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III. — COMPLICATIONS INTRACRANIEIVIVES DES OTITES

Sous ce titre, je décrirai : la méningite séreuse, la méningite purulente, les abcès du cerveau et du cervelet, la phlébite des sinus crâniens.

Ces complications, qui sont les phis graves qu'on puisse observer au cours des otites, se rencontrent surtout dans l'otorrhée chronique et plus rarement dans les otites aiguës suppurées, consécutivement à la rétention du pus dans la caisse et parfois aussi à la suite de trauniatismes.

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En ce qui concerne les voies de propagalion de rinfeclion clique aux parties voisines, tantôt rinfeclion partie de la caisse s'est propagée à l'os sous-jacent, provoquant de la carie osseuse, puis de proche en proche à la face externe de la dure-mère, où elle détermine la formation d'un abcès extradural renfermant du pus el des fongosilés, enfin à la dure-mère elle-même et à sa face interne, créant un foyer de pachyméningite interne, d'où rinflammalion peut gagner la substance nerveuse, les méninges, les sinus voisins; tantôt l'inflammation se propage, sans que la paroi osseuse soit atteinte, par l'intermédiaire des communications vasculaires qui existent enlre la circulation de l'oreille et celle des méninges, ou directement à travers les déhiscences que présente le toit de la caisse et au niveau desquelles la muqueuse de la caisse et la dure-mère sont en contact immédiat, ou encore par l'intermédiaire des canaux dont le rocher est creusé ; en efl'et, la phlegmasie de la caisse peut atteindi'e le labyrinthe après ulcération des fenêtres ronde ou ovale, ou à la suite d'une nécrose de la paroi labyrinthique, el du labyrinthe gagner, à travers la lame criblée, le prolongement arachnoïdien qui accompagne le nerf auditif dans le conduit audilif intei-ne (Jansen) ; de même l'inflammation de la caisse peut, à travers la paroi du canal de Fallope, se propager au nerf facial et, sous forme de périnévrite, gagner le trou auditif interne, où elle est transmise au prolongement méningé.

D'une façon générale, et sans entrer en ce moment dans de plus amples détails, il faut savoir que le diagnostic des diverses complications intracraniennes des otites est parfois extrêmement délicat : d'abord parce que, au cours d'une otite chronique, certaines affections à forme cérébrale peuvent se produire, qui n'ont aucun rapport avec l'otite, et qu'il faut savoir distinguer des complications intracraniennes : ensuite parce que ces complications sont parfois très difficiles à différencier entre elles et à différencier avec la mastoïdite simple. Aussi verrons-nous bientôt qu'il est un principe dont il ne faut jamais se départir dans le traitement des complications des otites : il consiste à commencer toujours l'acle opératoire par la ti"épanation de la mastoïde, l'ouverture de l'antre, le nettoyage et le drainage de la caisse, quitte à attendre pendant quelques jours le résultat de cette première intervention dans les casdouteux, et à agir plus profondément dans une intervention secondaire, si les circonstances l'exigent.

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