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III. — MÉNINGITE TUBERCULEUSE

La méningite tuberculeuse appartient à la pathologie médicale, et je renvoie pour tout ce qui concerne son étude anatomique et clinique aux articles qui lui sont consacrés dans les traités de médecine.

Je me contenterai de rappeler ici sommairement les tentatives de thérapeutique chirurgicale dont la méningite tuberculeuse, assimilée à tort à la péritonite tuberculeuse, que la laparotomie guérit dans certains cas, a été l'objet, il y a quelques années, et qui n'ont pas donné de résultats appréciables.

Deux méthodes d'action ont été préconisées : une méthode d'action directe, qui se propose de porter au contact des tubercules des substances susceptibles de modifier leur vitalité (traitement curatif) ; une méthode décompressive, qui a pour but de i-emédier à certains symptômesde la méningite, lesquels sont sous la dépendance de la compression par hydrocéphalie, en évacuant le liquide céphalorachidien en excès {traitement palliatif); on sait, en effet, que cet excès de liquide céphalo-rachidien est à peu près constant dans la méningite tuberculeuse.

La méthode d'action directe comprend les procédés suivants :

La ponction lombaire suivie de l'injection de substances modificatrices (émulsion iodoformée, air stérilisé, etc.).

Le lavage des méninges préconisé par Lannelongue, qui pratique quatre orifices de trépanation à la paroi crânienne et irrigue avec une solution de sublimé à 1 p. 1 000;

L'ouverture bilatérale du lac sylvien, conseillée par Chipault, qui propose, après craniectomie et ouverture de la dure-mère, de glisser sous la base de l'encéphale soulevé une nappe de gaze iodoformée qui est laissée au contact des granulations tubei'culeuses et sort par un des angles du lambeau cutané ; la gaze est renouvelée dans les pansements suivants.

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