NOTIONS GÉNÉRALES DE TRAITEMENT
[(oui- éviter ['action excitante de la caféine esl '!<• prescrire i n même temps une dose de 0^,50 à I gramme <!«• bromure de polassium
Théobrominc. C'esl une dimâlhylxanlhine tirée du cacao el
homologue inférieur de la caféine EH I insoluble dans IVau,
môme bouillante, mais sa - tlubililé peul ôlre augmentée quand on la mélange avec des benzoatea <>u des salicylales alcalins. La diuré tine esl un composé de salicylate de soude el de théobromine, el L'agurine une combinaison an dogue on L'acétate de soude remplace le salie) late.
La théobromine agi! Lrès faiblement sur l'appareil circulatoire el presque uniquement sur l'épilhélium rénal, qu'elle inii<- en raison de son élimination par cette voie àl'étatde monomélhylxanthine. Elle a le grand avantage de ne p is s'ac cumuler, ce q li <-n permet l'emploi lin1'-* Hic indéfini. Par contre, elle provoque souvent delacépha des nausées et même souvent des vomissements, que l'<>n peutéviter <lan- une certaine sure <-u fractionnant i< s doa
( )n emploie la théobromine el la «I uré ine à la dose moyenne de l*r,50 à ' grammes par jour, l'agurine à celle di i<>.
Pour remplacer la théobromine de provenance allemande, on vend
en France sous le nomdethlosalvose ou <l«- théosol desi luilstoul
aussi recommandables.
Théocine. - La théocine ou théophylline synthétique esl le premier des alcaloïdes du thé réalisé en grand par synthèse.
Elle agit Bouvenl comme un puissant diurétique ; analogue à la théobromine, elle répond aux mêmes indications. Elle produit fois el surtout à jeun des troubles digestifs ; aussi 'l"ii on la donner aux repas ou avec «lu lait. I a dose esl de i gramme à .' grammes par jour, en cachets de 50 centigrami
L'acétate <!<' théocine Bodique, bien plus soluble, agit également plus vite. Il peul provoquer des accidents: aussi avons-nous reuoncé à s< >n emploi.
Nltrites lis ont été introduits dans la thérapeutique par Lauder Brunton en 1*7 1 el par Murrel,qui, en i s7'.». :i signalé l'elficacitéde la trinitrine dans le traitement de l'angine de poitrine. Breadburj et Leecii onl étudié comparativement et d'une manière plus complète l'action des dviers nitrites sur 1 organisme, rluchard en •< \ i r.in~.' l'emploi en France, et nous avons fait nous-même en 1908 '!<• nouvelles n- lier, hes expérimentales et clinique s sur l'action de < es livera médicaments.
I> une façon générale, I ssnilrites provoquent un abaissement de la pression artérielle, très rapide '•! très important quan I <>u s'adi .m nilrite d'amyle en inhalation, beaucoup moindre avec la trinitrine ou les ai tri tes alcalins.
Avec \o nitrilt tfamyle, il se manifeste vers la septième ou la huitième seconde, atteint 6 à " centimètres de mercure, puis
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suivi, après <I<mi x minutes, d'une phase réactionnelle au coui> de laquelle la pression revient à son chiffre antérieur <-t <|ii« ilq jefoismrme le dépasse. Ces phénomènes sont accompagnés d'une accélération delà fréquencedu pouls, laquelle peut atteindre jusqu'à 200pulsalions à la minute, mais pour quelques secondes seulement.
La trinilrine provoque de même un abaissement de pression, mais l>l'i- tardif et moins prononcé ; parfois même il fait complètement défaut, peut être parce qu'il est masqué par le retour de la phase réactionnelle. Il se produit vers la deuxième ou la troisième minute, pour disparaître vers la quatrième, et il est plus ou moins marqué suivant la rapidité de la diffusion du médicament dans l'organisme ; aussi, comme Ta noté Leech, est-il indépendant des dosesemployées. On prescrit la trinilrine en comprimés ou en solution. Les comprimés sont d'un usage plus pratique, mais leur action est parfois infidèle. La solution agit plus vite. On donne trois ou quatre gouttes de la solution alcoolique à 1 p. 100 dans de l'eau ou une potion.
Le tétranitrate d'érylhrol ou tetranitrol, assez prisé par les médecins anglais, aurait des effets de môme ordre, mais plus persistants. On l'emploie en comprimés à la dose de 2 à 3 milligrammes. Il a l'inconvénient de provoquer souvent des sensations pénibles de battements dans la tête.
Les nilriles alcalins ont une action encore plus lente, mais, au dire de certainsauteurs, Lau 1er Brunton notamment, beaucoup plus durable. Nous n'avons rien obtenu du nitrite de potasse. Le ni t rite de soude est certainement plus efticace, encore faut-il en user à dose assez élevée, 08r,15 par exemple, sans plus, en raison des vertiges et des vomissements qui pourraient se produiro.
Les nitrites organiques et alcalins sont essentiellement vaso-dilatateurs, et l'action spéciale du nitrite d'amyleet de la trinilrine dans l'angine de poitrine serait due à la localisation de la vaso-dilatalion sur le territoire des artères coronaires.
Ces mêmes médicaments donnent également de bons résultats dans le traitement de l'œdème aigu du poumon et des hémoplysies des tuberculeux, cequi sembleassez paradoxal, élantdonnée l'action vasodilatatrice que nous venons de signaler. Mais la contradiction n'est qu'apparente. En effet, si l'administration des nitrites provoque une vaso-dilatation active, celle-ci reste limitée à la grande circulât ion, notamment à la circulation des membres supérieurs et de la tète, où elle se révèle par une rougeur p'usou moins généralisée avec sensation désagréable de distension etde battements. Par contre, elle détermine de la vaso-constiii lion dans le domaine de la petite circulation. C'est ainsi que l'injection intraveineuse de nitrite d'amyle chez l'ani. mal est suivie d'une élévation de la pression dans le poumon avec anémie de l'organe, lequel, comme l'ont montré Pic etPeliljean, ne reprend sa coloration normale qu'après huit ou dix minutes. On
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comprend dès lors l'efficacité des nitrites organiques contre l< - accidents m- li'in ilcux ou hémorragiques liés aui fluxions pulmonaires où ils sembleraient a priori contre indiqués.
o pi ii m ei si's dérivés. Ce aonl des sédatifs puissants de la cir culation. Ils abaissent la tension sanguine et jouissent de propriétés eupnéiques remarquables. Aussi conviennent-ils merveilleusement dans Le traitement des crises vasculaires, car il- agissent à 1rs vaisseaux < I < » 1 1 1 ilsdiminuenl les spasmes, sur la respirationet but le système ni rveux. A ce titre, l'opium etprincipalement la morphine sont toujours indiqués au cas de roinplicnlion soudaine, douloureuse «»ii dyspnéisantej «■ 1 1 < •/: les aortiques ou les Bujets atteints d'hypertension artérielle. Souvent alors, contrairement & ce que Ton pourrait craindre, les opiacés n'onl pas d'action fâcheuse -ur la diurèse. Mais il n'en est pas de même dans les cas d'insuffisanc diaque progressive, où ils ont le grand inconvénient de diminuer la sécrétion rénale; aussi est-il préférable de s'en abstenir, à moins qu'il n'\ ail lieu d'intervenir coûte que coûte contre des acci lents particulièrement pénibles. Disons encore que l'opium peut être associé avec avan'age à d'aulres médicaments c irdiaques, ladig notamment, ou la trinilrine, dans le traitement de l'insuffa cardiaque par distensi m ventriculaire gauche.
Adrénaline, Elle ;i été introduite r< c immenl dans la thérapeutique des cardiopathies. En 1909, John a dil en avoir obtenu de très bons résultats < n injections II tra veineuses chez des mala les <'u . lai de collapsus cardiaque. Il s'est, à cette occasion, demandé si l'insufGsance surrénale ne jouera I pas un tôle import ni dans celte sorte d'accident. Celte hypothèses été reprise ultérieurement parj B la cher a également recommandé l'adrénaline d ms la myocardile aiguë diphtérique, H Clerc dans la d sfaillance a*'guë du cœur.
L'adrénaline agil en augment int la fréquence d i | ouïs el la pression artérielle. D'après B acher, cette action commencerait à se faire sentir dix ou quinze minul s après l'injection et durerait environ
quatre heures. Cl rc préconis ?con optimale dose de 3 centimètres
cubes de la solution au millième injectée en trois f< is dans les \ ingtquatre heures.