‹ Maladies du crane et de l'encéphaleChapitre 62 sur 123 · I.— TUMEURS DE L'ENCÉPHALE ET DES MÉNINGES · texte numérisé non relu

I.— TUMEURS DE L'ENCÉPHALE ET DES MÉNINGES

.le réunis sous la dénomination de tumeurs intracraniennes des néoformations qui, tout en étant de natures très différentes au point de vue anatomique, les unes inflammatoires (tubercules, gommes), les autres parasitaires (kystes hydatiques,c3'sticerques), d'autres congénitales (kystes dermoïdes), d'autres enfin néoplasiques à proprement parler (sarcomes, endothéliomes), présentent, au point de vue clinique, quelle que soit leur origine aux dépens des méninges ou de la substance nerveuse elle-même, des symptômes communs rendant leur différenciation très difficile et relèvent de la même thérapeutique chirurgicale.

Voici généralement comment les choses se passent en clinique : un malade se présente à nous avec des troubles morbides qu'on attribue à Taugmentation de pression intracranienne ; on porte le diagnostic de tumeur cérébrale : on parvient même, dans un certain nombre de cas, à diagnostiquer le siège occupé par la néoplasie ; mais le plus souvent la nature du mal nous échappe, et c'est la trépanation seule qui nous renseigne.

.Te désignerai donc sous le mot fumeur, pris dans son sens le plus large, toutes les productions morbides surajoutées à l'encéphale, et je décrirai dans un même chapitre les tumeurs méningées et les tumeurs de Vencéphale, qui ont un développement intracranien, et dont l'étude ne saurait être dissociée, puisque leur symptoraalologie est la même.

HISTORIQUE. — Dans l'histoire chirurgicale des tumeurs intracraniennes, ce sont les tumeurs développées aux dépens des méninges et de la boîte osseuse qui furent les premières l'objet de tentatives chirurgicales.

Grosmann en 1695, Volprecht en 1755, pratiquaient la trépanation pour des tumeurs des méninges, mais n'osaient pas extirper le néoplasme; au siècle dernier, Dupuytren pratiqua la première extirpation de tumeur méningée et fut suivi dans cette voie par Bérard, Pecchioli, Mac Ewen, Langenbuch, Kuester, Czerny, Pauly, etc. A partir de cette époque, les observations se multiplient, suivies pour la plupart de bons résultats. Ces résultats heureux, joints aux progrès de l'asepsie et à une connaissance plus approfondie des localisations cérébrales, devaient conduire les chirurgiens à s'attaquer dans leurs opérations, aux affections siégeant dans la substance nerveuse et en particulier aux tumeurs de l'encéphale. Bennett et Richmann (iodlee

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