‹ Maladies du crane et de l'encéphaleChapitre 16 sur 123 · COMPLICATIONS DE LA TRÉPANATION · texte numérisé non relu

COMPLICATIONS DE LA TRÉPANATION

€xécut(^es en deux-temps; on fait, dans une première séance, la craniectomie, et on remet à une seconde séance l'opération qui s'adresse à la lésion elle-même.

Ce sont ensuite les accidents de méningo-encéphalite , li<'s à l'infection des méninges, et la hernie secondaire du cerveau.

Celte hernie secondaire ou conséculive, comme on l'appelle encore, semble ne pas reconnaître une cause unique : le plus souvenl elle relève de l'infection, comme l'ont admis Bouillaud, Mac Ewen, Horsley, Allen Slarr, F. Terrier, etc. L'infection produirait la hernie par divers mécanismes : en augmentant le volume des parties du cerveau enflammées et en exagérant la pression intracranienne ; en ramollissant la substance cérébrale enflammée et en la rendant plus diffluente ; en diminuant la résistance de la dui-e-mère, lorsque celle-ci est directement en contact avec le foyer infecté ; enfin dans certains cas on pourrait incriminer la présence d'un abcès occupant la portion herniée.

Mais Caboche admet, — et celte opinion a été émise également par Poirier, par Bergmann, — que dans certains cas l'infection ne saurait être invoquée : la hernie est alors la conséquence de l'excès de tension que provoque l'hydropisie ventriculaire ou la persistance d'une tumeur qui n'a pu èlre Irouvée, ou n'a pu être enlevée qu'imparfaitement; ou encore de l'élasticité du tissu cérébral qui tend à ■combler la cavité opératoire dont il dépasse les limites, de l'œdème cérébral par décompression qui rend plus volumineuse la substance cérébrale, du ramollissement plus ou moins étendu de la substance ■cérébrale autour d'une vaste tumeur (Caboche).

En somme, le seul fait d'une large brèche osseuse et durale n'est jamais la cause d'une hernie cérébrale, si des phénomènes mécaniques, comme l'augmentation de pression intracranienne, ou inflammatoires, comme la méningo-encéphalite, ne s'y joignent.

Au point de vue anatomique, la hernie consécutive est constituée, dans la grande majorité des cas, par du tissa cérébral, exceptionnellement par un fongus des méninges.

La hernie se présente sous la forme d'un champignon, de volume variable, pouvant atteindre quelquefois les dimensions du poing, augmentant pendant l'effort et de consistance molle; la tumeur est généralement indolente, animée de battements isochrones à la systole cardiaque et de mouvements d'expansion. Quant aux symptômes fonctionnels observés, ils sont vagues et variables avec la région du cerveau herniée ; on a noté des phénomènes de paralysie, des symptômes épileptiformes, etc. La hernie apparaît généralement du deuxième au quinzième jour et peut aboutir à des terminaisons variables, qui sont : la suppuration ; le sphacèle, partiel ou total, rare depuis qu'on applique les pansements aseptiques au traitement des plaies du crâne : les hémorragies survenant sur des hernies en voie de gangrène; enfin la guérison, qui est fréquente (Caboche l'a notée dans plus des

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<leux tiers des observations qu'il a réunies), el qui peut être complèteou incomplète, suivant que la hernie se r>.kluit en totalité dans le crâne ou qu elle dépasse le niveau du crâne. Le guérison peut être suivielie la production d'adhérences entre le cuir chevelu et le cerveau, susceptibles d'amener des complications ultérieures.

Le plus souvent la hernie guérit seule: il suffit de prendre desprécautions aseptiques et d'appliquer un pansement modérément compressit". L abial ion de la hernie, i'aite avec le bistouri ou lethermocautère, semble devoir être rejetée, sauf dans le cas où la hernie est sphacélée, car elle expose à une hémorragie abondante, à l'ouverture d'un prolongement ventriculaire établissant ainsi unecominunication entre les ventricules et le milieu extérieur infecté, à la suppression d une portion noble du cerveau, et qu'elle ne s'oppose pas aune récidive. Mais, dans certains cas, on peut être amené à ponclionnorla hernie pour en extraire une certaine quantité de liquide céphalo-rachidien ou à l'inciser pour évacuer les abcès qu'elle renferme.

Enfin consécutivement, après la guérison de la hernie, on peut ( tre amené à fermer la perte de substance crânienne.

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