CARIE ET SÉQUESTRES
Topéralion ; or il est un point sur lequel tous sont d'accord, c'est la nécessité de faire les pansements très métliodi()ues et de surveiller attentivement la cicatrisation de la plaie; mais les avis sont partagés sur les méthodes de pansement à appliquer. Ces méthodes sont au nombre de deux : l'une poursuit le comblement de la cavité opératoire par des bourgeons charnus et du tissu fibreux; le tamponnement de la cavité opératoire est alors rapidement abandonné ; dans l'autre, ou lutte continuellement contre l'exubérance des bourgeons charnus par un tamponnement méthodique non serré et par des cautérisations; on cherche à épidermiser toute la brèche osseuse et à la cicatriser à plat. Cette manière de l'aire lente était classique jusqu'à nos jours; on tend à lui substituer actuellement la première méthode, surtout lorsque la cavité mastoïdienne a été bien curcttée, qu'il ne reste pas de points osseux ou fongueux suspects ; celte méthode a pour avantage la rapidité de la guérison.
Résultats opératoires. — L'évideraent pétro-nuistoïdien est une opération certainement plus grave que la simple trépanation mastoïdienne: mais les résultats qu'il peut fournir sont des plus encourageants.
La guérison est plus ou moins rapide; elle peut être obtenue dans un délai de cinq à six semaines par la méthode des pansements sans tamponnement, et lorsqu'on a recours au pansement classique en un espace de trois mois en moyenne ; mais parfois elle se fait attendre jusqu'à douze et quinze mois. Il faut, pour qu'il y ait réellement guérison, que la cavité soit épidermisée dans sa to'.alité. Généralement l'ouïe n'a pas subi de modification ; quelquefois elle est améliorée, rarement diminuée. Au point de vue esthétique, la cicatrice peut être linéaire si la plaie mastoïdienne s'est réunie par première intention; mais parfois il persiste en arrière de la mastoïde une dépression en forme d'entonnoir, assez accentuée et disgracieuse, qu'on peut être amené à fermer par une autoplastie secondaire.
Rarement on observe des récidives, qui sont dues : soit à la repullulation d'un cholestéatome, soit à un foyer d'ostéite non guéri, soit à la réinfection de la cavité par la trompe ; on peut être conduit à refaire en pareil cas une opération partielle.
II. — LÉSIOi\S DES PAROIS OSSEUSES DES CAVITÉS DE LOREILLE MOYENNE.