I. -mus vemeux;2, oreillette ouverte pour
montrer la valvule veineuse fermant Imi- lialil', Keilll a pU, Cl) pa-
fice du sinus: .-.. canal auriculaire; i, ven- ve\\les c\ rc » Il - 1 a lice>. ivhoil-
tricule; 5, bullms cerdis; <>. orifice ven- , .
triculaire du balbus cordis; :. oriïcc ver, grâce fe leur composition, aortiqne du bulbus cordis; 8, aorte ven- les lilues propres au bulbus tralc- cordis, qui d'ordinaire ont
disparu. Enfin, si c'est sa partie proche de l'aorte qui évolue anormalement, le rétrécissement affecte, non l'infundibulum, mais la région sous aortu pie. et il se produit un rétrécissement prèartériel, d'ailleurs très rare, car l'arrêt • le développement affecte plus fréquemment la portion infundibulaire que la portion aortique.
Mais ce n'esl pas tout . I .<• bulbus cordis intervient également dans la constitution»des valves tricuspides et pulmonaires, qui se forment aux dépens de deux bourrelets émanés de lui et dont l'évolution peut être entravée, comme la sienne. Cela explique, ee qui- ne faisait pas la théorie de Rokïtansky, ("association] de lésions de l'infandibnhim avec des malformations des valves enquestionet, rencontre curieuse, un cas i apporté par Lelulle lui-même en est un exempte très dé-
\li ! <:i [OXS CONGÉNITALES.
monstratif. Il y est noté, en effet, que la valve médiane de li tricus pide faisail défaul et que les valves pulmonaires étaient au nombre de deux et non de trois. Cette disposition, jointe au rétrécissement infundibulaire, n'illustre-t-elle pas d'une manière saisissante I i ception de Keith relative au rôledu bulbus cordia dans la genèse des malformations de l'artère pulmon lire '
l ,, autre fait emprunté par Letulle à la pathol térinaire
; \ iuche: bulbus cordis en tant qie cavité s , bulbus
lia incorpon au ventricule droit. I ,'oi irentricuiea gauche >-i droil : i bulbu! ... orifice ventriculaire du bulbus cord
iûce auriculo-ventriculai inten entriculaire (d'après Keith).
en montre également !<■ bien-fondé. Il concernait un eu ur de présentant à la fois un rciirci---fin.Mil infundibulaire et un rélr Bernent sous aorlique. Cestla, à coup sûr, une coïncidence singulière (|ui cadre mal avec la théorie inflammatoire, mais qui fort bien si Pon invoque un arrêt simultané du développement des (l.-n\ portions du bulbus cordis.
En résumé, il es1 logique d'attribuer avec Keith à une évolution imparfaite de cette formation la presque totalité des lésions coni taies du cœur : transpositions vasculaires, réti surtout infundibulaire et préaortique D'après Keith, la pourrait être rattachée a une endocardite fœtale sérail la sl< pulmonaire par soudure des valves, à condition toutefois que l'infundibulum ait conservé sa disposition normale.
Enfin, pour expliquer l'arrêt de développement, on a iw\
influences héréditaires. Landouzy et Laederich ont insisté sur le rôle «le la tuberculose des ascendants, qui nous a paru en effet en cause chez quelques-uns de nos malades. Edmond Fournier incrimine plutôt la syphilis héréditaire, et il a rapporté un certain nombre de <;i- de lésions congénitales du cœur coïncidant avec des stigmates de cette affection.
Cyanose. — Malgré son aspect si particulier, la cyanose a été méconnue jusque dans le cours du xvme siècle. Sénac, en 1749, en a rapporté la première observation authentique suivie d'autopsie ; celle-ci ayant révélé l'existence d'une communication anormale entre les cavités du cœur, il attribua la coloration bleue des téguments au mélange des deux sangs.
Vieussens, Morgagni publièrent des faits analogues, mais qui attirèrent si peu l'attention que Chamseru, qui en communique un autre, en 1789, à la Société royale de médecine, crut avoir trouvé une maladie nouvelle qu'il proposa d'appeler «ictère violet ».
Au début du siècle dernier, Caillot, Corvisart en signalèrent quelques cas, et Gintrac en fit l'objet d'une étude approfondie dans sa Thèse inaugurale de 1814 et surtout dans une monographie publiée en 1824. Il accepta l'interprétation en vogue et définit la cyanose « une maladie constituée par l'introduction du sang veineux dans le système artériel général, en vertu de communications ouvertes, soit entre les cavités droites et les cavités gauches du cœur; soit entre les principaux troncs vasculaires ».
Cette théorie fut combattue dès son apparition par Férus, pour qui la cyanose résultait d'une stase périphérique. Cette explication fut admise ultérieurement par Bouillaud, Rokitansky, Grancher et par Potain. Pour Grancher, la cyanose congénitale ne se distinguerait de la cyanose acquise des cardiopathies ou des affections pleuro-pulmonaires chroniques que par sa date d'apparition.
Une troisième théorie, formulée par Oppol/er et Louis, a attribué la cyanose à l'insuffisance de l hématose provoquée par le rétrécissement pulmonaire.
Ces deux dernières théories sont inadmissibles. A celle d'Oppolzer on peut opposer que le rétrécissement de l'artère pulmonaire, aussi prononcé soit-il, ne détermine de cyanose que s'il existe d'autres malformations cardiaques ; à celle de Grancher, que la cyanose congénitale n'est pas accompagnée, comme la cyanose périphériqu<\ d'infiltration œdémateuse et de stase \ iscérale.
En résumé, la théorie du mélange des deux sangs parait la seule plausible bien qu'on en ait contesté la valeur en «lisant que la cyanose peut se produire sans qu'il y ait mélange des deux sangs el que ce mélange n'est pas nécessairement suivi de cyanose.
La première objection n'est pas fondée. Elle s'appuie, à vrai dire, sur l'analogie de la cyanose des cardiopathies acquises et de la
Al I EC1 l' »>- C0NGÉN1 L'ALI S. SI 201
cyanose congénitale. Mais, nous venons de le faire remarquer, la première esl associée à des troubles que l'on ne retrouve pas dans la maladie bleue. Déplus, elle est ordinairement beaucoup moins accusée, et, si elle est très intense, elle peul s'expliquer également par le mélange des deux sangs. Bard el Curtillet ont monti effet que la pression excessive du Bang dans roreillette droite, au cours de certaines cardiopathies, provoque parfois la réouverture <lu Lion de Botal, ce qui permet au Bang veineux de pénétrer dans roreillette gauche.
I.;i seconde objection serait plus sérieuse si elle était valable. Mais nous ne connaissons pasdans la Bcience de cas de mélange avéré des deux sangs Bans cyanose. Ceux <pii mil été rapportés par Bouillaud, par H. Roger, Maure! et Grancher, ont Irait 6 de très larges communications interventriculaires, n'ayant donné lieu pendant la vie à aucune coloration anormale des téguments. Or rien ne prouve, malgré l'avis de ces auteurs, qu'il j eut nécessairement mélange des deux sangs. <>n sait, en effet, que l'indépendance des deux ventricules est due moins à la présence «le la cloison qui les sépare <im';'i la disposition de leur appareil musculaire, et que le sang provenant des veines caves, d'une part, des veines pulmonaires, de l'autre, esl dirigé ver- le tronc artériel correspondant par une sorte <lc canal à parois contractiles formé par l'oreillette el les vestibules préartériels. D'ailleurs, s'il en était autrement, on ne pourrait guère s'expliquer qu'une large béance du septum sml parfois compatible avec une longue survie. Enfin cette malformation ne s ai compagne généralement pas de bruit de souffle, ce qui prouve qu'il n'y a pas conflit entre les ondes Banguines el que celles-ci cheminent pour ainsi dire côte à côte Bans Be confondre. La cyanose d apparat! alors que dans les phases ultimes, quand, pour une raison quelconque : maladies intercurrentes, fatigues excessives, affections pulmonaires, etc., l'équilibre circulatoire étant définitivement rompu, il Be produit une stase permanente dans les cavités droites. En résumé, conformément à l'assertion de Gintrac, la cyanose congénitale ne peut être imputable qu'à un mélange desdeux Bangs, dans l'intérieur du cœur ou bien à Ba sortie, dans des vaisseaux vicieusement
implante- OU cmiiiiiunnpi.ini anormalement entre eux.
D'après une autre théorie, «pu nous a été attribuée à tort, la cyanose résulterait de l'augmentation du nombre «le- globules rouges Nous n'avons jamais rien «lit de pareil et nous avons tait remarquer, au con traire, que la polyglobulie des affections congénitales esl tardive ou tout au au moins secondaire, qu'elle esl consécutive aux troubles de l'hématose el qu'elle ne saurait en aucune façon expliquer la cyanose
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