EXOSTOSES
dos Itimoiirs pfimilives des sinus du nez. Os tumeurs naisscuL aux dépens du périoste qui tapisse la cavité des sinus ou de débris cartilagineux de l'ethmoïde (Cushing). Elles sont formées d\me coque de tissu osseux, éburné, enveloppant un(î porlion centrale de tissu spongieux. En se développant, ces tumeurs remplissent la cavité des sinus où elles ont pris naissance, se moulent sur les parois (proUes refoulent excentriquement et qu'elles finissent par perforer en les usant. Alors la tumeur peut apparaître dans les cavités voisines : lés osléomes sphénoïdaux se développent vers le pharynx; les ostéomes ethmoïdaux et frontaux vers les fosses nasales et vers les cavités orbitaires, où on les a pris pour des exostoses de l'orbite. Au contact de ces tumeurs, la muqueuse peut s'enflammer : il en résulte une sinusite séro-muqueuse ou purulente. On a vu parfois l'ostéome se détacher à la suite du processus de suppui'ation et se comporter à l'intérieur du sinus comme un corps étranger (Gushing).
Dans un cas récemment publié par Heymann (Société de médecine b?rlirwise, 27 juin 1905), il existait en même temps plusieurs ostéomes du crâne et de la face. Tous étaient situés du côté droit. Le plus gros siégeait dans le sinus frontal, un autre occupait l'os malaire, un troisième le pariétal, un quatrième l'occipital, un cinquième le temporal, qui provoqua l'obturation presque totale du conduit auditif externe. Ces ostéomes multiples constituent d'extrêmes raretés. Ces ostéomes n'apparurent que vers la quatrième année après la naissance; leur étiologie reste obscure.
Ces tumeurs osseuses sont parfois d'un diagnostic difficile, et c'est seulement après ouverture du sinus qu'on peut les différencier d'un
SARCOME ou d'un EMl'VÈME.
La thérapeutique de ces tumeurs n'est pas sans offrir également des difficultés. Voici l'opinion de G. Laurens sur leur traitement : « Ils nécessitent des op('raiions atypiques, variant essentiellement suivant leur siège. Souvent, ils nécessitent de larges délabrements, en raison des prolongements qu'ils envoient. La règle opératoire consiste à les dénuder largement et à bien les exposer pour faciliter leur arrachement. Autant que possible, éviter les fractures irradiées de la base du crâne: souvent, malheureusement, les méninges sont mises à nu sur de vastes surfaces, et il y a issue du liquide céphalo-rachidien. Il faut toujours redouter, dans les opérations faites pour ostéomes, des accidents intracraniens consécutifs: méningite, abcès du cerveau, etc. Ces complications sont plus fréquentes dans les ostéomes du sphénoïde. )) !Mais, étant donné le caractère bénin de ces tumeurs et leur développement lent, il ne faudra se décider à leur ablation que dans lescasoù ils provoqueront des complications. Lepronostic des opérationspourostéome, grave il y a quelques années encore, s'estcertainement amélioré avec une technique plus précise des interventions.