‹ Maladies du cœurChapitre 56 sur 97 · I \ . ... B II A · texte numérisé non relu

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acquis de l'artère pulmonaire i fiei un malade n

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a\(.im: de poitrine

Le syndrome auquel on donne le nom d'angine '!<• poitrine est constitué par trois symptômes principaux, qui sonl : i une douleur thoracique à siège habituellement rétro sternal, plus rarement précordial; 2° des irradiations pénibles dans la partie supérieure «lu

corps, aotamment dans l'épaule <■! I<- bras gauches; i Bene

d'angoisse mentale qui marche de pair avec les phénomènes précédent s.

L'angine de poitrine revêt deux Formes distinctes. Dans la pre-

■!■<•, la crise apparaît à la suite d'un effort. Elle débute soit par la

douleur rétro-sternale, ce qui esl la règle, soit par les irradiations, la douleur rétro-sternale ne survenant qu'après, et elle cesse dès que l'effort a été suspendu ou dans les quelques minutes qui suivent.

I):uis sa seconde forme, l'angine de poitrine éclate brusquement .-m repos, la nuit de préférence. Elle atteint de suite une extrême intensité. La douleur, les irradiations et I angoisse sont portées d'em blée à leur maximum, et la crise peut être d'une telle violence que la mort soit immédiate. Si elle guérit, ce n'est qu'après un certain nombre d'heures et «I»' retours offensifs des phénomènes douloureux.

<)n ;i donné à ces syndromes les noms d'angine de poitrine d'effort el d'angine de poitrine de décubitus, pour rappeler les conditions différentes de leur apparition ; mais, dans la pratique, ils sont fréquemment associés, el il existe de plus des états intermédiaires dans lesquels les caractères propres n chacun d'eux se combinent ou s'effacent. C'est ainsi que l'influence provocatrice ne se manifeste pas toujours de la même façon, le syndrome angineux pouvant éclater m lislinctemenl au repos ou après l'effort ; ou bien les symptômes respiratoires, d'ordinaire au second plan, prennent la première place I ela explique la multiplicité des descriptions el celle des interprétations auxquelles l'angine de poitrine s donné lieu. Elle n a été bien individualisée qu'à la fin du xviir" siècle.

HISTORIQUE. I n cas singulier de pratique médicale ayant .lit iré l'attention du I » Rougnon,de Besancon, celui ci en fit le >l une tel i re qu'il adressa en i ~i'iS > Lori j

Il concernait un capitaine de cavalerie mort inopinément un cours d'une crise douloureuse, siégeant dans la région rétro slernale et survenue après un effort De pareil 1< aient manin

déjà antérieurement avec les mêmes caractères el dans les mêmes conditions. Elles faisaient i omplètement défaut au re|

A la même époque, W. Heberden rapporta un cas analogue. Il

passa pour avoir décril le premier l'affection, parce qu'il lui donna un nom, ce que Rougnon avait omis de faire. Il l'appela angine de poitrine (de /•;/•.. j'étrangle , à cause du sentiment de strangulation el d'anxiété dont elle s'accompagne.

Les observations de Rougnon et d'Heberden ne restèrent pas isolées, il «-il fut publié un grand nombre d'autres, absolument semblables, par Wall, Fothergill, Parry, Kreysig, Desportes, etc. Elles n'ajoutèrent rien à la description magistrale d'Heberden ; elles eurent seulement pour effet d'en déformer certains traits. C'est ainsi que llealh, insistant plus que de raison sur les accident pulmonaires, crut nécessaire de débaptiser l'angine de poitrine et de l'appeler «asthme spasmodique ». I>«- même Baumes, frappé de l'excessive intensité des phénomènes douloureux, proposa une nouvelle dénomination, celle de «sternalgie », méconnaissant ainsi la nature véritable de l'angine de poitrine. Puis on reconnut la réalité de l'entité morbide nouvellement décrite, et l'appellation proposée par W. Heberden devint définitive.

Par contre, on fut loin de s'entendre sur le mécanisme des symptômes et la nature des lésions trouvées à l'autopsie. Il suffit de rappeler que l'angine de poitrine fut successivement attribuée à la dégénérescence graisseuse du cœur, à des lésions du médiastin, à l'ossification des artères coronaires, etc.

Dans la dernière moitié du siècle dernier, à la suite des travaux de Potain et de Huchard, on pensait assez unanimement que l'angine de poitrine d'effort étail duc à une cause unique, le rétrécissement des artères coronaires, d'où le nom de sténocardie qu'on lui donna. Il semble aujourd'hui que cette interprétation trop exclusive doive être abandonnée.

La seconde variété d'angine de poitrine, angine de décubitus, n'esl bien connue que depuis quelques années. Il n'y a pas plus de trente ans en effet que Fraentzel el Lauder Brunton ont attire L'attention sur les accidents qui accompagnent la dilatation aiguë du cœur, accidents qui surviennent souvent la nuit et revêtent les carac tères attribués à l'angine de poitrine. Ils en ont conclu que la même dénomination devait leur être applicable, la seule différence consistant dans l'absence apparente de causes provocatrices. I lette forme de la maladie a été étudiée ['lus récemment par Merklen, qui en a donné une description lies exacte ci .pu l'a rattachée également à la dilatation aiguë du ventricule gauche, ou autrement dit au cœur forcé.

SYMPTOMATOLOGIE. Angine de poitrine d'effort

('.elle forme de l'angine de poitrine est celle qui a été magistralement décrite par Rougnon et Heberden. Les symptômes en -ont si typiques qu'il est facile i\'ru reconstituer le tableau dans tous ses

détails, dès que le malade en a signalé un .le- éléments.

ANGINE Dl. POU RIN1 . ï:i -445

C'est au coure d'une santé en apparence parfaite que le premier accès Burvient. Après le repas de midi ou celui du soir, le malade, anl un peu le pas, ressenl soudainement derrière l<- sternum, ;i la hauteur des premiers espaces intercostaux, une douleur qui Pétonne h l'inquiète. Cette douleur ne constitue cependanl d'abord qu'une simple gêne; le malade la tnel Bur le compte d'une digestion laborieuse el pense qu'un peu d'exercice ne lardera pas a la dissiper. Il continue donc la marche, mais la douleur qui chevauche avec lui, loin de s'atténuer, augmente progressivement. Elle s'étale transversalement dans la région supérieure du Ihorax, tendant a gagner l'épaule, Burtoul à gauche, puis descend dans le bras du môme côté, en suivant sa face interne pour ;> Il <■ i se perdre dans l'extrémité des doigts, notamment de l'annulaire el de l'aui iculaire. En même temps survient une sensation d'angoisse indicible, une vision très nette que la persistance de la douleur conduirait fatalement à la mort. Vaincu par la souffrance, le malade B'arréte et, comme par enchantement, la douleur s'arrête aussi, Boit imm kliateniciii, -oii seulement après quelques minutes, en décroissant progressivement d'intensité. I ne nouvelle tentative de marche est suivie ilr^ mêmes effets, '■! ce n'est qu'en modérant l'allure, <-n évitant tout effort que le malade peut terminer sa course, craignant à chaque instant le retour de pareils accidents Cependanl la Bn delà journée <■! la nuit 'pu la suit se passent tranquillement et, du mal de la veille, il ne reste que le souvenir d'un Incident pénible et inexpliqué.

Parfois l'accalmie dure plusieurs jours, plusieurs semaines el même plus encore. Tout paraît oublié quand, bous l'influence delà même cause, ta marche après le repas, la crise douloureuse reparaît a\<'«- des caractères identiques. Cette fois elle est plus tenace . elle s'installe à demeure, reprenant iul.i--alil. •ment à tout nouvel effort, s'atténuant dès qu'il est suspendu. Le malade n'essaie plus <lr surmonter la douleur. \ tout instant il est contraint de B'arrêter, prenant <l<-\;iiii un étalage ou une devanture de boutique une attitude indifférente pour ne pas attirer l'attention des passants. Mais son visage pale el anxieux, l'air de souffrance qui altère ses traits, la rigidité de son attitude, le soin qu'il prend de bou tenir de la main droite Bon bras gauche douloureusement engourdi, fait facilement reconnaître à un œil exercé que ce bou" tiquier -i attentifà cequi se passe en lui est un malheureux êtreen étal de mal nngineux Convaincu enfin de l'inutilité île ses efforts, il vient soumettre son cas a son médecin qui i '-ni alors en étudier en détail les différents éléments el les causes provocatrii •

I ;i douleur, symptôme capital «le l'angine île poitrin der

rière le sternum, à sa partie supérieure, où elle reste parf liaée Plus souvent, elle irradie transversalement <•!) barre droite et à gauche, dans la région des deuxième et troisième esj

'.'.r. I'. VAQUEZ. - MALADIES DU CŒUR.

intercostaux. Il n'est pas rare non plus qu'elle se propage en arrière, qu'elle soil « transfïxiante pour venir aboutir dans le .le-, entre les deux omoplates. Bile es! l'objet, delà part des malades, do descriptions différentes, mais font aussi expressives. Tantôt c'est une griffe de fer, ou un étau étreîgnanl la poitrine, tantôt c'est la sensation d'un écrasement par une pression tendant à rapprocher le thorax des parties profondes. Mais tous insistenl sur son caractère particulièrement violent et insoutenable.

Les irradiations se dirigent le plus habituellement vers le côté gauche, dans le domaine du plexus brachial, ou relui du plexus cervical. Elles consistent dans dos fourmillements, dans des élancements douloureux qui gagnent l'épaule gauche, puis le bras et l'avant-bras, surtout son bord cubital pour venir se perdre à l'extrémitédes deux derniers doigts. Mais parfois la sensation s'arrête nu poignet, qui est. serré comme dans un bracelet, ou bien au nli du coude. Quand la douleur envahit le domaine du plexus cervical, elle remonte vers le cou. le menton, la mâchoire inférieure, en suivant la branche montante du maxillaire pour aboutir à l'oreille. Tes deux sortes d'irradiations, d'ordinaire indépendantes, peuvent être associées dans les formes sévères de la maladie.

Les irradiations vers le côté droit, quoique moins fréquentes que le-, précédentes, ne sont cependant pas exceptionnelles. Elles présent eut une disposition topographique et des caractères identiques. De même elles peinent être isolées ou coïncider avec les irradiations à gauche. Dans ce dernier cas, la douleur envahit les deux épaules et descend le loim du bras jusqu'aux doigts, ou bien elle s'arrête également des deux côtés, au pli du coude ou au poignet.

Il est possible enfin que les irradiations se fassent à grande distance et intéressent la sensibilité périphérique : l'épigastre, les mbres inférieurs, les testicules, etc.

L'angoisse ou sensation de mort prochaine représente la répercussion mentale de la douleur; (die est en raison directe de son intensité, mais elle dépend aussi en grande partie de la disposition psychique du sujet. Elle ne constitue cependant pas un élément nécessaire du syndrome angineux et, quand la douleur est modérée, l'angoisse peut l'aire totalement défaut.

A ces symptômes s'ajoutent parfois des phénomènes fugacesi d'ordre vaso-moteur, connue le gonflemenl des mains, souvent signalé par les malades cl qui consiste plutôt dan- une simple sensation subjective que dans un véritable œdème. Plus fréquente est une rougeur diffuse des mains et des avant-bras «pii accompagne ou <pii précède la crise : c'est la l'orme vaso-motrice i\e l'angine de poitrine décrite par Nothnagel. Risl et Gilbert ont rapporté i\^< cas où la rougeur envahissait la poitrine et la l'ace et disparaissait après quelques minutai,

m DE POU RîNE. ;:t ',','

La position adoptée par les malades pendanl la quoi qu'on en ;iil dit, rien d'absolu. Certains profèrent la position verticale, qui, par le redressement des vertèbres, leurprocure un peu 1 1 1 .- 1 l- . • 1 1 » < - 1 1 1 d'autres aimenl mieux pester assis h'- même il psi I uiets qui, au moment de la douleur, conservent une immobilité complète, tandis < { 1 1 • - d'autres ramènent la main droite sur le thorax, qu'elle comprime, ou soua l'avanl bra gauche, qu'elle soulèvi qu'elle frictionne, ces manœuvres atténuant quelquepeu la violence des phénomènes pénibles. Chez lous, la face pAle, l'aspeel angoissé témoignent de l'intensité de la souffrance.

La crise d'angine de poitrine est très souvent réduite aux sym p tomes que nous venons d'énumérer, et il n'y a aucun signe objectif. C'est ce que les anciens auteurs avaient déjà noté. Parfois, au contraire, on constate quelques modifications <lu c/Ué de la circulation ou de la respiration lesquels, d'ailleurs, n'ont pas loirours une

grande signification.

Le pouls reste d'ordinaire calme et régulier. Parfois cependant, il est ralenti <>n accéléré pendanl la crise <•! reprend ensuite Bon rythme antérieur. Les irrégularités, consistant -"il dans des extrasystoles, soit dans <!<• l'arythmie complète, sont habituellement indépendantes <!>• l'accès angincux, «lu moins dans la forme dite d'effort de l'angine de poitrine.

I .1 |>f-«- — — 1« iii artérielle est élevée lorsqu'il existe des lésions étendues du système artériel <>u une altération rénale chronique; dans les autres cas, elle peut être normale. Pal a prétendu cependant que l'hypertension était ft neu près constante au moment de la cris il .1 été amené :'i considérer celle <•! comme une Borte de crise vasculaire hypertensive. Celte assertion est certainement e avons eu souvent l'occasion d'exnminerd ntteinls «l'angine

Je poitrine d'effort et de nous nssurer « | n«- !«• rhilTn rie leur |>re artérielle restait le mAme, avant, pendanl et n\ dou-

loureux.

I ,i respiration n'est p ■ ■ cl, ni elle paraît quelqtn

lente <-i anxieuse, cela tient i l'intensité <!<• la doulem '•! non h une véritable dyspnée. L'angine de poitrine d'effori ne compagne que très exceptionnellement <-\ que très tardivement des complications asthmatiformes ou oedémateuses, si fréquentes par contre dans l'autre variété delà maladie.

I ;i durée '!•' la crise d'angine de poitrine e<l, dan" - ini-

lial tout ni moins, réglée pour ainsi dire par le malade '

-i l'accès est survenu pen tant la m irche, il suffit qu'elle suspendue pour que la douleur prenne fin. ' ependant, dans les formes gravos et inv< la douleur peut l"-n

dant nu quart d'heure, une demi-heure «"l même plus

L'acoèa d'nngor s'atténue d'ordinaire progressivement i

148 II. VAQUEZ. — MALADIES Di: CŒUR.

douleur rétro-sternale < 1 1 1 i cède la première, el la sensation d'engourdissemenl dans l'un <>u l'autre liras ne -**■%.» 1 1 • m 1 1 que peu &

peu.

La fin de l'accès est marquée fréquemment par l'apparition de phénomènes critiques, signalés dans la plupart des observations, qui consistent dans des renvois de gaz par la bouche, ou dans l'émission d'une urine claire et abondante. Certains auteurs ont fait de ces phénomènes l'apanage de l'angine de poitrine névropathique; c'est une erreur absolue, et leur présence ne préjuge en rien de la nature de la maladie.

La mort peut survenir du fait même de l'accès d'angor et aux moments les plus divers. Parfois c'est le premier accès qui tue le malade; d'autres fois, la terminaison fatale seradifférée de quelques mois, de quelques années même, et elle aura lieu soit au début de l'accès par syncope, soit au moment où l'accès sera à son maximum, soit enfin au cours d'une recrudescence faisant suite à une période d'accalmie. Enfin la mort peut être douce, sans souffrance, après des accès répétés et très pénibles. Un malade que nous avions soigné pendant plusieurs années sans pouvoir empêcher le retour incessant dos crises douloureuses, s'étant senti plus incommodé encore que d'ordinaire, s'était allongé sur son lit pour attendre la fin de l'accès; lorsque son domestique entra dans sa chambre, il le trouva mort. Il avait succombé sans un cri, sans une plainte, tandis que dans les jours précédents, la douleur avait acquis par instants une intensité vraiment effroyable.

L'évolution de l'angine de poitrine d'effort est des plus variables. Très souvent elle est de longue durée, sans que cela modified'ailleurs, le pronostic ultérieur de la maladie. Presque quotidiennement les mêmes scènes se répètent, pendant des mois et des années, et il y a alors un contraste frappant entre la lutte soutenue dans la journée contre les paroxysmes douloureux et le calme qui succède au repos. Les nuits, en effet, se passent sans incident, --i ce n'est parfois un retour très passager de la crise lorsque le malade fait le léger effort qui consiste à monter sur son lit. Le sommeil est calme, et, s'il est parfois entrecoupé d'un réveil pénible, cela peut être dû à une circonstance très singulière, qui nous a été signalée par plusieurs malades. Elle consiste dans la représentation mentale, au coursd'un rêve, des conditions, marche ou effort, qui provoquent la crise à l'état de veille.

L'influence sédative du repos ue s'exerce pas au delà du repos luimême, et le lendemain, dès les premiers pas, la crise douloureuse reparaît avec les mêmes caractères. La prolongation du séjour au lit n'y change rien. Pour tenter de rompre l'implacable tendance des crises à se répéter, nous avons maintenu alités pendant près d'un mois des malades qui ne souffraient que dans la marche; l'échec a

m: 1)1. |-«,| | rine.

été constant. Le jour où il- se levaient, il- reprenaient pour ainsi dire le til de la maladie au poinl où il- l'avaient quitté.

A la longue, les accès d'angine de poitrine se reproduisent une facilité <\<- plus en plus grande sous I influence de causes minimes : le fait de se remuer, de levei le bras, de se trouver dans un couranl d'air un peu vif, de ressentir une émotion, mfmc \< . <l<- plonger les mains dans I eau froide, etc. A une phase plus avancée encore, les accès douloureux éclatenl spontanément au milii calme l«' plus complet, pendanl le sommeil, el leur durée se prolonge. Cette transformation de la maladie, déjà signalée par Heberden, implique un fâcheux pronostic. Si l'on n \ prenait pas gardi pourrait croire alors que l'angine de poitrine qui survient ainsi la nuil n'a rien à faire avec l'angine do poitrine d'effort Mais, '-n rétablissant par I interrogatoire des malades la filiation des événement s'aperçoil bientôt que c'est bien de celte forme de la maladie qu'il s'agit el que, -i elle s'est modifiée, i est seulement parce qu'elle

- est aggravée.

^. côté de cette forme Lypiquc de l'angine de poilrine 'I effort . il en est d'autres que l'on peut qualifier d'insolites el qui résultent '!«• ce fait que la douleur initiale présente des cari un peu différents,

ou qu'elle n'affecte pas avec les irradiations !«• rapport chronolo a ique habit uel.

Parfois la douleur, au 1 i « ■ 1 1 de siéger à la partie supérieure du sternum, débute un peu plus bas, au niveau de l'épigastre, pour remonter ensuite, dès que l'accès s'est constitué, le long de la

rég i * » i » slernale. « >n a donné à cette for particulière de la maladie

le nom d'angina abdominis^ ou d'angine épigastraltfique Son intérêt consiste en ce qu'elle donne fréquemment lieu à des erreurs de diagnostic. L'appariliou des douleursaprès l< - repas, le fait qu'elles

- accompagnent <\ une sensation * I * - plénitude gastrique el qu el terminent fréquemment pardes éru< talions, font penseraux ma

que Les troubles <l"ui ils souffrent sont «lu-- .1 un mauvais fonctionnement de l'estomac. Leur opinion est souvent partagée par le médecin jusqu'au jour où un examen plus attentif permet naître la nature exacte de l'affection < elle forme spéciale de I an gine résulte d'une localisation particulière des lésions organi sur la région terminale de l'aorte Ihoracique.

Enfin il peut arriver que lessymplômes <!<• l'angine de poitrii succèdent dans un ordre anormal. I 1 crise - nnnon< <■ ir des

fourmillements qui, parlant des <l<ui\ demie île lu

gauche, suivent le trajet «lu nerf cubital, en remontant le long <!«• la

interne <l<- l'avant bras <•! du bras. <>u bien l>- malade n'ai loiii d'abord qu'une sensation de constriclion au niveau du l>ui-> le membre entier s'engourdit, el bientôt la doul< l'épaule, liuii par atteindre la région rélro-sternale, où el

DK Ml fl . IM . Wli

450 II. \ Ami EZ. - MALADIES Dl CŒl R.

développe av< babituels. Il y a même d iù les

irradiations douloureuses constituent la seule manifestation de la crise, la douleur Lhoracique faisant entièrement < I « - l';i u L. Potaid a rapporté le fait d'un sujet qui, après avoir souffert il accès angineux typiques, mourut brusquemenl alors que le retour «l'un accès ne s'était manifesté que par une sensation pénible de serrement au niveau <lu poignet.

Parfois les malades succombent dès les premiers accès, D'ordinaire cependant la survie est plus ou moins i onsidérable et peut atteindre six, huit et même dix années. Dans eecas.il se produit des recrudescences et de.- rémissions à intervalles plus ou moins longs: ou bien les accès, d'abord très intenses, s'atténuent prog siveraentau point de disparaître pour quelques années; mais la guérison n'est jamais complète, car, même après une longue accalmie. l'an'ecLion reparaît presque infailliblement. D'ailleurs, le- rémissions sont souvent plus apparentes que réelles, et elles tiennent à ce que les malades conjurent les crises, soil en s'abstenant de marcher dans les moments où elles se produisent de préférence, soil en réglant leur allure de façon à les éviter.

Enfin, la morl peut èlre causée, non par les cru mêmes,

mais par les lésions organiques qui les accompagnent ou par une maladie intercurrente.

Dans l'immense majorité des cas, en effet , l'angine de poitrine coïncide avec «les altérations apparentes de l'aorte. La plus importante consiste dans une augmentation du calibre du vaisseau qui se révèle. par un débord de [a matité au niveau 'les deuxième et troisième espaces intercostaux du côté droit, par une surélévation de la bousclavière du même côté el par des battements aortiques perceptibles dans la fourchette Bus-sternale, Parfois il existe en plus un frémissement, sensible à la main, mais seulement au cas de lésion val\ulaire concomitante.

\ I auscultation, on entend soit seulement une accentuation du deuxième bruit a la base au niveau du foyer aortique, soil des bruits de souffle par insuffisance ou rétrécissement de l'orifice. Il nous a semble que l'angine de poitrine associée a un rétrécissement aortique Constituait une île- formes le- plus rebelle- ,1e la maladie.

I. 'examen radioscopique permet souvent de déceler le- lésions qui échappent a la percussion el a l'auscultation, (les lésions sont quantitatives ou qualitatives.

Parmi les altérations quantitatives prennent place les augmentations du diamètre aortique, parmi lesquelles il eu e>i uneassea spéciale à l'angine de poitrine épigastralgique. Elle consiste dans l'accroissement île l'arc aortique gauche ou mieux île la corde qui

-"il- tend eel are. < .el ai i i • Us-emeiil mai- a tOUJOUrS paru coïncider

avec une déformation vasculaire étendue el intéressant notamment

\\i.im i»i i'< »l i i;i.M . t:i

la partie descendante de I aorte ce qni explique le siège insolite des douleurs.

I ,es modifications qualitatives porlenl sur l'étal des parois du seau qui, au lieu d ôtre transparentes comme a I étal normal, sonl sombres ou parsemées de taches obscures. \ cela s'ajoute trèt souvenl une immobilité plus ou moins complète des contours vas culaires el un défaut d'expansion indiquant que les tuniques onl perdu leur élasticité. < es altérations, particulièrement fréquentes chez les Bujets .infinis d'angine de poitrine d'efforl justifient les phénomènes douloureux qui les accompagnent.

Enfin, mais plus rarement, l'affection se r<-<]mi aux phéi u

subjectifs, et l'examen objectif, clinique el radiologique, absolument négatif. Il n'en faudrait pas conclure trop vite que l on a affaire alors à une pseudo-angine de poitrine ou a une affection douloureuse mal déterminée et sans signification fâcheuse l'existence de lésions aortiques peul ne pas ôtre soupçonnée I n voici un exemple

l n jeune homme de <li\ huit ans était venu Be plaindre :■ notre consultation à l'hôpital Saint Antoine, d'une douleur de la n précordiale, provoquée par les efforts el Be propageant vers l'épaule gauche. Elle étail accompagnée d'agitation nerveuse, de rougeui de la face et de la poitrine el d 'hyperesthésie <l<- la paroi. Sa durée étail de <li\ minutes, un quart d'heureou même plus, et elle Be terminait par des éructations el une crise o*e larmes. Il semblait qu'en raison de l'Age du Bujel, des caractères anormaux de l'a et des manifestations névropathiques, le diagnostic d'ang nique devait ôtre écarté. D'ailleurs, il n') avait aucun signe objectif de lésion «lu cœur ou de i aorte. Quelques jours api jeune homme entrait dans notre service en véritable étal de angineux el succombait brusquement au milieu d'une cris \ I autopsie, nous constatâmes avec surprise qu'il existai! une aortite diffuse de la partie ascendante de l'aorte Les lésions étaient p minantes dans la région sus-sigmoïdienne, où elles avaient détei miné une sorte de boursouflement de la paroi interne, principalement an niveau des orifices des artères co lesquels étaient

oblitérés, du moins très notablement rétré

Inglnedc poitrine de décnbltns Celtefor le la maladie

diffère de la précédente en ce que les accès do nnenl

spontanément, l'influence de l'effort n') ayant aucune part. On l'a nommée angine de poitrine de décubitus pa peut

surprendre le malade au lii i est .1 dire dans le repos le plus complet

1 est fii effet la nuil que nigim pour la pren

fois sans que rien l'ail annon quelques

symptômes spé< iaux que nous signalerons ultérieurement Dai

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