traité clinique des maladies du cœur cl des vaisseaux, 2° édit., Paris, 1893, p. 275 et 373. Traité clinique des maladies du cœur et de l’aorte, 3e édit,., t.. 1, p. 281 et 471. t. II, p. 457. (Je précise la citation parce que dernièrement un autour allemand a découvert de nouveau ce syndrome sans citer le nom de l’auteur qui 1 a précédé.)
TACHYCARDIE PAROXYSTIQUE. TRAITEMENT.
encore très souvent confondue avec de simples palpitations , ce qui montre qu'elle est beaucoup plus fréquente qu on le croit. Le diagnostic est ordinairement facile si 1 on s appuie sur l’apparition et la disparition rapide des accès, sur 1 accélération extrême du pouls. Ainsi, la tachycardie paroxystique se distingue aisément des tachycardies survenant au cours des cardiopathies, de l’hystérie, de la neurasthénie, de la fièvre typhoïde et des maladies infectieuses, de la tuberculose pulmonaire, de l’adénopathie trachéo-bronchique par compression des nerfs pneumogastriques, de la ménopause, du tabes.
Lorsqu’elle s’accompagne d’angoisse et d’anxiété précordiale, de douleurs anginiformes, on croit à une angine poitrine qui n’existe pas. Je ne fais que mentionner le diagnostic de la tachycardie par excitation du sympathique ou paralysie du pneumogastrique (1).