RÉPARATION DES PERTES DE SUBSTANCE CRANIENNE
Nous verrons, dans les chapitres suivants, que le but de la trépanation est essentiellement variable suivant les cas en présence des(juels se trouve le chirurgien : tantôt celui-ci draine un abcès ou décomprime le cerveau par une trépanation palliative, en cas de tumeur crânienne inopérable par exemple; il n'est pas douteux qu'alors la brèche faite aux parois du crâne doit être maintenue ouverte; la résection crânienne est définilive. En France, la tendance actuelle est aux résections définitives ; dans la plupart des cas, c'est une des conditions essentielles du résultat thérapeutique. Tantôt, au contraire, le chirurgien peut sans inconvénient, une fois l'opération sur le cerveau terminée, fermer l'ouverture crânienne en réimplantant le lambeau osseux momentanément soulevé: la résection est temporaire. Il n'est pas sans inconvénient en elTet, bien qu'il ne faille rien exagérer à ce point de vue, de laisser le cerveau exposé à travers les parties molles peu épaisses aux injures extérieures,, et mieux vaut, quand on le peut, fermer la brèche osseuse; d'autre part, à moins qu'on ait affaire à un sujet jeune susceptible de régénérer l'os enlevé, chez les adultes le périoste et la dure-mère n'ont généralement pas un pouvoir ossificateur bien prononcé, et l'orifice est obturé par une membrane fibreuse.
Dans cerlains cas enfin, le chirurgien se trouvant eu présence de pei tes de substance anciennes résultant d'un traumatisme accidentel ou opératoire, peut être amené à pratiquer secondairement la ferme-
(1) Voy. le rapporL de Moiilstin sur la re.-tauralidn des brèches crâniennes, in BulL. de la. Soc. de chir., 1908, p. 221.