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POILS ALTERNANT

L'alternance du pouls, décrite en 1872 par Traube, est a la fois la plus pare el la plus grave de-- arythmie-. • lette signification fâcheuse, qui lui a été attribuée parla plupart des observateurs, a été mise en doute dans ces dernières années, mais, semble-t-il, sans raison suffisante.

SYMPT0MAT0L0GIE. — Le pouls alternant consiste essentiellement dans une inégalité périodique de l'aranlitude des pulsations : une pulsation faible succédant régulièrement à une pulsation forte et inversement De plus, cette pulsation faible n'est pas rigoureusement équidistante des deux autres, et elle est plus proche de la pulsation forte qui la suit que de celle qui la précède. Traube avait

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attribué un troisième caractère au pouls alternanl c'est la l< persistance ou du moins la durée sans interruption, pendant plusieurs jours, de ce rythme du pouls. Mai •• n esl pas constant.

[,<■ pouli alternant esl d'ordinaire facile a reconnaître au simple palper <l<- l'artère radiale. I a \<<>u moyen de le rendre plus apparent esl de faire faire quelques mouvements au malade, de façon ft lérer le pouls, l'alternance B'exagérant, comme l'onl montré Tabora si lïih!. avec la fréquence des battements. ' n proi meil-

leur, recommandé par Hoffmann, consistée gêner la circulai on en comprimanl directement l'artère humérale avec le rant progressivement le bras avec une manchette de sphygmomanomètre, celle de notre sphygmotensiopbone par exemple. Le bai artificiel, que l'on règle ;i volonté, a naturellement plus d'effet sur la pulsation faible que sur la pulsation forte; a un certain moment, la première disparatl presque, ; * T « . i - — < j m* l'autre est ■* peine modifiée, et l'alternance se trouve ainsi exngéréc. Il peul même arriver, comme l'a noté Rehberg, que le retard de l'onde faible s< ment accru, mais cela ne B'observe pas toujours.

L'alternance du pouls ne se manifeste par invariablement ou de la même façon Bur les divers tracés graphiqu

Ses caractères i retrouvent au complet que Bur les '

veines et des artères l e sonl même les seuls où il soil possible de remarquer la différence <1<- l'intervalle des pulsations ou, ru d'autres termes, la brièveté de la pause qui suit la pulsation faible comparée à celle qui la précède

Sur les tracés du cœur, on constate bien, c mesurli 'nts,

l'inégalité d'amplitude des soulèvements sysloliques, i rticu-

larité importante, les pauses qui l« - éparenl son « • < 1 1 1 i indique <|U" le retard consécutif a la pulsation faible, ir les

sphygmogrammes, est un phénomène d'ordre périphérique. Il «•-! dû en effet à ce que l'onde qui donne nai pro

page tin » 1 1 1 ~ vite que l'autre dans les artères i

Fait plus curieux encore, les courbes électriques peuvent ne témoigner en aucune façon de ces d lomalies Parfait

effet, elles sont absolument normales; ou bien elles *-<>m atypiques, mais leurs modifications ne sonl p.i~ forcément de même sens <\ur celles du cardiogramme. Il n'est pas rare

|i>1<- de grande amplitud i systole forte ne pi ûble

élévation de la courbe électrique, la systole ' il au

contraire une forte éléi it ion Cette é>

au moins en ce qui concerne la signil

d'attribuer aux courbes électriques Rlle monti imenl

à I opinion de cerl tins auteurs <•! co

de courbes sonl incapables rie non

tricule fia I

Le |)oiils alternanl ne peu! être confondu qu'avec deux autres variétés d'arythmie: l'arythmie respiratoire el l'arythmie extrasystolique.

La pseudo-alternance respiratoire se reconnaîl facilement quand la respiration esl calme, car l'on voit alors que les pulsations faibles coïncident avec l'inspiration. Il n'eu esl pas de même quand la respiration est accélérée. Dans ce cas, losgroupesdes pulsations faibles se reproduisent souvent d'une façon quasi périodique, ce qui pourrait faire croire à une alternance vraie, d'autant plus queces deux variétés (I allernance peuvent s'observer chez les cardiaques à la période d'insuffisance. Pour les distinguer l'une «le l'autre, il n'\ a qu'à

Fip. 12;. — Pouls alternanl (d'après Pczzi el Donzelot). Le retard «le l'onde Faible ( — ), très apparent sur le sphygmogranime, ne se retrouve p;is mu- le cardiogramme.

faire suspendre la respiration. La pseudo alternance disparait alors instantanément, tandis que l'alternance vraie subsiste.

Le faux pouls alternant par extrasystoles esl dû à unbigéminisme, dans lequel la pulsation surajoutée est de moindre amplitude quela pulsation normale qui précède ou qui suit. [1 a donc de grandes analogies avec l'alternance vraie; mais, en général, le bigéminisme à forme pseudo-alternante se reconnaît : l"à ce qu'il varie d'un moment à l'autre sous lin 11 u :nce de la marche, des efforts, etc.; 2° à la présence à l'auscultation du cœur d'un bruit surajouté en rapport avec l'extrasystole ; 3° à l'éclat particulier du bru il qui la >uil .

A.u cas de doute, il faut avoir recours à l'examen des tracés gra phiques el considérer la longueur respective des pauses qui précèdent et qui suivent la pulsation faible.

Si la première est plus courte que la seconde, c'esl sûrement de bigéminisme qu'il s'agit .

Si elles sont égales, la conclusion esl la même, moins formelle cependant, car, malgré l'avis <lr Volhard, l'alternance vraie peut affecter cette disposition. On consultera alors le cardiogramme. Si les soulèvements \ sont équidistants, c'est à l'alternance que l'on a allant', au bigéminisme dans le cas contraire. Il n'y a à cela

Al; ï l il m il 5.

ts— sy:

qu'une exception, signalée par Rehberg el qui consiste dans la présence possible d'une extrasystole interpolée Voj p. laquelle peul siéger exactemenl a •'■■j;A<- distance dea deux autres contractions. Mais au cas l'e i stole interpolée, le soulèvement faible «In cardiogramme a'esl précédé d'aucun soulèvement <ln tracé veineux, car cette sorte d'exlrasyslole prend naissance dans l<- ventricule, tandis qu'il \ a toujours un soulèvement il«' la veine avant la contraction faible de I :ili«-rnance,

Enfin, si la pause «pu suit la pulsation faible est plus courte <|U'celle qui la précède, il est à présumer qu'il -;ilmi d'une véritable

LE

li. ij. i nme d'un cas de |><>ul~

que l. alterner

alternance ; mais cela n'est pas absolu ni certain, car il peut en

être ainsi, très rarement il est vrai, dans le bigéminisme. Dai

• m B'adressera ù l'électrocardiographie. La pulsation faible, si elle est due à l'alternance, donnera sur la courbe un complexus

typique, un complexus atypique si elle résulte d'ui xtracontrac-

i it»n \ i-ni riculaire.

Formes atypiques de l'alternance Dans la grande m i orité 'lr-> cas, l'alternance du pouls persiste pend ml un lemp "Ml1.

C'était même pour Traube un de ses principaux caracUsr - Parfois cependant elle ne dure que quelques instants, mais mes at)

|iii|iic-> ilu pouls alternant ne -.oui généralement apparentes que sur les i racés g raphiques.

La première variété d'alternance transitoire est consécutif l'emploi de certains médicaments i»u poisons du cœur, la digitale

notamment. Elle a été signalée par Traube ltiegcl,el étudi u-i 1 1 1 « •

par Pletnew, Cushny, Mackenzie, Ouilleaume, ele I Ile disparaît dès qu'on cesse le médicament, <-t <>u ne la constate <\ ordinaire que chei les sujets dont le myocarde est affaibli. < >n en a conclu qu laie ne devait pas être donnée aux malades déjà on étal d'ail ce qui est excessif.

I ne autre variété d'alternance transitoi elle qui suc»

parfois A l'arythmie extrasystoliquo Kllc i do travaux

importants dus a Mackenzie, Davenporl Windle I .-'\\ is, nous même i lieiti ol .1 < îra> ier.

L'alternance post-extrasyslolique appai i-> imraéd

ment après la pulsation forte qui succède a la pause compei

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